Sri Lanka : information sur la fréquence des mariages forcés et protection offerte aux femmes (2004-2005)
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa |
| Publication Date | 9 January 2006 |
| Citation / Document Symbol | LKA100917.EF |
| Reference | 1 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Sri Lanka : information sur la fréquence des mariages forcés et protection offerte aux femmes (2004-2005), 9 January 2006, LKA100917.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/45f147683e.html [accessed 17 September 2023] |
| Disclaimer | This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States. |
Peu d'information sur la fréquence des mariages forcés au Sri Lanka a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches. Selon un article de 2004 paru dans le Reproductive Health Matters, dans le contexte du conflit armé au Sri Lanka, des jeunes femmes et des adolescentes ont été contraintes par leurs parents à se marier, car ces derniers [traduction] « croyaient que le mariage protègerait leurs filles contre une vulnérabilité sexuelle accrue » (1er mai 2004). L'auteure du rapport, Yasmin Tambiah, associée de recherche principale du Centre international d'études ethniques (International Centre for Ethnic Studies) à Colombo, a expliqué qu'au Sri Lanka, [traduction] « [une] femme ou une fille sexuellement compromise perd ses chances de se marier » et qu'en temps de guerre, des inquiétudes surviennent du fait [traduction] « [qu']une surveillance familiale et communautaire efficace de la sexualité est moins possible » (Reproductive Health Matters 1er mai 2004).
Dans une communication écrite du 3 janvier 2006 envoyée à la Direction des recherches, une doctorante de l'Université de Colombo, qui a étudié l'institution du mariage au Sri Lanka, a mentionné que le pays connaît un certain nombre de changements sociaux attribuables au conflit armé et au tsunami de décembre 2004 (3 janv. 2006a; doctorante 3 janv. 2006b). Par exemple, les enlèvements d'enfants commis par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (TLET) ont poussé des familles du Nord du Sri Lanka à [traduction] « marier leurs enfants tôt » (ibid.). La doctorante a admis que la question du mariage au Sri Lanka est [traduction] « complexe car elle touche à plusieurs religions et groupes ethniques », et elle ne connaissait aucune étude portant précisément sur la question des mariages forcés (23 déc. 2005). Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a signalé, dans un document de fond sur le Sri Lanka, que même si légalement une femme doit être âgée d'au moins 18 ans pour pouvoir se marier, [traduction] « les questions touchant au droit de la famille [...] sont réglées selon le droit coutumier de chaque groupe ethnique ou religieux » (Nations Unies avr. 2004, 51). Les musulmans suivent leurs propres pratiques en ce qui concerne l'âge minimum pour pouvoir se marier (ibid.).
Selon la doctorante, les mariages arrangés, soit par la publication d'une annonce soit par l'entremise des familles, sont courants au Sri Lanka (doctorante 23 déc. 2005). Dans certains cas, les parties peuvent être forcées de se marier pour obtenir des avantages financiers ou autre (ibid.). La doctorante n'a pas fourni davantage d'information à ce sujet. Aucune autre information sur les mariages forcés et arrangés n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.
Dans une proposition mise de l'avant en 2005 par un certain nombre de parlementaires du Royaume-Uni – faisant référence aux 1 000 mariages forcés survenus au cours des quatre années précédentes – la Grande-Bretagne a été pressée d'interdire cette pratique (BBC 5 sept. 2005). La ministre de l'Intérieur (Home Office Minister), la baronne Scotland, a déclaré aux journalistes que les mariages forcés n'étaient pas [traduction] « un problème propre à l'Asie du Sud-Est », et qu'ils touchaient un grand nombre de collectivités réparties à divers endroits de la planète, y compris au Sri Lanka (ibid.).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
British Broadcasting Corporation (BBC). 5 septembre 2005. « Forced Marriage "Could Be Banned" ». (Factiva) [Date de consultation : 3 janv. 2006]
Doctorante, University of Colombo, Sri Lanka. 3 janvier 2006a. Communication écrite.
_____. 3 janvier 2006b. Communication écrite.
_____. 23 décembre 2005. Communication écrite.
Nations Unies. Avril 2004. Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « Background Paper on Refugees and Asylum-Seekers from Sri Lanka ». Reproductive Health Matters. 1er mai 2004. Vol. 12. Yasmin Tambiah. « Sexuality and Women's Rights in Armed Conflict in Sri Lanka ». (Dialog)
Autres sources consultées
Deux sources orales n'ont pas répondu à une demande d'information dans les délais prescrits.
Sites Internet, y compris : Amnesty International, Asian Human Rights Commission, Asia-Pacific Human Rights Network, Comité international de la Croix-Rouge, Daily News, Home for Human Rights, The Island (Colombo), Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté, Norwegian Refugee Council, , United Kingdom Home Office, United States Department of State.