La chute du President Ershad

 

1. INTRODUCTION

Deux mois après le début d'une nouvelle campagne menée par l'opposition en vue d'obtenir la tenue d'élections « vraiment » libres et la démission du président Hossain Mohammad Ershad, ce dernier se voit contraint d'abandonner le pouvoir le 4 décembre 1990. Peu après sa démission, Ershad est arrêté et accusé notamment de trafic d'or et de détournement de fonds publics (La Presse 13 déc. 1990, D19). Le président Ershad a dirigé le pays pendant 8 ans à l'issue d'un coup d'état le 24 mars 1982. Depuis plusieurs années, des représentants de l'opposition organisaient des manifestations et exigeaient le départ d'Ershad de la présidence. Mais les divisions entre les partis d'opposition, la répression parfois brutale lors des manifestations et envers les dissidents, ainsi que l'unité apparente de l'armée derrière le président avaient jusqu'alors assuré la survie du régime Ershad. Les événements de l'automne 1990 allaient toutefois marquer un tournant par la « victoire de la rue » sur cet ancien général qui a tenté, tout au long de son règne, de donner à son administration une image « civile ». Un gouvernement de transition, dirigé par le président de la Cour suprême de justice Shahabuddin Ahmed, a levé l'état d'urgence, rétabli les libertés civiles et est maintenant chargé de conduire le pays à des élections législatives le 27 février 1991 (Le Monde 7 déc. 1990, 5; La Presse 6 déc. 1990, B7; Times of India 24 déc. 1990, 7).

2.            LES CAUSES DE LA DEMISSION DU PRESIDENT ERSHAD

Au fil des ans, l'opposition a toujours refusé de reconnaître la légitimité du régime Ershad et en a dénoncé le caractère autocratique et corrompu. Mais rarement, au cours des dernières années, l'opposition n'a montré, dans sa lutte contre le gouvernement, autant d'unité que lors des événements d'octobre et de novembre 1990. L'acharnement des manifestants à affronter les forces de l'ordre a déstabilisé le régime, au point de contraindre le président à démissionner.

Les manifestations pour renverser le président Ershad ont commencé le 10 octobre (Libération 11 oct. 1990). Le mouvement de contestation s'est accentué et dès la mi-novembre, des grèves ont paralysé le pays (The Xinhua News Agency 10 nov. 1990). Malgré la fermeture des universités et des principales écoles le 17 octobre (Libération 18 oct. 1990), le mouvement étudiant est apparu le véritable moteur de la contestation, obligeant les partis d'opposition traditionnellement divisés à maintenir le front uni contre Ershad (Le Monde 7 déc. 1990, 5). Le 27 novembre, le président a décrété l'état d'urgence à la suite des affrontements qui avaient fait trois morts et 50 blessés les jours précédents (Le Soleil 28 nov. 1990, B15). Toutefois, selon les observateurs, jamais la loi martiale n'a été si peu respectée (The New York Times 9 déc. 1990, A4). Au cours de la semaine qui a suivi la déclaration de l'état d'urgence, les autorités ont signalé que lors de nouveaux affrontements dans le pays, six personnes avaient trouvé la mort. De son côté, l'opposition a fait état de 50 à 100 morts et de 3 000 blessés (The New York Times 4 déc. 1990, A6, 6 déc. 1990, A6; Le Monde 6 déc. 1990, 8).

Le 3 décembre, le président Ershad se dit prêt à faire des concessions. Mais le « plan de paix » qu'il propose est rejeté par l'opposition (The New York Times 4 déc. 1990, A6). Le 4 décembre, 100 000 personnes marchent dans les rues de Dhaka exigeant la démission immédiate du président (Le Devoir 5 déc. 1990, A7). Le mouvement anti-Ershad était devenu si important dans les classes instruites du pays que de nombreux professeurs, journalistes, médecins et fonctionnaires démissionnaient ou faisaient la grève. Six cent officiers de la marine marchande ont même déclaré un arrêt de travail pour toute la durée de la loi martiale (Associated Press 1er déc. 1990).

