Traitment des Minorités Sexuelles

 

CARTE

Source : Mexico: A Country Guide 1992, p. xvi.

GLOSSAIRE

ADODEMIS          Asociación Colectiva por los Derechos de las Minorías Sexuales (Association collective pour les droits des minorités sexuelles)c

AMAC   Acción Humana por la Comunidad (Action humaine pour la communauté). Étant donné qu'il est très répandu, le sigle « AMAC » qui provient de l'ancien nom de l'organisation — « Amigos Acompañante » (amis acompagnateurs) — a été conservé.

CCCOH  Comisión Ciudadana contra Crímenes de Odio por Homofobia (Commission des citoyens contre les crimes de haine homophobes)

CDHDF  Comisión de Derechos Humanos del Distrito Federal (Commission des droits de la personne du District fédéral)

CECASH                Centro de Capacitación y Apoyo Sexológico Humanista (Centre d'appui et de formation sexologique humaniste)

DF           Distrito Federal (District fédéral). Mexico

PAN       Partido Acción Nacional (Parti de l'action nationale). Parti d'opposition mexicain

PRD        Partido de la Revolución Democrática (Parti de la révolution démocratique). Parti d'opposition mexicain

PRI          Partido Revolucionario Institucional (Parti révolutionnaire institutionnel). Au pouvoir depuis de nombreuses années au Mexique

1.   INTRODUCTION

Le présent exposé traite des attitudes de la société de même que des questions juridiques, politiques, judiciaires et administratives qui pourraient avoir une incidence sur la situation des droits de la personne des minorités sexuelles au Mexique. Dans le présent document, le terme « minorités sexuelles » désigne les femmes et les hommes bisexuels et homosexuels de même que les hommes travestis et transsexuels. Les termes « gay » et « homosexuel » s'appliquent aux hommes, à moins que le texte précise autrement. Très peu d'information a pu être trouvée sur les lesbiennes dans les sources consultées. La période que couvre le présent exposé va de 1997 à février 1999.

2.          ATTITUDES DE LA SOCIÉTÉ À L'ÉGARD DES MINORITÉS SEXUELLES

La société mexicaine confère une valeur considérable au « machisme » (machismo) (Carrier 1995, 3, 4; Letra S 7 mai 1998), qui se traduit notamment par un mépris pour les hommes arborant des attributs propres aux femmes, en particulier les travestis (ibid.; Hurtado 3 févr. 1999). Dans une large mesure, la société mexicaine établit un lien étroit entre l'homosexualité masculine et la féminité; le terme « homosexuel » est utilisé pour désigner les hommes efféminés (ibid.; Carrier 1995, 17; Letra S 7 mai 1998). Ainsi, l'homophobie n'est pas uniquement la crainte d'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes, c'est aussi, pour un homme, avoir peur de donner l'impression d'être le moindrement faible ou féminin (ibid.).

De façon paradoxale, le simple fait, pour un homme, d'avoir des relations sexuelles avec d'autres hommes n'est pas considéré par la tradition mexicaine comme une preuve absolue de son homosexualité (Carrier 1995, 16, 17; Hurtado 3 févr. 1998). Les hommes qui jouent le rôle actif dans les relations sexuelles anales ne sont souvent pas considérés comme des homosexuels; on les appelle des mayates (Letra S 7 août 1997; Buffington 1997, 120) ou des chingones (ibid., 126). Les mayates ont généralement des relations sexuelles avec des hommes et des femmes; souvent, ils sont mariés et ils ne se considèrent pas comme « gays » (Out déc./janv. 1998, 52; Letra S 7 août 1997). En revanche, les hommes qui sont passifs au cours des relations sexuelles anales sont qualifiés d'« effeminés » (afeminados), de « tapettes » (jotos ou chotos) ou de chingadas; il est probable qu'on leur accole l'étiquette d'homosexuels (ibid.; Buffington 1997, 124-126). Selon Ian Lumsden, auteur du livre intitulé Homosexuality, Society and the State in Mexico, au Mexique, le verbe chingar signifie « violer » ou « abuser de » (1991, 19), le substantif chingón désigne l'instigateur de cette action, et le mot chingada, la personne qui la subit (Buffington 1997, 126). On parle aussi, au lieu de chingón et de chingada, d'activo et de pasivo, selon que la personne joue le rôle passif ou actif dans les relations sexuelles anales (Lumsden 1991, 22).

L'anthropologue Marta Lamas, reprend dans un article les propos de Carlos Monsiváis, observateur de la société mexicaine, selon lequel l'utilisation du terme « gay » a eu un effet libérateur sur les minorités sexuelles au Mexique, en particulier à Mexico : l'adoption d'une identité « gay » et l'introduction du mot « gay » dans le parler populaire ont fait en sorte que les minorités sexuelles sont maintenant perçues comme faisant partie d'un mouvement international et d'un mode de vie considéré comme [traduction] « extravagant mais "moderne" » (Letra S 7 janv. 1999). En conséquence, les préjugés à l'égard des homosexuels ont diminué, selon Monsiváis (ibid.). Dans un article publié en 1997 dans La Jornada, Monsiváis a affirmé que les minorités sexuelles jouissaient depuis quelques années d'une plus grande liberté, mais qu'on assistait également à une offensive homophobe; il ajouté que si la majorité des Mexicains rejetaient encore publiquement l'homosexualité, une minorité de plus en plus grande de la population l'acceptait avec sérénité (La Jornada 12 mars 1997).

Selon Patria Jiménez, lesbienne qui est députée à l'assemblée législative fédérale mexicaine, les progrès accomplis dans le milieu de travail sont décevants. La députée a précisé que si les conditions des minorités sexuelles se sont améliorées au cours des dernières années, les membres des minorités sexuelles sentent toujours qu'il est mieux de ne pas révéler leur orientation sexuelle au travail (22 mars 1999) (voir également la section 7).

L'attitude que les Mexicains ont à l'égard de l'homosexualité varie d'une région à l'autre du pays. Par exemple, à Juchitán dans l'Oaxaca, la population a tendance à faire preuve d'une plus grande tolérance à l'égard des homosexuels masculins à qui elle donne l'attribut de muxes (Out déc./janv. 1998, 54; NYT 14 mars 1997; The Los Angeles Times 31 mars 1995). On les perçoit comme étant un bâton de vieillesse pour les parents puisque normalement, ils ne se marient pas et ils restent à la maison (Out déc./janv. 1998, 54). Les habitants de Juchitán sont en majorité des Indiens de la nation Zapotec qui, en matière de sexualité, est moins rigide et moins encline à porter des jugements que les autres cultures mexicaines; voilà ce qui expliquerait en partie, selon le maire de la ville, l'acceptation de l'homosexualité (ibid., 54; The Los Angeles Times 31 mars 1995). Chaque année se déroule dans la ville un festival muxe (Out déc./janv. 1998, 54) dont fait mention la Réponse à la demande d'information MEX29036.E du 27 mars 1998 sous le nom de Vigile des véritables chercheurs de danger intrépides (Vela de la Auténticas Intrépidas Buscadoras de Peligro). L'ouverture relative des habitants de l'État de l'Oaxaca à l'égard de l'homosexualité est également traitée dans la Réponse à la demande d'information MEX22635.E du 8 février 1996, consultable aux centres de documentation régionaux ou sur le site Web de la CISR à l'adresse ( www.cisr.gc.ca ).

Des sources d'information ont également souligné que la situation des minorités sexuelles est mieux dans du District Fédéral (DF) que dans les autres régions du pays, et ce notamment parce que le gouvernement du DF se montre plus sensible aux besoins des minorités sexuelles et que l'orientation sexuelle peut passer inaperçue dans le DF (Covarrubias 16 févr. 1999; Jiménez 22 mars 1999).

2.1 La politique, l'Église et le conservatisme social

En 1992, le gouvernement fédéral mexicain a modifié l'article 130 de la Constitution, soi-disant pour accroître la liberté de religion au Mexique (Letra S 7 janv. 1999). Ces modifications ont eu comme conséquence immédiate d'accorder la protection de la constitution à la présence publique de l'Église catholique au Mexique. Avant l'adoption de ces modifications consitutionnelles, l'article 130 disposait que la législation mexicaine ne reconnaissait aucune [traduction] « personnalité aux groupes religieux appelés Églises ». De plus, les membres du clergé n'étaient pas autorisés à voter ou à critiquer [traduction] « les lois fondamentales du pays ou les autorités gouvernementales »; il était également interdit aux périodiques religieux de formuler des commentaires sur des questions politiques (Blaustein avr. 1998, 110-111). Une fois la modification adoptée, l'Église catholique est devenue une plus grande force politique au Mexique (Letra S 7 janv. 1999). Elle s'est de plus alliée à d'autres organisations religieuses (Opus Dei, Legionarios de Cristo et Caballeros de Colón) ainsi qu'à d'autres groupes (l'Union nationale des père de familles [Unión Nacional de Padres de Familia — UNPF] et le Comité national pro-vie [Comité Nacional Pro-Vida]) afin de faire la promotion de son programme social qui s'opposait notamment à l'avortement, à l'utilisation de condoms et à l'adoption d'enfants par des homosexuels et des lesbiennes (Letra S 7 janv. 1999). En janvier 1999, le quotidien mexicain La Jornada rapportait que le président de l'organisation Pro-Vida (Pro-vie), Jorge Serrano Limón, avait accusé le secrétariat de l'Éducation publique du Mexique d'encourager la société à être ouverte à l'homosexualité en remplaçant, dans les manuels scolaires, le mot « sexe » par « genre » et « famille » par « familles », changement qui, selon Serrano, impliquaient une acceptation de différents types de famille, y compris les familles dont les parents sont homosexuels. Serrano a également exprimé son désaccord à l'égard de la campagne de stérilisation et de distribution de moyens contraceptifs (entre autres les condoms). Il a également accusé les personnes responsables de deux secrétariats — Juan Ramón de la Fuente (Éducation) et Miguel Limón Rojas (Santé) — de faire la promotion d'activités sexuelles non procréatrices et de l'homosexualité comme d'un mode de vie souhaitable (La Jornada 4 janv. 1999).

