Pérou : information sur les activités et la situation actuelle du Sentier lumineux (Sendero Luminoso - SL); réponse de la police aux plaintes portées contre des membres du SL pour menace ou violence; mesures prises par les grandes entreprises pour protéger leurs employés contre l'intimidation ou la violence de la part de membres du SL

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 28 January 2004
Citation / Document Symbol PER42332.EF
Reference 7
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Pérou : information sur les activités et la situation actuelle du Sentier lumineux (Sendero Luminoso - SL); réponse de la police aux plaintes portées contre des membres du SL pour menace ou violence; mesures prises par les grandes entreprises pour protéger leurs employés contre l'intimidation ou la violence de la part de membres du SL, 28 January 2004, PER42332.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/41501c4d0.html [accessed 17 September 2023]
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Selon Patterns of Global Terrorism 2002, le Sentier lumineux (Sendero Luminoso - SL), que le Canada met sur sa liste d'organisations terroristes (Canada 13 févr. 2003), demeure actif même s'il a subi des pertes considérables au cours des années 1990 - ses rangs ont été [traduction] « grandement diminués » par les arrestations et les désertions (30 avr. 2003).

Plusieurs articles publiés depuis janvier 2003 affirment qu'il y a eu une augmentation des activités du SL (JIR janv. 2004, 22; Caretas 3 juill. 2003; IHT 24 juill. 2003), y compris des attaques armées (AFP 12 juill. 2003; ibid. 17 août 2003), du recrutement (JIR janv. 2004, 25) et du prosélytisme (IHT 24 juill. 2003). Toutefois, le SL n'est [traduction] « pas encore [...] en position de menacer l'État » (JIR janv. 2004, 22); l'étendue de sa force de combat et sa portée géographique demeurent limitées (IHT 24 juill. 2003; Latinamerica Press 30 juill. 2003).

Les estimations du nombre de militants armés du SL varient de 200, selon des représentants anonymes du gouvernement cités par l'International Herald Tribune (24 juill. 2003), jusqu'à 730, selon un rapport de mai 2003 de l'organisation non gouvernementale Conseil pour la paix (Consejo por la Paz) (AP 11 juin 2003; La Encuesta 20 mai 2003). On affirme également que le SL a une [traduction] « aile politique » qui compte environ 2 500 personnes (The Washington Post 23 mars 2003). Même si le groupe mène principalement ses opérations dans le Huallaga, l'Ene et l'Apurímac, régions productrices de coca (JIR janv. 2004, 23; Radio Netherlands 14 avr. 2003; Agencia Perú 26 janv. 2003), les services de renseignements militaires ont détecté une présence accrue du SL dans un certain nombre d'universités et la réactivation de cellules appartenant au Comité métropolitain (Metropolitan Committee) dans la région de Lima (JIR janv. 2004). En outre, le SL serait en « campagne de recrutement » (ibid., 25) et, dans certains cas, offre un salaire mensuel de 500 sols [186,05 $CAN (Banque du Canada 15 janv. 2004)] aux jeunes sans emploi à condition qu'ils s'enrôlent (Caretas 3 juill. 2003). Selon l'EFE, le SL a également infiltré des marches de protestation à Lima dans le but de gagner de nouveaux membres à cet endroit (7 avr. 2003).

Selon le Jane's Intelligence Review (JIR), le SL entreprend des démarches pour se débarrasser de sa réputation de groupe violent et pour stimuler l'appui populaire (JIR janv. 2004, 22-23). Par exemple, parmi les mesures prises à cet égard, mentionnons l'achat de denrées alimentaires auprès de personnes de la région, souvent à des prix élevés (ibid., 23), et l'octroi de prêts allant jusqu'à 500 $US aux paysans déplacés qui aimeraient exploiter leurs terres (ibid., 23-34; CAJ juill. 2003). Le groupe aurait aussi tenté d'infiltrer des syndicats ouvriers (APRODEH 9 mai 2003; Correo 8 mai 2003) et de bâtir une alliance avec des cultivateurs de coca (JIR janv. 2004, 23), et le JIR prétend que ces derniers sont en voie d'être organisés en [traduction] « bases de soutien » pour le SL (ibid.).

Outre ses activités prosélytiques et celles visant à inspirer la confiance, le groupe serait engagé dans une campagne axée sur la mise en liberté de ses membres emprisonnés (Latinamerica Press 30 juill. 2003; El Comercio 23 déc. 2003). La poursuite de cet objectif serait devenue la [traduction] « principale bataille » du chef du SL, Abimael Guzmán, et selon un ancien colonel de la police, Benedicto Jimenez, celui-ci est l'orchestrateur des attaques récentes du SL visant à appuyer cette campagne et à exercer de la pression sur les autorités (JIR janv. 2004, 25). Toutefois, d'autres personnes consultées par le JIR affirment que Abimael Guzmán a [traduction] « peu de contact, voire aucun » avec les dirigeants du SL sur le terrain, qui sont opposés à son accord de paix de 1993 avec le gouvernement et qui continuent de se livrer à des attaques (ibid.).

On compte parmi les gestes violents commis par le groupe depuis novembre 2002 l'enlèvement très médiatisé de 71 employés d'une société pétrolière d'Argentine dans le département d'Ayacucho en juin 2003 (ibid., 24; AP 11 juin 2003). Même si les otages ont été libérés sains et saufs en moins de deux jours (JIR janv. 2004, 24), le général Marco Miyashiro, chef d'une unité de police appelée Direction anti-terrorisme (Dirección Contra el Terrorismo - DIRCOTE), a décrit l'enlèvement de masse comme un « coup d'éclat publicitaire » (bombazo publicitario) pour le SL (Correo 16 juin 2003). Cette déclaration a été corroborée par Jaime Antesana, un spécialiste de la question du SL cité par le JIR, qui affirmait

[traduction]

[qu']avec cet enlèvement, le Sentier lumineux nous avertit qu'il est toujours dans les parages et qu'il n'est pas simplement constitué de purs et durs mourant de faim et incapables de mener des opérations. On ne peut parler de simple résurgence, car il s'agit d'un Sentier lumineux qui a survécu et qui annonce maintenant qu'il a de nouveaux alliés pour l'aider à poursuivre sa lutte armée (janv. 2004, 24).