La coalition hétéroclite sur laquelle Ershad appuyait son gouvernement s'était en partie effritée. Le président était moins influent au sein de son propre parti, le Jayita Dal, traversé par des luttes internes et le mécontentement de ses partisans. Ershad avait d'ailleurs indiqué, en juin 1990, que plusieurs députés « inefficaces » de son parti ne porteraient pas les couleurs du parti aux prochaines élections (Far Eastern Economic Review 21 juin 1990, 20). De plus, devant l'échec apparent de la répression comme réponse aux exigences de l'opposition, des rumeurs ont fait état d'une montée de la dissidence au sein de l'armée (The New York Times 9 déc. 1990, A4). Le refus de l'establishment militaire d'obtempérer à l'ordre de tirer sur les manifestants a accéléré la chute du président (Le Monde 5 déc. 1990, 4; Far Eastern Economic Review 27 déc. 1990, 15).

3.               LES GROUPES CIBLES DE LA REPRESSION DE L'AUTOMNE

Le mouvement de protestation, mené à la fois par les partis d'opposition et les étudiants a été essentiellement un phénomène urbain. En milieu rural, les paysans, préoccupés par leur propre survie quotidienne, auraient été peu enclins à prendre part à la lutte politique entre le gouvernement et l'opposition (The Gazette 13 déc. 1990b, A17). C'est principalement dans les villes de Dhaka, de Chittagong et de Sylhet que le mouvement anti-Ershad s'est cristallisé. En plus des affrontements qui sont intervenus entre les opposants du gouvernement et les forces de l'ordre, des factions politiques et étudiantes, partisanes du régime Ershad, ont aussi participé à des actes de violence (Reuters 27 nov. 1990). Selon Amnesty International, des exécutions extrajudiciaires auraient probablement eu lieu (Amnesty International, ASA 13/WU02/90).

Les méthodes de répression exercées lors des manifestations ont été souvent brutales. Pour disperser les foules, les forces de l'ordre ont eu recours à la matraque, aux gaz lacrymogènes et ont parfois tiré sur les manifestants (Libération 11 oct. 1990, 30 nov. 1990, 22). Les dépêches consultées signalent également l'arrestation de quelques milliers d'opposants au régime au cours des mois d'octobre et novembre. Selon l'opposition, il y aurait eu plus de 5 000 arrestations (The New York Times 4 déc. 1990, A6). Aucune information n'est disponible à l'heure actuelle sur la durée des détentions; toutefois, il est pratique courante au Bangladesh de détenir des opposants quelques jours avant de les relâcher (Andreassen 1988, 171-175). Quant aux conditions de détention, il est notoire qu'elles sont mauvaises au Bangladesh et que la torture contre les prisonniers politiques était fréquente sous le régime Ershad (Amnesty International 1989, 176-177). Le mouvement étudiant s'est d'ailleurs radicalisé après le décès d'un de ses activistes dans l'ouest du pays. Jahidul Islam, arrêté le 16 octobre, est mort trois jours plus tard au Centre hospitalier Rajshahi des suites de blessures à la tête (FBIS-NES-90-204 22 oct. 1990, 46-47).

Le harcèlement et les arrestations touchaient principalement les dirigeants étudiants, membres du All Party Students Unity, et les cadres intermédiaires des partis d'opposition (Le Monde 7 déc. 1990, 5). Le recours à la Loi sur les pouvoirs spéciaux (SPA), le 29 octobre 1990, a légitimé les perquisitions dans les résidences de certains organisateurs politiques de l'opposition et a entraîné l'emprisonnement de nombreux opposants. Parmi les personnes arrêtées figurait le secrétaire-général du Parti national Awami. Plusieurs dirigeants de l'opposition et des leaders étudiants seraient alors entrés dans la clandestinité (FBIS-NES-90-210 30 oct. 1990, 54). Une nouvelle série d'arrestations a fait suite au décret de la loi martiale, le 27 novembre. Les chefs des deux principales formations d'opposition, Sheikh Hasina (Ligue Awami) et Begum Zia (Parti nationaliste du Bangladesh), ont été, quant à elles, assignées à résidence (Le Soleil 28 nov. 1990, B15).