En mai 1998, l'archevêché de Mexico, par l'entremise de sa publication hebdomadaire Nuevo Criterio tirée à 10 000 exemplaires (Nuevo Criterio 9 mars 1999), s'en est pris aux participants à un forum sur la diversité sexuelle qui s'était déroulé à l'assemblée législative du District fédéral (DF) plus tôt dans le mois. La publication a accusé les organisateurs du forum d'encourager une sexualité déviante et le mariage entre personnes de même sexe. Elle a par ailleurs ajouté que les personnes qui corrompaient la société devraient être [traduction] « détenues » (Letra S 4 juin 1998b). Dans son éditorial, la publication a accusé des membres du Parti de la révolution démocratique (Partido de la Revolución Democrática — PRD) siégeant à l'assemblée législative du DF d'empêcher les personnes ayant des points de vue opposés de participer au forum (Nuevo Criterio mai 1998, 1). En qualifiant l'homosexualité de désordre moral, la publication a ajouté que les lois ne devraient pas être élaborées sous la gouverne de [traduction] « minorités [...] dont le comportement s'écarte de l'ordre naturel des choses » (ibid.).

3.      QUESTIONS D'ORDRE JURIDIQUE

Le « GLBT Human Rights Annual Report 97-98 » de l'International Lesbian and Gay Association's (ILGA) classe le Mexique parmi les pays où il n'est mention dans aucune loi ni de l'homosexualité masculine, ni de l'homosexualité féminine (ILGA Bulletin 1998, 11). Toutefois, selon Patria Jiménez, jusqu'au 12 décembre 1998, on trouvait encore dans la législation quelques vestiges de discrimination à l'égard des homosexuels au Mexique, plus particulièrement un article du Code pénal du DF, qui est une loi fédérale en raison du statut spécial du DF (Gay Law News janv. 1999). Le 12 décembre 1998, la majorité écrasante des députés de la Chambre basse de l'assemblée législative fédérale du Mexique (437 voix en faveur, 0 contre et deux abstentions) ont voté une modification de l'article 201 du Code pénal du DF, article selon lequel l'acte d'inciter un mineur à l'homosexualité entrait dans la catégorie des crimes de corruption d'un mineur. Les personnes reconnues coupables étaient passibles d'une peine de prison allant de trois à huit ans et devaient verser une amende variant entre 50 et 200 jours de salaire (Mexique 11 déc. 1998; Gay Law News janv. 1999). En outre, la loi précisait que si les actes de corruption avaient transmis au mineur une habitude corrompue comme [traduction] « les pratiques homosexuelles », les peines étaient plus sévères : de cinq à dix années de prison et une amende variant entre 100 et 400 jours de salaire (Mexique 11 déc. 1998). Conformément aux modifications apportées, les références à l'homosexualité ont été remplacées par des références à des [traduction] « pratiques sexuelles » qui englobaient à la fois les relations hétérosexuelles et homosexuelles (ibid.; ibid. 12 déc. 1998; Gay Law News janv. 1999; Careaga Pérez 20 janv. 1999).

À l'extérieur du DF, la loi pénale est de la compétence des assemblées législatives des États qui, au Mexique, possèdent chacun leur propre Code pénal. Plusieurs États mexicains font mention de l'homosexualité dans leur législation sur la corruption des mineurs d'une manière qui rappelle l'ancienne version de l'article 210 du Code pénal du DF (Info-Jus: Información Legislativa de México). Un examen de la législation des États, entrepris avec l'aide d'un moteur de recherche mis à la disposition des utilisateurs de l'Internet par l'Institut de recherche juridique de l'Université nationale autonome du Mexique, a permis de déterminer que l'homosexualité est mentionnée dans les lois sur la corruption des mineurs dans le code pénal des 15 États mexicains suivants (le Mexique compte 31 États) : Aguascalientes, Baja California, Baja California Sur, Campeche, Chiapas, Chihuahua, Coahuila, Durango, Jalisco, México, Puebla, San Luis Potosí, Sinaloa, Sonora et Tamaulipas (ibid.). La corruption des mineurs dans ces États entraîne des peines d'emprisonnement variant entre trois mois et neuf ans, et des amendes qui peuvent aller jusqu'à 700 jours de salaire. De ces 15 États, trois seulement — Puebla, Sinaloa et Sonora — incluent l'homosexualité dans la définition légale des actes constituant la corruption d'un mineur. Toutefois, dans les 15 États, les peines sont plus lourdes lorsque des habitudes corrompues, dont des [traduction] « pratiques homosexuelles », ont été transmises au mineur à la suite d'actes de corruption (ibid.).

Outre les lois sur la corruption des mineurs, il y a dans trois États d'autres lois qui font mention de l'homosexualité avec des conséquences diverses. Ainsi, dans l'État de Campeche, les homosexuels sont détenus avec les personnes qui souffrent de maladies physiques ou psychiques et les récidivistes (multireincidentes) à l'Hôpital judiciaire, institution carcérale à sécurité maximum. Dans l'État de Coahuila, les homosexuels font partie des catégories de personnes à qui il est interdit de rendre visite aux détenus au Centre de réadaptation social de l'État. Dans l'État de Jalisca, les détenus homosexuels purgent leur peine à l'Hôpital judiciaire si possible; faute de quoi on les garde dans la section à sécurité maximum de l'institution carcérale où ils sont emprisonnés. La législation de l'État de Jalisco dispose également que les autorités doivent prendre des mesures pour empêcher la formation de couples homosexuels dans le Centre d'observation des mineurs de l'État (ibid.).

En ce qui a trait aux dispositions discriminatoires à l'égard de l'homosexualité dans les codes pénaux des États, Patria Jiménez s'attend à ce que plusieurs États suivent l'exemple du parlement fédéral en supprimant ces dispositions de leur législation sur la corruption des mineurs (22 mars 1999).

En mai 1998, il a été décidé à un forum sur la diversité sexuelle tenu à Mexico d'inclure dans les statuts du gouvernement du DF une disposition visant à garantir le droit d'être différent et de ne pas subir de discrimination en raison de la race, de l'appartenance ethnique, du sexe, de l'orientation sexuelle, de l'âge, de la religion, de l'idéologie, de la condition sociale ou économique ou de l'appartenance à toute autre catégorie (Letra S 4 juin 1998a; Careaga Pérez 20 janv. 1999). Aucune loi n'a encore été adoptée à cet égard; aucun député fédéral ou de l'assemblée législative du DF n'a parrainé de projet de loi en vue de l'adoption de ces modifications (ibid.).

Le forum sur la diversité sexuelle a eu lieu du 12 au 14 mai à l'assemblée législative du DF (Letra S 7 mai 1998). Il a été convoqué par David Sánchez Camacho, député à l'assemblée législative du DF et secrétaire de la Commission sur les groupes vulnérables (Comisión de Atención a Grupos Vulnerables) de l'assemblée législative (Letra S 4 juin 1998a). Au forum, le responsable de la Commission des droits de la personne du District fédéral (Comisión de Derechos Humanos del Distrito Federal — CDHDF), Luis de la Barreda Solórzano, a affirmé que la législation mexicaine protégeait déjà de manière satisfaisante les droits de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle et, de ce fait, il n'était pas nécessaire d'adopter de nouvelles lois (El Nacional 15 mai 1998; El Universal 15 mai 1998).

Patria Jiménez, en désaccord avec Barreda Solórzano concernant le statu quo juridique, a présenté des projets visant à modifier certaines lois : en premier lieu, un article du code civil du DF qui confère aux tribunaux des pouvoirs considérables leur permettant de refuser les droits parentaux à un parent en raison de son orientation sexuelle (voir la section 8) et, en deuxième lieu, la constitution mexicaine afin de garantir des droits aux minorités sexuelles (El Universal 15 mai 1998; Out déc./janv. 1998, 50; Gay Place News août 1998c).

Le 17 juillet 1998, la CDHDF, de concert avec le groupe gay Arc-en-ciel (Arcoiris) et Patria Jiménez, a rendu publique une brochure qui informe les minorités sexuelles de leurs droits et explique la politique du gouvernement visant à interdire la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle (La Jornada 18 juill. 1998; Gay Place News août 1998b; CDHDF s.d.). En guise d'introduction, la brochure affirme catégoriquement que d'être homosexuel, lesbienne, bisexuel, transsexuel ou transgenderiste n'est pas illégal. Ensuite, le document énumère 19 droits qui ne peuvent être violés en raison de l'orientation sexuelle, dont les droits à l'intégrité physique, à l'éducation, à la santé et à la liberté d'expression et d'association, et les droits de ne pas être obligé de révéler son orientation sexuelle, de ne pas être soumis involontairement à des expériences ou à des traitements visant à modifier son orientation sexuelle et de ne pas être privé de ses droits parentaux. On retrouve également dans la brochure de l'information sur la façon de communiquer avec sept ministères à qui des membres de minorités sexuelles peuvent s'adresser dans le cas de discrimination liée à des questions criminelles ou civiles, au milieu de travail, au logement, à la consommation et à la sécurité publique :

1. Pour déposer une plainte ayant trait à un crime, le Ministère public (Ministerio Público);

2. pour de l'aide ayant traint à des questions civiles et familiales (materia civil y familiar), l' Ombudsman d'office de la cour supérieure du District fédéral (la Defensoría de Oficio del Tribunal Superior de Justicia del Distrito Federal)

3. pour des difficultés concernant la location d'un logement, l'Ombudsman d'office de la cour supérieure du District fédéral (la Defensoría de Oficio del Tribunal Superior de Justicia del Distrito Federal)

4. pour de l'aide concernant des problèmes dans le milieu de travail, l'Ombudsman d'office du bureau du procureur général de la défense du travail du District fédéral (Defensoría de Oficio de la Procuraduría General de la Defensa del Trabajo del Distrito Federal). Les fonctionnaires peuvent communiquer avec le bureau du Procureur fédéral de la défense du travail (Procuraduría Federal de la Defensa del Trabajo);

5. pour de l'aide concernant des problèmes reliés à des questions de consommation, le bureau du Procureur fédéral du consommateur (Procuraduría Federal del Consumidor) le plus près;

6. pour de l'aide concernant la sécurité public, la Commission de la sécurité publique de l'Assemblée des représentants du District fédéral (Comisión de Seguridad Pública de la Asamblea de Representantes del Distrito Federal) ou le Bureau du contrôle interne du Secrétariat public du District fédéral (Contraloría Interna de la Secretaría de Seguridadl);

7. pour de l'aide concernant les services publics offerts par le DF, et les conflits et problèmes reliés aux condominiums ou au logements publics (Procuraduría Social del DF, 1998), le bureau du Procureur des affaires sociales du District fédéral (Procuraduría Social del Distrito Federal)

De plus, la brochure fait mention des quatre organisations non gouvernementales (ONG) suivantes, qui viennent en aide aux membres des minorités sexuelles : Centro de Derechos Humanos Fray Francisco de Vitoria, El Closet de Sor Juana, Acción Humana por la Comunidad, Amnesty International, Group 44. La brochure, consultable à l'adresse Internet La Jornada 18 juill. 1998; CDHDF 4 févr. 1999). Voir l'annexe 1 pour de l'information sur les ministères et les organismes gouvernementaux dont il est question dans la brochure.

4.                MAUVAIS TRAITEMENTS ET VIOLENCES CONTRE LES MINORITÉS SEXUELLES

4.1              Mauvais traitements de la part de la population

Les mauvais traitements dont sont victimes les gays dans la rue constituent un problème majeur pour ces derniers au Mexique (Hernández 15 déc. 1998; Velasco 12 févr. 1999; Covarrubias 16 févr. 1999). Selon Juan Jacobo Hernández de l'organisation des droits des gays du Colectivo Sol (Collectif soleil), une des difficultés qui attend les gays lorsqu'ils sont victimes de mauvais traitements, c'est que nombre d'incidents de harcèlement, y compris les voies de fait, sont classés juridiquement comme étant des infractions aux règlements municipaux (faltas administrativas) (15 déc. 1998). Ce genre d'infraction entraîne des amendes ou un séjour très court en prison. Si une personne est passée au tabac, par exemple, l'incident ne sera pas nécessairement considéré comme un délit (delito) par la loi (ibid.). Le 21 janvier 1999, on rapportait que le maire du DF, Cuauhtémoc Cárdenas, envisageait de rendre criminelles certaines infractions aux règlements municipaux, dont l'acte de frapper une personne (golpear a las personas) (El Universal 21 janv. 1999). Selon Hernández, les homosexuels font plus l'objet de violence à l'extérieur de Mexico; à Mexico, la violence homophobe survient davantage dans des secteurs où l'on ne rencontre pas beaucoup de gays (15 déc. 1998). Hernández a ajouté que, psychologiquement et au niveau de la bureaucratie, il est en général très difficile au Mexique pour les victimes d'actes de violence à caractère homophobe de porter plainte et d'aller en justice, d'autant plus qu'il n'existe pas de catégorie précise appelée « crimes homophobes » dans la législation mexicaine (15 déc. 1998).

Patria Jiménez a affirmé que les violences dont sont victimes à la maison les jeunes membres d'une minorité sexuelle constituent un problème important; ces violences proviennent principalement des pères de ces jeunes (22 mars 1999). La députée a de plus précisé que l'on connaît des cas où les parents ont envoyé leur enfant, membre d'une minorité sexuelle, consulter un psychiatre dans le but d'essayer de changer son orientation sexuelle, et que certains parents ont renvoyé de tels enfants du foyer familial (ibid.).

On a rapporté en août 1998, qu'à la suite de pressions exercées par des organisations gays locales, la police de Tijuana, ville de la Baja California (État situé dans le nord du pays), avait recommencé à patrouiller la Plaza Santa Cecila, voie piétonne où les gays étaient victimes d'agression depuis que les policiers avaient arrêté leurs patrouilles en avril 1998 (Gay Place News août 1998a). Il y a trois bars gays à la Plaza Santa Cecilia. Des représentants d'une publication gay locale, Frontera Gay, ont affirmé que les agressions ont cessé depuis que les policiers patrouillent à nouveau la voie piétonne (ibid.).

4.1.1              Rapports de la CCCOH

La violence contre les homosexuels irait bien plus loin que le harcèlement, les passages à tabac et les agressions. La Commission des citoyens contre les crimes à caractère homophobe (Comisión Ciudadana contra Crímenes de Odio por Homofobia — CCCOH), ONG créée dans le DF le 6 mai 1998 pour surveiller les assassinats de gays et lesbiennes (CCCOH 6 mai 1998, s.p.), a publié deux rapports dans lesquels elle soutient que, de février 1995 à septembre 1998 inclusivement, 149 personnes, dont cinq femmes, ont été tuées au Mexique, victimes de l'homophobie (CCCOH s.d.a; ibid. s.d.b). La directrice de la CCCOH, Alicia Valle, est la mère du militant dans le domaine du sida Francisco Estrada Valle, tué en 1992 (ibid. 6 mai 1998, s.p.).

Parmi les 124 assassinats signalés pendant la période allant de février 1995 à avril 1998, 65 ont eu lieu dans le DF, 24 dans l'État de México et 12 dans l'État de Veracruz (CCCOH s.d.b, 1). Un nombre moins important d'assassinats ont été rapportés dans les États suivants : Baja California, Chiapas, Hidalgo, Michoacán, Morelos, Puebla, and Sinaloa. On ne précise pas le lieu de neuf autres assassinats signalés pendant la même période (ibid.). Le journal mexicain Reforma a rapporté en 1996 qu'au Mexique, le taux de criminalité était le plus élevé dans le DF et l'État de México, suivis des États de Jalisco et de Veracruz (Reforma 8 mars 1996).

Le criminologue mexicain Rafael Ruiz Harrell a déclaré que les rapports de la CCCOH sont entachés de deux défauts importants. Ainsi, dans nombre de cas, les lecteurs doivent croire sur la seule foi de la CCCOH que les victimes sont des personnes homosexuelles. En outre, les descriptions de la plupart des incidents dont il est question dans les rapports s'étayent sur un seul article de journal, ces incidents n'ayant fait l'objet d'aucun article de suivi (5 févr. 1999). Ruiz Harrell a également affirmé, selon les statistiques fournies par la CCCOH, que les rapports de l'organisation ne laissent pas entendre que le taux d'homicide soit plus élevé pour les homosexuels que pour la population en général (5 févr. 1999). Ainsi, il y a eu 3 257 homicides volontaires dans le DF de 1995 à 1997 (ibid.). Les 57 assassinats qui auraient revêtu un caractère homophobe, selon la CCCOH, constitue 1,75 p. 100 du total. Il y a eu 1 204, 1 076, 977 et 947 homicides volontaires enregistrés dans le DF en 1995, en 1996, en 1997 et en 1998 respectivement (ibid.). La Direction des recherches n'a pu trouver parmi les sources consultées des statistiques sur les homicides volontaires pour l'ensemble du Mexique.

Ruiz Harrell a affirmé que les procureurs mexicains ont tendance à ne pas accorder la même priorité aux causes d'homicide s'ils croient que les victimes sont des homosexuels (5 févr. 1999). Selon Ruiz Harrell, il est probable que les juges imposent des peines plus sévères s'ils croient que les personnes reconnues coupables sont homoxesuelles, en raison d'un préjugé général contre les homosexuels au sein du système judiciaire (ibid.). Ruiz Harrell fait par ailleurs remarquer que cela est comparable aux préjugés qui existent au sein du système judiciaire mexicain à l'égard des femmes : les femmes reçoivent des peines plus sévères que les hommes lorsqu'elles ont perpétré les mêmes crimes qu'eux (ibid.).