La « démission » d'Ershad a mis fin aux affrontements de rue. Le 12 décembre dernier, pour apaiser les étudiants et certaines factions dans les partis d'opposition, le gouvernement de transition, dirigé par le vice-président Ahmed, a procédé à l'arrestation d'Ershad et de son ministre de l'Intérieur. Les nouvelles autorités recherchaient au moins une dizaine de personnalités proches de l'ex-président (The Gazette 12 déc. 1990, A7). Le 20 décembre, l'ancien vice-président du pays Moudud Ahmed, qui s'était réfugié dans la clandestinité, a été interpellé et assigné à résidence (Le Devoir 21 déc. 1990, 6). Une dépêche signale que le gouvernement intérimaire a entrepris une purge parmi les dirigeants d'entreprises financières, d'administrations locales ou nationales qui se seraient trop compromis dans le gouvernement Ershad (The Gazette 13 déc. 1990a, A17). Outre la levée de l'état d'urgence, le gouvernement intérimaire n'avait pas modifié les autres principales législations du régime Ershad, dont la Loi sur les pouvoirs spéciaux.

4.           POSSIBILITÉS DE SORTIE ET DE RETOUR

Selon les Country Reports 1989 du Département d'état américain, les citoyens du Bangladesh ont pu, généralement, quitter le pays sans difficulté s'ils se soumettaient aux contrôles des devises (Country Reports 1989 1990, 1353). Toujours selon cette source, peu de personnes auraient été harcelées lors du retour au pays; il n'y aurait eu qu'un seul cas de détention d'opposant, arrêté à sa descente d'avion (Ibid.). Aucune information n'est disponible en ce qui concerne les contraintes particulières qui auraient été imposées lors des événements de l'automne 1990.

Le nouveau gouvernement intérimaire, formé d'éléments acceptables aux partis d'opposition, a pris des mesures pour empêcher le départ des anciens dirigeants du pays. Ainsi, les nouvelles autorités ont confisqué les passeports de l'ex-président Ershad, de ses ministres et de leur famille (FBIS-NES-90-240 13 décembre 1990, 38). Par ailleurs, certains opposants au régime Ershad pourraient être tentés de retourner au Bangladesh, profitant de l'actuelle libéralisation politique. Ainsi, Abdul Kader Siddiqui, un combattant de la Libération, en exil volontaire en Inde depuis 15 ans, est rentré au Bangladesh quelques jours après la démission d'Ershad (FBIS-NES-90-242 17 déc. 1990, 42). Kader Siddiqui a été toutefois mis sous arrêt le 17 janvier 1991, les autorités invoquant la Loi sur les pouvoirs spéciaux [Special Powers Act]. Selon une dépêche du journal londonien The Independent, le retour de Siddiqui a exacerbé les tensions entre certains partis politiques et les forces armées (The Independent 18 janv. 1991).

Les sources orales et écrites consultées ne contredisent pas l'ouverture que paraît adopter le gouvernement intérimaire envers les opposants au régime Ershad. D'ailleurs, le gouvernement Ahmed annonçait à la mi-janvier que 3 683 personnes emprisonnées sous le régime Ershad seraient libérées (The New York Times 16 janv. 1991). La libéralisation semble s'appliquer au retour d'opposants au régime Ershad. Comme le montre le cas Siddiqui, de nombreux dissidents au régime Ershad pourraient entrer au Bangladesh sans être importunés par les nouvelles autorités. Toutefois, s'ils s'impliquent activement dans les luttes politiques intérieures, ces opposants pourraient être la cible de groupes politiques rivaux ou d'actions policières en vue de contenir la violence politique. Selon l'organisation catholique Human Rights Committee for Justice and Peace à Dhaka, seules les personnes reconnues coupables de délits criminels pourraient être importunées lors de leur retour au Bangladesh (Human Rights Committee 18 fév. 1991). Il est cependant possible que sous le régime Ershad, des accusations criminelles aient été portées contre des opposants politiques. Amnesty International demeure préoccupé par les traitements que pourraient subir certains individus accusés sous de faux prétextes (Amnesty International 19 fév. 1991). Amnesty International est aussi soucieux du fait que le gouvernement puisse mettre en détention les personnes ayant exprimé leurs opinions de façon pacifique (Amnesty International ASA 13/WU 02/91).