4.2 Mauvais traitements de la part des policiers

Les policiers du DF auraient sexuellement abusé des homosexuels, en particulier en les forçant à avoir des relations sexuelles orales (Hernández 15 déc. 1998; Lamas 18 janv. 1999; Lagunes 9 févr. 1999). Les travestis sont particulièrement vulnérables à de telles agressions; on leur extorque également une partie de leurs revenus s'ils se prostituent. L'anthropologue mexicaine Marta Lamas a affirmé que les policiers demandent habituellement aux travailleurs et aux travailleuses du sexe des faveurs sexuelles et de l'argent; ils ont tendance toutefois à être plus violents envers les travestis et à les agresser sexuellement plus souvent (Lamas 18 janv. 1999). Juan Jacobo Hernández du Collectif soleil a fait remarquer, à titre d'exemple, que le vendredi ou le samedi soir, à Mexico, dans un quartier où travaillent de 12 à 15 travestis prostitués, il n'est pas rare que les policiers accostent deux ou trois d'entre eux pour exiger des faveurs sexuelles ou pour les voler (15 déc. 1998). Francisco Lagunes, directeur général de l'organisation de défense des droits de la personne AMAC, a affirmé avoir traité, depuis 1993, environ 12 plaintes d'agression sexuelle déposées par des hommes homosexuels contre des policiers (9 févr. 1999). Il ne pouvait dire si les agents impliqués avaient été punis (ibid.). Lagunes a ajouté que les homosexuels en général refusent de porter plainte contre des agents de police, surtout s'il s'agit de la police judiciaire, qui est une unité d'enquête dont les membres ne portent pas d'uniforme (ibid.). Selon Lamas, la police judiciaire a la réputation d'être plus dure à l'égard des travailleurs du sexe que les autres policiers (18 janv. 1999). Hernández a affirmé qu'il fallait beaucoup de courage à un homosexuel pour porter plainte contre un policier, le processus étant très lent et intimidant; il est probable de plus que sa famille reçoive des menaces (Hernández 15 déc. 1998). En outre, José María Covarrubias a soutenu que les Mexicains, selon leur culture, ne portent pas plainte en général et ne le feront pas nécessairement même si leurs droits sont violés (16 févr. 1999).

Selon Lamas, jusqu'à l'élection en décembre 1997 d'un gouvernement PRD dans le DF, les policiers du DF ont toujours tenu pour acquis qu'ils pouvaient maltraiter les travailleurs du sexe en toute impunité; à l'heure actuelle des normes plus élevées leur sont imposées, mais on ne sait pas si les policiers ont changé leur comportement en conséquence (18 janv. 1999; Careaga Pérez 20 janv. 1999). Lamas a déclaré ne pas être connaître de cas où des policiers aient été punis pour avoir maltraité des gays ou des travestis (18 janv. 1999). Selon Careaga Pérez, toutefois, certains signes indiquent que les policiers du DF commencent à modifier leur comportement, étant donné que le gouvernement du DF s'est mis à prendre au sérieux les plaintes déposées contre la police (20 janv. 1999).

Patria Jiménez a déclaré qu'il y avait eu une amélioration du comportement des policiers à l'égard des minorités sexuelles dans le DF depuis l'élection du gouvernement PRD. Elle a affirmé par exemple que la police avertit maintenant le personnel de la publication Letra S lorsque les autorités policières envisagent d'effectuer des descentes dans des lieux publics gays. Letra S s'assure alors que des représentants de la communauté gay sont présents pour surveiller si les policiers ne commettent pas d'agression durant les descentes (22 mars 1999).

Toutefois, malgré l'amélioration du comportement des policiers, il existe encore en général, une attitude homophobe au sein de la police mexicaine. Il en est ainsi même dans le DF où Jimenez a remarqué, par exemple, qu'au début de mars 1999, des agents de police du DF ont enlevé devant les caméras de télévision les chemises de travestis qu'ils avaient appréhendés, et ce afin de montrer aux journalistes que ce n'étaient pas des femmes (ibid.). Patria Jiménez a affirmé également que les minorités sexuelles ont tendance à être davantage maltraitées dans les régions où le PAN est au pouvoir (22 mars 1999).

La CDHDF a reçu en 1997 une seule plainte signalant une violation des droits de la personne liée à l'orientation sexuelle de la victime; en 1998, elle en a reçu six (8 févr. 1998). La plainte de 1997 impliquait un agent du Ministère public (Ministerio Público) qui, selon le plaignant, à cause de l'orientation sexuelle de ce dernier, n'aurait pas enquêté correctement sur un vol dont le plaignant avait été victime. On a résolu cette affaire en faveur du plaignant. Des six plaintes déposées en 1998, quatre étaient contre des agents de police. Deux de ces affaires, dont l'une qui avait rapport à une menace d'agression sexuelle, ont été abandonnées parce que les plaignants n'y avaient pas donné suite, et deux font l'objet d'une enquête interne qui est toujours en cours au moment de la rédaction du présent rapport. Les deux autres impliquaient des gardiens de prison : dans un cas, un prisonnier a porté plainte parce que sa demande d'être incarcéré avec d'autres homosexuels a été rejetée, et un autre détenu s'est plaint d'avoir été battu par un gardien. Le premier cas a été résolu en faveur du détenu, et dans le deuxième cas, une enquête criminelle a été ouverte contre le gardien (CDHDF 8 févr. 1999).

On rapporte également des cas où des membres de minorités sexuelles qui se trouvaient dans une voiture ou un parc ou à d'autres endroits publics se sont fait accoster par des policiers qui leur ont demandé de l'argent en menaçant de les arrêter pour avoir enfreint les règlements municipaux concernant la moralité (Out déc./janv. 1998, 52; Careaga Pérez 20 janv. 1999; Lagunes 9 févr. 1999). Il arrive que les policiers utilisent les ganchos (rabatteurs ou racoleurs) : hommes attrayants, souvent des policiers qui ne sont pas de service, les ganchos entraînent les gays dans des situations compromettantes, après quoi un policier intervient et demande de l'argent en proférant des menaces d'arrestation, de passage à tabac ou de divulgation de l'homosexualité de personnes dont l'orientation sexuelle demeure [traduction] « inavouée » (Quiroga 10 févr. 1999; Hernández 3 mars 1999). Les gays [traduction] « inavoués » qui draguent sont particulièrement vulnérables à ce type d'extorsion (ibid.; Jiménez 22 mars 1999). Les gens en général cèdent souvent à de telles extorsions, soit parce que les lois dans ce domaine sont vagues; soit parce qu'ils ne connaissent ni les peines imposées pour ces infractions, ni leurs droits (Careaga Pérez 20 janv. 1999; Quiroga 10 févr. 1999; Velasco 12 févr. 1999). Ainsi, beaucoup de gens ne savent pas que si certains comportements (par exemple, celui de s'embrasser dans un véhicule stationné) peuvent donner lieu à des poursuites pour infraction aux règlements municipaux en matière de moralité, ces poursuites ne peuvent être entamées que par un simple citoyen qui a été offensé par ce comportement; elles ne peuvent pas être entamées par un policier. Ils ne savent pas non plus que l'on accorde peu d'importance à de telles infractions, qui n'entraînent que des peines légères (Careaga Pérez 20 janv. 1999). Le nombre d'infractions de ce genre a diminué dans le DF au cours des derniers mois (Lagunes 9 févr. 1999; Velasco 12 févr. 1999). Un des objectifs de la brochure (cartilla) sur les droits de la personne publiée par le DF (voir la section 3) est d'informer les gens des peines imposées pour des infractions aux règlements municipaux en matière de moralité : dans le DF, il s'agit d'un minimum d'une journée de salaire ou de six heures de détention et d'un maximum variant entre 21 et 30 jours de salaire ou 25 et 36 heures de détention (CDHDF s.d.).

À Tijuana, les policiers se livrent souvent à des mauvais traitements sous prétexte de lutter contre la prostitution (Mejía et Velásquez 5 févr. 1999). Trois types de minorités sexuelles sont particulièrement vulnérables aux violences policières dans cette ville : les personnes qui se rendent dans les endroits fréquentés par les gays (tels que les parcs), les prostitués et les travestis (ibid.). Les mauvais traitements peuvent prendre la forme d'insultes verbales, d'extorsion, d'arrestation et d'exigences de faveurs sexuelles (ibid.).

Le 19 août 1998, La Jornada a fait paraître une lettre portant la signature de huit personnes qui se sont plaintes que la Fierté gay (Orgullo Gay), organisation gay de Cardel (Veracruz), avait fait l'objet d'une campagne de menaces; le maire et le chef de police auraient également tenté d'empêcher la tenue d'un festival culturel des gays et lesbiennes prévu pour les 7 et 8 août 1998. Le première journée du festival, soit le 7 août 1998, les participants ont été attaqués et certains d'entre eux ont été appréhendés; on a également tenté d'attaquer physiquement l'organisateur de l'événement, Rafael León, mais l'incident a pu être évité grâce à l'intervention de la population locale (La Jornada 19 août 1998).

5.    ORGANISATIONS ET ACTIVITÉS SOCIALES DES MINORITÉS SEXUELLES

5.1                Événements

Le 28 juin 1998, le 20e défilé annuel de la fierté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenderiste a eu lieu à Mexico (Ser Gay s.d.b). Selon la publication gay Ser Gay, près de 8 000 personnes ont participé au défilé. Depuis quelques années, il est marqué par la collaboration de la police et par la tolérance de la part de la population en général (ibid.). Le 20 juin 1998, 4 000 personnes, dont certaines venues des États-Unis, ont participé au 4e défilé annuel de la fierté gay et lesbienne de Tijuana, qui est devenu le deuxième événement en importance de ce genre au Mexique, le premier étant celui de Mexico (Wockner 6 juill. 1998). Depuis dix ans, le Cercle culturel gay (Círculo Cultural Gay) du DF organise une semaine culturelle annuelle des gays et lesbiennes (Out déc./janv. 1998, 54; Covarrubias 16 févr. 1999).

Depuis 1995, se tient à chaque année un festival international gay au centre de villégiature de Cancun, dans l'État de Quintana Roo. Le prochain festival doit avoir lieu du 7 au 11 octobre 1999. On a mis en place le festival pour promouvoir le tourisme gay à Cancun (Don Pato's Gay Cancun s.d.; Cancun International Gay Festival 1999 s.d.).

5.2         Organisations

En juin 1998, Letra S, magazine indépendant mensuel diffusé avec le quotidien La Jornada de Mexico à titre de supplément, a publié une liste de 30 organismes d'aide aux gays, aux lesbiennes, aux bisexuels et aux transsexuels du DF, avec leur adresse postale, leur adresse de courriel, leur numéro de télécopieur et leur numéro de téléphone. Sur cette liste figurent notamment quatre services d'information téléphoniques (Letra S 4 juin 1998c). L'organisation Acción Humana por la Comunidad (AMAC) dans le DF a mis en place en janvier 1999 un service téléphonique offert aux gays et aux lesbiennes (Triple Jornada 4 janv. 1999; Wockner 1er févr. 1999).

On rapportait en janvier 1999 qu'une organisation gay avait été créée en novembre 1998 à San Luis Potosí pour faire connaître les gays et lesbiennes en tant que communauté (Wockner 4 janv. 1999).

En décembre 1997, le maire de Mexico, Cuauhtémoc Cárdenas, a accepté de faire construire un centre communautaire gay à Mexico (Gay Place News déc. 1997). Le 24 mars 1998, Cárdenas a rencontré une délégation américo-mexicaine gay, dont faisait partie la députée Patria Jiménez, pour discuter du projet de centre communautaire (Wockner 30 mars 1998; ILGA Bulletin avr.-juin 1998, 30). La Direction des recherches n'a pu trouver parmi les sources consultées de plus amples renseignements sur la construction du centre communautaire.

5.3                Périodiques

La présente sous-section donne de l'information sur huit périodiques publiés actuellement dans trois villes mexicaines à l'intention des membres de minorités sexuelles : ADANes (DF), Atractivo (DF), Boys & Toys (DF), Frontera Gay (Tijuana), LesVOZ (DF), Montegay (Monterrey), Rola Gay (Monterrey) et Ser Gay (DF). La Direction des recherches n'a pu trouver de renseignements sur d'autres périodiques homosexuels parmi les sources consultées.

Fondé le 4 octobre 1994, le magazine Boys & Toys, qui s'adresse aux gays, met l'accent sur le monde du divertissement, mais comprend également des photos érotiques et publie certains articles de fond sur le sida et les droits de la personne; on y trouve également de petites annonces gratuites (Coste 9 mars 1999). La revue a un tirage d'environ 10 000 exemplaires dont 55 p. 100 sont vendus dans le DF. Le directeur de Boys & Toys, Arturo Coste, a affirmé que le ministère de l'Intérieur (Ministerio de Gobernación) fédéral menace périodiquement de classer la revue dans la catégorie des publications illégales parce qu'elle contient des photos et des textes érotiques explicites. La revue serait alors interdite de distribution. Jusqu'à présent, les menaces n'ont pas été mises à exécution, mais Boys & Toys [traduction]« doit être sur ses gardes » (ibid.).

S'adressant aux gays et lesbiennes, Ser Gay a vu le jour en novembre 1994 et est publié toutes les deux semaines. Le magazine est tiré à 15 000 exemplaires distribués gratuitement dans les lieux de divertissement gays; de 80 à 90 p. 100 des exemplaires sont diffusés dans le DF (Román 9 mars 1999). Tout en présentant de l'information sur le sida et les organisations qui offrent de l'aide aux gays, Ser Gay met davantage l'accent sur le divertissement (ibid.). Boys & Toys et Ser Gay disposent chacune d'un site Web (Boys and Toys janv. 1999; Ser Gay s.d.a).

ADANes et Atractivo sont deux autres magazines publiés dans le DF. ADANes, mensuel fondé en juin 1998, s'adresse, selon son directeur, aux gays et aux lesbiennes, mais davantage aux gays, et il traite de questions liées à la santé, au sida, aux droits de la personne, à des personnalités gays, à l'Internet, au divertissement et au tourisme (Wolstein 9 mars 1999). Le tirage d'ADANes s'élève à 12 000 exemplaires, distribués principalement dans le DF (ibid.). Atractivo, revue pour les hommes gays, a été fondée en 1997 et est publiée tous les quinze jours (Flores 9 mars 1999). Un membre du personnel de la revue affirme qu'Atractivo n'a pas d'orientation politique et ne fait pas de militantisme; elle met l'accent en revanche sur la [traduction] « joie d'être gai » (ibid.). On retrouve dans Atractivo une section consacrée à l'actualité et la rubrique d'un psychologue qui offre ses conseils. Le tirage de la revue varie entre 15 000 et 20 000 exemplaires distribués principalement dans le DF (ibid.).

Magazine bimestriel, LesVOZ s'adresse aux lesbiennes (voir l'annexe 2) et est publié dans le DF. La revue possède également une édition Internet (LesVOZ-on line mars 1999).

Rola Gay, mensuel de Monterrey (Nuevo León), autrefois appelé Guía Gay, s'adresse aux gays et aux lesbiennes et a été fondé en septembre 1997 (Schaper 9 mars 1999). Le magazine est gratuit (ibid.). Tiré à 5 000 exemplaires, dont 3 000 sont distribués à Monterrey, Rola Gay traite de questions qui intéressent l'ensemble des gays (ibid.). Il dispose d'un site Web sur l'Internet (Rola Gay févr. 1999). Montegay est une autre publication gay mensuelle à Monterrey. Elle a été fondée en 1996 et est publiée par l'organisation de défense des droits des gays ACODEMIS (ACODEMIS 9 mars 1999). Montegay tire à 5 000 exemplaires, dont 4 000 sont distribués à Monterrey (ibid.). Montegay s'adresse aux hommes et aux femmes – davantage aux hommes qu'aux femmes toutefois – et traite plus particulièrement de questions liées au VIH et au sida, à la sexualité sans risques, et à l'utilisation des condoms; le magazine donne également de l'information sur des personnes ressources dans le domaine de la santé (ibid.). Frontera Gay est une publication gay bimestrielle du nord du Mexique (Tijuana) (Letra S 5 févr. 1998; Mejía et Velásquez, 5 févr. 1999).

5.4           Divertissement

Hernández a signalé, en parlant de la vie sociale gay à Mexico, qu'il n'y a pas dans cette ville de quartier exclusivement gay ou de [traduction] « village gay » tels que ceux que l'on retrouve à Montréal, à New York ou à San Francisco. On y trouve toutefois un quartier appelé la Zona Rosa (zone rose) qui comprend une plus grande concentration de bars gay qu'ailleurs dans la ville et où l'on voit plus d'homosexuels dans la rue (15 déc. 1999). Les seules villes au Mexique où l'on retrouve des villages gays sont Puerto Vallarta et Acapulco, et ce en raison de la présence de touristes gays provenant de l'étranger (ibid.). Hernández a affirmé qu'il y avait environ 33 bars gays à Mexico, ainsi que trois clubs érotiques privés appelés casas de cuarto oscuro (maisons aux pièces sombres) (ibid.). En outre, Mexico compte deux ou trois cinémas pornographiques (ibid.).

Le magazine gay américain Out rapporte qu'il y a environ 40 discothèques et bars gays à Mexico pour les membres des classes moyennes et supérieures (Out déc.-janv. 1998, 52). Les membres des classes inférieures fréquentent le bar Catorce (« Quatorze ») près de la Plaza Garibaldi, où se rencontrent les gays, les hétérosexuels et les mayates (ibid.).

Deux sites Internet spécialisés dans les affaires des gays au Mexique ont publié une liste de 23 bars gays et mixtes (gays-lesbiennes) du Grand Mexico; de ce nombre sept se trouvent dans la Zona Rosa, cinq dans Colonia Roma, trois dans la Zona Centro, deux dans le Centro Histórico de même que dans Colonia Juárez et Colonia Insurgentes Mixcoac, un à Alameda et un dans la Ciudad Satélite (État de México). Les sites fournissent également une liste des bains, des boutiques de sexe et des clubs érotiques de la ville (Ciudad de México: bares y discos s.d.; Don Pato's Gay Mexico City s.d.).