5.                PERSPECTIVES A COURT TERME

Pour l'instant, on ne connaît pas très bien les orientations que prendra le Bangladesh dans les prochains mois. La fin du règne Ershad, la levée des mesures d'urgence et la formation d'un gouvernement intérimaire chargé d'organiser un scrutin démocratique ont amélioré le climat politique. Mais l'armée demeure l'arbitre du jeu politique. Selon Laurent Zecchini du journal Le Monde, dans sa lutte des dernières semaines contre le gouvernement Ershad, l'opposition a évité de porter des critiques trop acerbes contre l'institution militaire. Elle s'est surtout intéressée à la corruption et à l'autocratie du régime Ershad (Le Monde 6 déc. 1990, 8). L'arrestation de l'ex-président Ershad et de certains de ses proches, et l'annonce de l'établissement d'un tribunal spécial devant juger Ershad pour corruption laissent supposer que l'establishment militaire, bien que divisé sur ce point, a accepté de « sacrifier » Ershad afin de rétablir l'ordre public (Far Eastern Economic Review 27 déc. 1990). A l'exemple du Pakistan en 1988, les militaires semblent maintenant résignés à la tenue d'un scrutin national, initialement prévu pour le 2 mars, mais dont la date fut ramenée au 27 février (Times of India 24 déc. 1990, 7). Mais l'on craint que les principaux groupes politiques du pays (la coalition de huit partis entourant la Ligue Awami, celle de sept formations politiques dirigées par le PNB et les cinq partis alliés au Jammat-e-Islami) s'entre-déchirent au point d'ouvrir la voie à un retour des militaires.

La présente campagne électorale, comme celles qu'a déjà connues le pays, est marquée par des actes de violence. Des affrontements entre groupes politiques ont fait plus de 200 blessés lors du premier mois de la campagne électorale. Les groupes étudiants sont particulièrement impliqués dans ces affrontements (Times of India 7 janv. 1991, 7; FBIS-NES-90-247 24 déc. 1990, 42). Certains partisans de l'ancien président Ershad demeurent armés et acceptent mal la chute de ce dernier. Les tensions religieuses en Inde entre hindous et musulmans peuvent à tout moment avoir des répercussions au Bangladesh. Les affrontements que l'Inde a connus à propos de la mosquée d'Ayodhya ont eu des retombées au Bangladesh : le 31 octobre et le 1er novembre 1990, des musulmans ont incendié 11 temples hindous à Dhaka et à Chittagong. Le président Ershad avait d'ailleurs envoyé des militaires pour appuyer les forces policières afin de contenir la violence inter-religieuse (La Presse 2 nov. 1990, A12).

Malgré le départ d'Ershad, la situation sociale et politique du Bangladesh demeure toujours aussi préoccupante. Si les droits et les libertés politiques reprennent un souffle nouveau depuis le 6 décembre dernier, les difficultés énormes qui accablent le pays et les divisions au sein des partis demeureront pour longtemps des causes d'instabilité et de violence politiques.

6.            CHRONOLOGIE DES EVENEMENTS MARQUANTS

1990

10 octobre : Début des manifestations antigouvernementales.

17 octobre : Le gouvernement ferme les écoles et les universités pour une période indéterminée.

27 octobre : Le pays est paralysé par une grève nationale de quelques heures.

31 octobre - 1er novembre : Violence entre musulmans et hindous à Dhaka et à Chittagong.

10 novembre : Une nouvelle grève générale paralyse le pays.

20-21 novembre : L'opposition organise une grève nationale de 48 heures.

27 novembre :Le président Ershad décrète l'état d'urgence.

3 décembre :Ershad promet de démissionner avant la tenue de nouvelles élections.

4 décembre :Devant le refus de l'opposition à son « plan de paix », Ershad remet sa démission.

5 décembre :Le président de la Cour suprême, Shahabuddin Ahmed, est nommé à la vice-présidence du pays et se voit confier le mandat de former un gouvernement de transition.

9 décembre :Ershad réaffirme son intention de se présenter aux prochaines élections.

12 décembre : Ershad est arrêté et il est fait mention de la création d'un tribunal spécial pour juger l'ex-président.

14 décembre : Le vice-président Ahmed annonce que des élections législatives auront lieu le 27 février 1991.

7.                BIBLIOGRAPHIE

Amnesty International. 1989. Rapport 1989. Paris : éditions d'Amnesty International.

Amnesty International. (ASA 13/WU 02/90). 7 décembre 1990. « Bangladesh: Hundreds Detained Following State of Emergency ».

Amnesty International. (ASA 13/WU 02/91). 5 février 1991. « Bangladesh: Amnesty International Calls for Reforms to Protect Human Rights ».