On retrouve sur des sites Web consacrés au divertissement gay au Mexique le nom de plusieurs bars, bains et cinémas gays, notamment à Guadalajara, à Monterrey, à Puerto Vallarta, à Cancun, à Acapulco, et dans 24 autre villes mexicaines (Guadalajara, Jalisco: bares y discos, s.d.; Don Pato's Gay Guadalajara s.d.; Monterrey, Nuevo León: bares y discos, s.d.; Guía de lugares s.d.). Abel Quiroga, président d'ACODEMIS, organisation gay de Monterrey, a affirmé qu'il y avait 1 bain, 3 cinémas et de 15 à 20 bars gais à Monterrey (10 févr. 1999).

6.            LES MINORITÉS SEXUELLES DANS LA VIE PUBLIQUE

Aux élections législatives de juillet 1997, Patria Jiménez a été élue sur la liste du PRD (Partido de la Revolución Democrática), un parti de gauche; elle est devenue la première personne (homme ou femme) au pays élue députée dont l'homosexualité est publiquement connue (Austin American-Statesman 24 août 1997; The Ottawa Citizen 17 nov. 1997; Gay Place News août 1998c). Patria Jiménez dirigeait également l'organisation lesbienne appelée El Closet de Sor Juana (Austin American-Statesman 24 août 1997). Jiménez occupe un des sièges réservés aux députés élus selon le scrutin proportionnel; elle occupait le 12e rang sur la liste de la représentation proportionnelle des candidats du PRD (The Ottawa Citizen 17 nov. 1997; Gay Place News août 1998c). Jiménez, qui est membre du Parti de la révolution des travailleurs, a été parmi les candidats non membres du PRD qui ont été choisis pour être inscrits sur la liste du PRD (La Jornada 16 mars 1997). L'anthropologue mexicaine Marta Lamas a affirmé que malgré la présence du Jiménez au PRD, le parti n'a pas pris de mesures importantes dans la lutte contre l'homophobie et le sexisme au Mexique; le parti a relégué ces questions au second rang, après la lutte contre la pauvreté (Letra S 7 janv. 1999). Selon Lamas, même si le PRD a la réputation d'être tolérant, nombre de représentants du parti ont adopté des vues rétrogrades et machistes sur les questions sexuelles (ibid.).

En février 1998, on rapportait que le Mexique avait nommé ambassadeur à Cuba un homme dont la bisexualité était connue, Pedro Joaquim-Coldwell. Joaquim-Coldwell avait déjà occupé de nombreuses fonctions publiques, dont celles de directeur du Fond national de développement touristique et de gouverneur de l'État de Quintana Roo (Gay Place News juin 1998).

7.                VIH ET SIDA

Le Journal of the International Association of Physicians in AIDS Care a rapporté que le sida au Mexique est principalement répandu chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, et que c'était la troisième cause de mortalité des hommes âgés de 25 à 44 ans (nov. 1998). On retrouve 55 p. 100 de tous les cas de sida au Mexique dans le DF et dans les États de México et de Jalisco. Les médicaments antirétroviraux sont gratuits pour les patients couverts par le régime de santé national du Mexique, la sécurité sociale (Seguro Social), dont jouissent les travailleurs ayant un revenu qui se situe dans certaines tranches salariales (ibid.). Toutefois, selon des estimations faites à la fin de 1997, 55 p. 100 des sidéens mexicains n'étaient pas couverts par la sécurité sociale (ibid.). Le directeur de la clinique gouvernementale du sida à Tijuana a affirmé en mars 1997 que les seuls médicaments que pouvaient prendre ses patients souffrant du sida étaient les restants des médicaments de sidéens américains décédés, donnés par des Américains qui militent dans le domaine du sida (AP 20 mars 1997).

Letra S a rapporté qu'à la fin de 1998, pour la première fois au Mexique, on a lancé, avec le concours du gouvernement, une campagne dont l'objectif premier était d'informer les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes sur les dangers du HIV et du sida et sur les façons de se protéger contre le virus (3 déc. 1998). Le gouvernement du Mexique par l'entremise du Conseil national pour la prévention et le contrôle du sida (Consejo Nacional para la Prevención y Control del SIDA–Conasida), Mexico et l'entreprise privée ont parrainé le campagne qui s'est ouverte par un concours pour la création d'une affiche et par une exposition d'affiches (ibid.).

La version Internet de Letra S du 5 février 1998 a publié une liste de 32 organisations mexicaines qui offrent de l'information ou de l'aide aux personnes vulnérables au HIV et au sida ou qui cherchent de l'information sur le HIV et le sida au Mexique. Sur ces 32 organisations, 19 sont dans le DF, et les 13 qui restent sont situées dans les États suivants : Baja California, Chihuahua, Jalisco, Michoacán, Nuevo León, Oaxaca, Puebla, Tabasco et Veracruz. Cinq sont des services téléphoniques qui, semble-t-il, sont situés dans le DF (on ne donne pas d'indicatif régional); l'un de ces services a un numéro 800, deux prennent des appels 24 heures sur 24 et un est affilié à la Croix-Rouge mexicaine (Letra S 5 févr. 1998).

En août 1998, la Casa Hogar de San Rafael à Tijuana, refuge pour les sidéens construit en 1995 avec des fonds provenant de la municipalité, de l'État et du fédéral, a été fermé par les autorités municipales parce qu'elles l'avaient jugée insalubre (Wockner 23 août 1998). Les patients ont été transférés dans un hôpital local qui n'offrait pas de traitement pour le sida (ibid.).

Des tests obligatoires de dépistage du sida, la violation de la condifentialité de l'information et la stigmatisation sociale sont autant de problèmes liés au sida que l'on rencontre couramment au Mexique (IPS 21 avr. 1998). Les autorités municipales du DF et de Monterrey exigent des travailleurs du sexe qu'ils aient une [traduction]« carte de santé » (tarjeta sanitaria), qui atteste qu'ils ne souffrent pas de maladies transmises sexuellement (Quiroga 10 févr. 1999; Velasco 12 févr. 1999). Joaquín Hurtado du groupe d'appui aux victimes du sida Abrazo à Monterrey a affirmé qu'il existait beaucoup de discrimination dans le milieu de travail contre les personnes séropositives au Mexique. Cette situation est en grande partie attribuable au fait que si un homme est séropositif, on croit qu'il est nécessairement homosexuel (3 févr. 1999).

À Jalapa, dans l'État de Veracruz, une ONG intéressée au sida et aux questions liées à l'orientation sexuelle (Centro de Estudios Sociales Xochiquetzatl — CESX) a mené pendant six mois une enquête sur les pratiques sexuelles des mayates de deux localités côtières de l'État de Veracruz (Gonzales 16 févr. 1999). L'étude a permis à CESX de produire une série radiophonique intitulée « les amours entre la rivière et la plage » (Amores entre el Río y la Playa). Les dix épisodes de 20 minutes chacun ont été diffusés pour une première fois à la fin de 1996 et rediffusés en décembre 1997. Trois thèmes y étaient discutés : le VIH et sida, l'utilisation des condoms et [traduction] « le plaisir responsable » (ibid.).

8.              LES LESBIENNES

Selon Rosa María Ortiz Martínez, coordonnatrice du Groupe de mères lesbiennes (Grupo de Madres Lesbianas–Lesbian Mothers' Group) du DF, le problème principal que doivent affronter les lesbiennes au Mexique comprend deux facettes : d'une part, en tant que femmes, elles sont reléguées au deuxième rang et, d'autre part, en tant que lesbiennes, elles sont victimes de l'homophobie. De plus, leurs enfants subissent également les pressions engendrées par l'homophobie manifestée à cause l'orientation sexuelle de leur mère. Ainsi, les enfants des lesbiennes doivent eux aussi cacher leur situation (11 févr. 1999). En outre, selon le code civil du Mexique, on peut invoquer le lesbianisme de la mère pour tenter d'enlever la garde des enfants à celle-ci en cas de divorce. Certaines juges se montrent réceptifs à de tels arguments. Ortiz Martínez a affirmé que deux ou trois femmes de son organisation (sur un total de 50 membres) ont perdu la garde des enfants pour cette raison (ibid.). Cela veut dire, selon Ortiz Martínez, que des lesbiennes qui ne sont pas heureuses dans leur mariage ne chercheront pas à divorcer par crainte de perdre leurs enfants (ibid.).

Ortiz Martínez a affirmé que la situation des lesbiennes était meilleure dans le DF que dans le reste du pays, parce qu'à l'extérieur du DF, la société est plus conservatrice. Toutefois, depuis 10 ou 15 ans, la société mexicaine fait preuve d'une plus grande ouverture (apertura) à l'égard des minorités sexuelles (11 févr. 1999). Ortiz Martínez a cependant précisé qu'à sa connaissance, il n'existe pas de groupe analogue à GRUMALE dans les autres États du Mexique; les activités de GRUMALE se limitent au DF seulement. Un magazine gay, Ser Gay (voir la section 5.3), consacrait autrefois quelques pages de ses numéros aux questions liées aux lesbiennes, mais ne le fait plus maintenant (ibid.) (voir la section 5.3 pour de l'information sur un magazine mexicain qui s'adresse aux lesbiennes). Selon Ortiz Martínez, il n'y a pas de bars, de discothèques ou de librairies exclusivement pour les lesbiennes. Certains de ces établissements sont toutefois mixtes, c'est-à-dire fréquentés pas des gays et des lesbiennes (ibid.).

Dans le DF, il existe une autre organisation qui s'occupe des droits des lesbiennes, El Closet de Sor Juana (ECSJ) (littéralement, le placard de Soeur Juana), avec lequel la députée Patria Jiménez a des liens (voir la section 6). ECSJ se veut un groupe de féministes ayant des orientations sexuelles différentes. ECSJ tient des discussions de groupe hebdomadaires, possède un centre de documentation et organise une rencontre sociale mensuelle. L'organisation participe à des événements nationaux et internationaux liés aux droits des femmes et des lesbiennes (ECSJ s.d.; Quevas 9 févr. 1999). ECSJ publie un bulletin trimestriel appelé Las Virreinas (ECSJ s.d.).

À PROPOS DE CERTAINES SOURCES

Alejandro Brito de la Letra S (voir l'article se rapportant à la Letra S)

Gloria Careaga Pérez

Professeur au Programme d'études sur les sexes de l'Université autonome du Mexique (UNAM) à Mexico et membre du Conseil consultatif international de l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission.

José María Covarrubias – Círculo Cultural Gay

Coordonnateur du Círculo Cultural Gay (Cercle culturel gay), organisation mexicaine qui organise depuis 10 ans une semaine culturelle annuelle pour les gays et lesbiennes.

Araceli Gonzales

Coordonnateur du réseau de recherche et secrétaire du bureau de direction (consejo directivo) du Centro de Estudios Sociales Xochiquetzatl (CESX) (Centre d'études sociales de Xochiquetzatl), à Jalapa, Veracruz.

Juan Jacobo Hernández

Coordonnateur général du Colectivo Sol, organisation non gouvernementale établie à Mexico en 1981 pour promouvoir les droits des minorités sexuelles et des personnes séropositives ou sidéennes et d'informer la population sur le HIV et le sida. Colectivo Sol possède également un fonds documentaire où se trouvent des ouvrages sur les minorités sexuelles, le HIV et le sida au Mexique.

Joaquín Hurtado

Président de Grupo Abrazo, organisation non-gouvernementale fondée en 1992 à Monterrey (Nuevo León), qui informe la population sur le sida, distribue des condoms et offre des services aux personnes séropositives ou sidéennes.

Patria Jiménez

Députée du PRD à la Chambre basse de l'assemblée législative fédérale du Mexique, la Chambre des députés. Élue en juillet 1997, elle est devenue la première personne (homme ou femme) élue députée au Mexique, dont l'homosexualité est publiquement connue.

Francisco Lagunes de l'AMAC

Directeur général de l'Acción Humana por la Comunidad (AMAC) (Action humaine pour la communauté). « AMAC » est le sigle, conservé parce qu'il est très répandu, de l'ancien nom de l'organisation, Amigos Acompañantes (amis accompagnateurs). Organisme de défense des droits de la personne, AMAC fait la promotion des droits des homosexuels dans le District Fédéral. AMAC a été fondée en 1993 et, depuis le 18 janvier 1999, elle assure le fonctionnement d'une ligne d'aide téléphonique. AMAC offre divers types de conseils sur les droits de la personne : ce que doivent faire les victimes des droits de la personne, comment déposer une plainte à la Commission des droits de la personne, etc.

Marta Lamas

Anthropologue qui habite à Mexico, directrice de la revue Debate Feminista et fondatrice du Grupo de Información en Reproducción Elegida (GIRE) (Groupe d'information sur la reproduction choisie).

Letra S

Magazine mensuel qui se spécialise dans les questions liées au HIV et au sida, à la santé sexuelle, à l'orientation sexuelle et aux droits de la personne des minorités sexuelles. Il constitue un supplément du quotidien La Jornada de Mexico. « Letra S » en espagnol signifie « lettre S », lettre par lesquels commence en espagnol les principaux sujets dont traite le supplément : salud (santé), sexualidad (sexualité) et SIDA.

Max Mejía

Directeur de la publication gay Frontera Gay à Tijuana, Baja California.

Marta Quevas

Membre du conseil de coordination du groupe de jeunes El Closet de Sor Juana (littéralement, le placard de soeur Juana), groupe de femmes de Mexico intéressé aux droits des lesbiennes.

Abel Quiroga

Président de l'ACODEMIS : Asociación Colectiva por los Derechos del los Minoridades Sexuales (Association collective pour les droits des minorités sexuelles), organisation intéressée aux droits des gays et du VIH-sida à Monterrey (Nuevo León). ACODEMIS publie le périodique Montegay.

Rafael Ruiz Harrell

Criminologue et vice-président de Comisión Mexicana de Defensa y Promoción de los Derechos Humanos — CMDPDH (Commission mexicaine de défense et de promotion des droits de la personne) située à Mexico. Fondée en 1990, la Commission reçoit les plaintes et offre de l'aide juridique aux victimes de violations des droits de la personne. Il est membre de la Société de criminologie du Mexique et enseigne des séminaires au niveau des études supérieures portant sur les tendances modernes de la philosophie du droit et des problèmes théoriques en criminologie à l'UNAM. La CMDPDH a été fondée en 1990 par Rafael Ruiz Harrell et Marie-Claire Acosta.

Victor Velasco

Président du Centre de formation et d'appui sexologique humaniste (Centro de Capacitación y Apoyo Sexológico Humanista — CECASH) à Mexico. Fondé en 1995, le CECASH offre des services psychologique aux minorités sexuelles des deux sexes, et anime également deux groupes d'entraide dont les membres se rencontrent une fois par semaine — un groupe dans le district fédéral et l'autre à Texcoco (État de México). L'un des groupes s'adresse aux hétérosexuels travestis.

Emilio Velásquez

Président du Front international pour les garanties humaines à Tijuana (Frente Internacional para las Garantías Humanas en Tijuana — FIGHT), coalition de défense des droits des gays à Tijuana (Baja California), avec laquelle le périodique Frontera Gay est associé.

ANNEXE 1 : COORDONNÉES DES MINISTÈRES ET ONG DONT FAIT MENTION LA BROCHURE DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE DU DF

Ministère public (Ministerio Público)

Le bureau le plus près peut être trouvé par l'entremise du service téléphonique Locatel au 658-1111.

Ombudsman d'office du Tribunal supérieur de justice du District fédéral (la Defensoría de Oficio del Tribunal Superior de Justicia del Distrito Federal)

Av. Niños Héroes 132, rez-de-chaussée, Col. Doctores, téléphone 578-8625, 578-8627, 578-8629 et 578-8616.

Calle Claudio Bernard 60, rez-de-chaussée, Col. Doctores, téléphone 578-4799.

Ombudsman d'office du Procureur général de la défense du travail du DF (Defensoría de Oficio de la Procuraduría General de la Defensa del Trabajo del Distrito Federal)

Calle José Ma. Izazaga 142, rez-de chaussée, Pino Suárez Metro station, téléphone 542 7605.

Procureur fédéral de la défense du travail (Procuraduría Federal de la Defensa del Trabajo)

Luis Moya 124, au coin d'Arcos de Belén, téléphone 510-2021, postes 406-410.

Procureur fédéral des consommateurs (Procuraduría Federal del Consumidor)

Peut être joint par l'entremise du service téléphonique Locatel au 658-1111.

Commission de la sécurité publique de l'assemblée des représentants du District fédéral (Comisión de Seguridad Pública de la Asamblea de Representantes del Distrito Federal)

Donceles et Allende, Centro Histórico, téléphone 510-3208.

Vérificateur interne du Secrétariat de la sécurité du District fédéral (Contraloría Interna de la Secretaría de Seguridad Pública del Distrito Federal)

Liverpool 136, Rez-de-chaussée, Col. Juárez, près de la station de métro Insurgentes, téléphone 208-9455, poste 1117).

Procureur social du District fédéral (Procuraduría Social del Distrito Federal)

Calle Colima 161, Col. Roma, téléphone 209-6600 et 209-6666.

Centro de Derechos Humanos Fray Francisco de Vitoria

Odontología 35, pièce 23, Col. Copilco téléphone 659-6797, poste 227, télécopieur 659 3823, courriel : [email protected].

El Closet de Sor Juana

AP 25-492, CP 03400, México, DF, telephone 590-2446, télécopieur 672-7623, courriel [email protected].

Acción Humana por la Comunidad

República de Bolivia 5, Centro Histórico, téléphone et télécopieur 772-0778, courriel : [email protected].

Amnesty International, Group 44

Aniceto Ortega 624, Col. Del Valle, téléphone et télécopieur 559-8413, courriel : [email protected].

ANNEXE 2 : ORGANISATIONS ET CLUBS SOCIAUX QUI OFFRENT DES SERVICES AUX MINORITÉS SEXUELLES, PAR ÉTAT

Remarque : la présente annexe comprend une liste d'organisations mexicaines que les recherches effectuées pour cet exposé ont permis de dresser. Elle n'est pas exhaustive.