Amnesty International. 19 février 1991. Entretien téléphonique avec un représentant, Toronto.

Andreassen, Bard-Anders et Eide. 1988. Human Rights in Developing Countries, 1987-88, Copenhague : Akademisk Forlag.

Associated Press. 1er décembre 1990. « Seven Killed in Bangladesh as Opposition Calls General Strike ».

Far Eastern Economic Review [Hong Kong]. 21 juin 1990. Kamaluddin, S. «Early Warning».

Far Eastern Economic Review [Hong Kong]. 27 décembre 1990. Kulkarny, V.G. « Armed Neutrality ».

FBIS-NES-90-204. 22 octobre 1990. « Student Activist Dies in Police Custody », AFP [Hong Kong], 20 octobre 1990.

FBIS-NES-90-210. 30 octobre 1990. « Opposition Arrests », AFP [Hong Kong], 29 octobre 1990.

FBIS-NES-90-240. 13 décembre 1990. « Ershad's Arrest, Passport Seizure Reported », Dhaka Overseas Services, 12 décembre 1990.

FBIS-NES-90-242. 17 décembre 1990. «Return of Exiled Politician Reported», Dhaka Domestic Service, 14 déc. 1990.

FBIS-NES-90-247. 24 décembre 1990. «AFP Reports Student Activists Killed», AFP [Hong Kong], 24 décembre 1990.

Human Rights Committee for Justice and Peace. 18 février 1991. Entretien téléphonique avec un représentant, Dhaka.

La Presse [Montréal]. 2 novembre 1990. « La violence religieuse continue ses ravages en Inde : 32 morts hier ».

La Presse [Montréal]. 6 décembre 1990. « Shahabuddin Ahmed, nommé vice-président du Bangladesh ».

La Presse [Montréal]. 13 décembre 1990. « Arrestation de l'ancien président Ershad ».

Le Devoir [Montréal]. 5 décembre 1990. « Ershad démissionne ».

Le Devoir [Montréal]. 21 décembre 1990. « Arrestation ».

Le Monde [Paris]. 5 décembre 1990. Zecchini, Laurent. « Le président Ershad annonce une série de concessions ».

Le Monde [Paris]. 6 décembre 1990. « Le président Ershad a annoncé sa démission ».

Le Monde [Paris]. 7 décembre 1990. « Le président Ershad a renoncé au pouvoir ».

Le Monde [Paris]. 12 décembre 1990. «L'unité du mouvement populaire a fait long feu».

Le Soleil [Québec]. 28 novembre 1990. « C'est l'état d'urgence au Bangladesh ».

Libération [Paris]. 11 octobre 1990. « Répression sanglante à Dacca ».

Libération [Paris]. 18 octobre 1990. « Bangladesh : universités ».

Libération [Paris]. 30 novembre 1990. « Les Bangladais défient la loi martiale ».

Reuters. 27 novembre 1990. « Bangladesh Opposition Leader Warns of Civil War ».

The Gazette [Montréal]. 12 décembre 1990. « Bangladeshi Police Ordered to Arrest President ».

The Gazette [Montréal]. 13 décembre 1990a. « Bangladeshi Authorities Arrest Former President ».

The Gazette [Montréal]. 13 décembre 1990b. Coll, Steve. «Poor Untouched by Ershad's Fall».

The Independent [Londres]. 18 janvier 1991. « Hero of Bangladeshi War is Under Arrest ».

The New York Times. 4 décembre 1990. « Bangladesh Chief Offers Concession to Opposition ».

The New York Times. 6 décembre 1990. «Bangladesh Picks an Interim Leader».

The New York Times. 9 décembre 1990. Crossette, Barbara. « Revolution Brings Bangladesh Hope ».

The New York Times. 16 janvier 1991. « New Government in Bangladesh Frees 151 ».

The Xinhua News Agency. 10 novembre 1990. « Opposition Parties Stage General Strike in Bangladesh ».

Times of India [New Delhi]. 24 décembre 1990. « 12 Hurt in Dhaka Varsity Blaze ».

Times of India [New Delhi]. 7 janvier 1991. « Fifty Hurt in Clashes in Bangladesh ».

U.S. Department of State. 1990. Country Reports on Human Rights Practices for 1989. Washington: U.S. Government Printing Office.

This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States.