BAJA CALIFORNIA

1. Frente Internacional por las Garantías Humanas Tijuana, Organización Sida Tijuana, AC
Calle 3a. No.1810-11 Col. Centro 22000, Tijuana, Baja California
Tél./Téléc. : (66)88-0267, courriel : [email protected]
(Letra S 5 févr. 1998)

DISTRITO FEDERAL

1. AMAC: Acción Humana por la Comunidad, AC
República de Bolivia No.5 Centro 06020, México, DF
Tél./téléc. : 772-0778, courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

2. Ave de México, AC
Tuxpan No.2-1004
Col. Roma 06760, México, DF Tél. : 574-5309
(Letra S 5 févr. 1998)

3. Ayudatel : 574-1373
Service d'aide téléphonique
Heures : 16 h à 20 h, lundi au samedi.
(Letra S 4 juin 1998)

4. CECASH Centro de Capacitación y Apoyo Sexológico Humanista,AC
Edificio Chamizal-501 Tlatelolco 06300, México, DF
Tél./téléc. : 583-9914
(Letra S 4 juin 1998c)

5. Centro Cultural Humanista
General Anaya No.55-1 Col. Churubusco Coyoacán 04120, México, DF
Tél. : 549-6084
(Letra S 4 juin 1998c)

6. Círculo Cultural Gay
Apdo. postal 27-237 06760, México, DF
Tél. : 536-242
(Letra S 4 juin 1998c)

7. El Closet de Sor Juana, AC
Xola No.181, 2nd. Floor, Col. Alamos 03400, México, DF
Tél. : 590-2446 Téléc. : 672-7623
(Letra S 4 juin 1998c)

8. Colectiva Sex-pol
Tonalá No.143-7 Col. Roma 06100, México, DF
Tél. : 532-2205
(Letra S 4 juin 1998c)

9. Colectivo Sol, AC
Cda. Cuahnochitl No.11 Col. Pueblo Quieto 14040, México, DF
Tél./téléc. : 666-6849 / 606-7216, courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

10. Colectiva HIMeN, Prensa Editorial LesVOZ
Apdo. postal 33-091 15900, México DF
Tél. : 399-6019
Courriel : [email protected]
 (Letra S 4 juin 1998c)

11. Comisión Ciudadana Contra Crímenes de Odio por Homofobia
Zempoala No.9-205 Col. Narvarte 03020, México, DF
Tél./téléc. : 538-7400
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

12. De Joven a Joven
Tél. : 518-4107
(Letra S 4 juin 1998)

13. Enlace Lésbico Feminista/ « Nancy Cardenas » Archives.
Apdo. postal M-7459, 06002, México DF
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

14. Eón, Inteligencia Transgenérica
Apartado Postal No.13-617 03501, México, DF
Téléc. : 536-3937
Courriel : [email protected]
Site Web : http://spin.com.mx/ alejandrav/eon
(Letra S 4 juin 1998c)

15. Fundación Arcoiris
Nevado No.112-8 Col. Portales 03300, México, DF
Tél./téléc. : 672-7623
(Letra S, 4 juin 1998c)

16. GHAI Grupo Homosexual de Acción Inmediata
Florencia No.37, Zona Rosa
Tél. : 227-7979, code : 556-6397
(Letra S 4 juin 1998c)

17. Grupo de Madres Lesbianas.
Apdo. postal 16-143. 02011, Mexico DF
Tél. : (52-5) 352-1152
Courriel : [email protected]
(Directorio de Recursos para Gente como Tú; Letra S 4 juin 1998c)

18. Generación Gay Musas de Metal
eneral Anaya No.55 Col. Churubusco Coyoacán 04120, México, DF Tél. : 606-0606
(Letra S 4 juin 1998c)

19. Grupo Cuenta Conmigo.
Apdo. Postal No. 117-031, CP. 07091, México, DF
Apdo. Postal No. 11598, CP. 06100, México, DF
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

20. Grupo Fortaleza y Libertad, de Neuróticos Anónimos Gay.
Playa Hornos No. 308, entre la Playa Icacos et la Playa Erizo, Reforma Iztaccíhuatl (près de la station de métro Villa de Cortés).
Tél. : 570-0599.
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

21. Homosexuales Creyentes.
Tél. (52-5) 592-1986, (525) 553-2103.
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

22. ICM Reconciliación Iglesia de la Comunidad Metropolitana, A.R.
« Nuevos Horizontes »
Norte 77 No.3218 Col. Obrero Popular 02840, México, DF
Tél./téléc. : 396-7768
(Letra S 4 juin 1998c)

23. Nueva Generación de Jóvenes Lesbianas
Xola No.181 2nd floor, Col. Alamos 03400, México, DF
Tél. : 590-2446 Téléc. : 672-7623
(Letra S 4 juin 1998c)

24. Pro-ML, Organizacion Nacional Pro Derechos Humanos de las Mujeres y Mujeres Lesbianas
Apdo. postal 389 Admon. Palacio Postal 1 06002, México DF
Tél. : 399-6019
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

25. PRT
Xola No.181 Col. Alamos 03400, México, DF
Tél. : 590-2021 Téléc. : 590-0969
(Letra S 4 juin 1998c)

26. Punto G
Blv. Adolfo López Mateos No.349 San Angel 01060, México, DF
Tél. : 447-1111 code 565-2393
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

27. SAPTEL
Service d'aide téléphone de la Croix-Rouge mexicaine s'adressant aux personnes vivant des difficultés émotionnelles
395-1111 poste Saptel
(Letra S 4 juin 1998c; ibid. 5 févr. 1998)

28. Shalom Amigos
Apartado Postal No.105-67 Col. Anzures 11591, México, DF
Tél. : 264-6888
Courriel : [email protected]
Web Site: www.wcgljo.org/wcgljo/
(Letra S 4 juin 1998c; Directorio de Recursos para Gente como Tú)

29. Taller Reflexivo de Mujeres Bisexuales
Apartado Postal No.71-043, 06302, México, DF
(Letra S 4 juin 1998c)

30. TelSida
Du lundi au vendredi 9:00-21:00
Tél: 207-4077
À l'éxtérieur du DF : tél: (91-800) 90-832
(Letra S 4 juin 1998c)

31. UAM (Universidad Autónoma Metropolitana) Ollinhuitzicalli
La Casa del Colibrí Cambiante–UAM Xochimilco, DF
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

32. UAM Ollinhuitzicalli La Casa del Colibrí Cambiante–UAM Iztapalapa, DF
Projet des droits de la personne et des droits sexuels
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

33. Unigay
Av. Niños Héroes No.151 Col. Doctores 06720, México, DF
Tél. : 571-2058
(Letra S 4 juin 1998c)

HIDALGO

1. Club Gay Health Inter.
Club-Inter-Corp., Apdo. Postal No. 169, CP 43601, Tulancingo, Hidalgo
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

2. Grupo I Icni Ne Tlacatl.
Apdo. Postal No. 10, CP 42001, Pachuca, Hidalgo
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

JALISCO

1. Club Amistad Nacional
Apdo. Postal No. 1-516, CP 44100, Guadalajara, Jalisco
Tél. : (013) 651-7749
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

2. Iglesia de la Comunidad Metropolitana en Zapopan.
Apdo. Postal No. 56, CP. 45101, Zapopan, Jalisco
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

MEXICO

1. MUSH' E Club.
(Edomex)
Tél: (52-5) 756-1363
(Directorio de Recursos para Gente como Tú)

MORELOS

1. Telemanita AC
Apdo. postal 199 62520, Tepoztlán, Morelos
Tél. : (01-739)5-1556
Courriel : [email protected]
(Letra S 4 juin 1998c)

NUEVO LEON

1. Movimiento Abrazo, AC
Alvaro Obregón No.1309 Nte. 2nd floor, Col. Terminal 64000, Monterrey, NL
Tél./téléc. : (8)375-6889
Courriel : [email protected]
(Letra S 5 févr. 1998)

2. ACODEMIS: Asociación Colectiva para los Derechos de las Minorías Sexuales, anciennement connue sous le nom de Colectivo Nancy Cárdenas
Condominios Constitución Edif. 39-32 64000, Monterrey, NL
Tél. : (8)345-0927 Téléc. : (8)375-6889
Courriel : [email protected]
(Letra S 5 févr. 1998; Quiroga 10 févr. 1999)

OAXACA

1. « Ama la Vida » Guanxhii Guendanabani
Produit un projet de prévention et un spectacle de travestis « Intrépidas buscadoras de Peligro » (voir la section 2)
Belisario Domínguez No.10 Centro 70000, Juchitán, Oaxaca
Tél. : (971) 1-1420
(Letra S 5 févr. 1998)

TABASCO

1. Club Gay Amazonas
Calle 24 No.105 Centro Tenozique, Tabasco.
(Letra S 5 févr. 1998)

VERACRUZ

1. Centro de Estudios Sociales Xochiquetzatl, AC
Xalapeños Ilustres No.186, Centro 91000, Xalapa, Veracruz
Tél./téléc. : (28)18-4878
(Letra S 5 févr. 1998)

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Wolstein, José. 9 mars 1999. Entretien téléphonique.

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