En plus de cet incident, le SL aurait mené plus de 160 opérations dans le département d'Ayacucho au cours des quatre premiers mois de 2003 (Revista Cambio 16 juin 2003), qui comprenaient entre autres des attaques armées, du sabotage et de l'agitation politique (La Encuesta 20 mai 2003). Les articles des médias font également mention d'un certain nombre d'embuscades du SL en 2003 à l'endroit de patrouilles militaires ou de patrouilles de milices de paysans (EFE 13 juin 2003; AP 25 juin 2003; Miami Herald 18 août 2003; JIR janv. 2004, 22), y compris un incident survenu le 10 juillet 2003 au cours duquel cinq soldats et deux guides ont été tués à Matucana, en Ayacucho (AFP 12 juill. 2003; Miami Herald 18 août 2003). Selon le JIR, la capacité accrue du groupe à se livrer à des affrontements armés avec les forces de sécurité de l'État laisse croire que ses membres ont peut-être reçu une formation militaire auprès des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - FARC), connues pour avoir des liens avec le SL (janv. 2004, 24).

Aucune information concernant précisément la réponse de la police aux plaintes portées contre des membres du SL pour menace ou violence ni concernant les mesures prises par les grandes entreprises pour protéger leurs employés contre l'intimidation ou la violence de la part de membres du SL n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches. Toutefois, de nombreuses sources font mention de la réponse de l'État à l'augmentation des activités du SL (JIR janv. 2004, 26; AFP 17 août 2003; Notimex 21 juin 2003).

Dans la foulée des purges au sein des forces de sécurité et des services de renseignements de l'État à la suite du départ du président Alberto Fujimori en 2000 et de la baisse importante du budget alloué à la défense (JIR janv. 2004, 26), l'enlèvement des travailleurs de l'industrie pétrolière, en juin 2003, a incité le gouvernement d'Alejandro Toledo à déclarer qu'il révisera sa politique de sécurité et sa stratégie anti-insurrectionnelle (Notimex 21 juin 2003). En plus d'affecter jusqu'à 1 100 soldats à la traque des responsables de l'enlèvement de masse (AP 14 juill. 2003), le gouvernement a adopté un plan, en juillet 2003, pour combattre à la fois l'insurrection et le trafic de drogues (JIR janv. 2004, 26). Selon le JIR, le plan

[traduction]

prévoit plus de ressources pour la police et l'armé, le rétablissement de quatre bases des forces de sécurité dans des régions sous l'influence du SL, deux points de contrôle pour les fleuves Ene et Apurímac, la mise sur pied d'un Comité sur la paix et le développement qui se concentrera sur l'investissement social et la relance des activités des ronderos [milices de paysans] dans la région (ibid.).

En outre, en juin 2003, le gouvernement a annoncé que même s'il levait l'état d'urgence pour la majeure partie du pays (CAJ juin 2003; AFP 26 juin 2003), il demeurera en place dans toutes les régions où la présence du SL a été détectée : Junín, Ayacucho, Apurímac et une partie du Cusco (ibid.).

Plusieurs mentions de cas où les forces de sécurité de l'État ont agi contre le SL ont pu être trouvées parmi les sources consultées par la Direction des recherches (AFP 9 nov. 2003; ibid. 13 mars 2003; AP 17 juill. 2003), dont en voici des exemples.

En mars 2003, les autorités ont détenu Abimael Córdova Morales et trois autres personnes non identifiées soupçonnées d'être des dirigeants du SL (AFP 13 mars 2003). Ces quatre personnes ont été arrêtées dans la région amazonienne centrale (ibid.).

Le 4 juillet 2003, les forces de sécurité, qui cherchaient les responsables de l'enlèvement des travailleurs de l'industrie pétrolière, auraient tué Victor Quispe, soupçonné d'être un chef politique du SL, lors d'un affrontement avec des guérilleros de Satipo, au Junín (EFE 5 juill. 2003).

Le jour suivant, soit le 5 juillet 2003, Florentino Cerrón, aussi connu sous le nom de Marcelo et soupçonné d'être un haut dirigeant du SL, a été détenu à Huancayo, au Junín (DPA 7 juill. 2003). Il aurait été accusé d'avoir pris part à 122 assassinats, à 92 attaques armées et à 91 autres actes de violence (ibid.).

Le 17 juillet 2003, un guérillero du SL a été tué et cinq autres capturés lors d'un affrontement avec les forces de sécurité de l'État sur les berges de la rivière Yanabamba dans le département d'Ayacucho (AP 17 juill. 2003). Les rebelles étaient prétendument [traduction] « munis d'armes automatiques et ils transportaient de la pâte de coca brute » au moment de l'incident (ibid.).

En novembre 2003, les combats entre les forces de sécurité de l'État et les membre du SL dans le département du Junín auraient entraîné la mort de quatre guérilleros et la capture d'un homme que l'on croit être Jaime Zúñiga Córdova, alias Dalton, commandant adjoint des rebelles du SL dans les vallées de l'Ene et de l'Apurímac (AFP 9 nov. 2003). On le croit responsable de l'attaque survenue en octobre 1999 où un hélicoptère militaire a été abattu et quatre soldats tués (ibid.).

Le 4 décembre 2003, la police de Lima a détenu Florencio Luque Rafael, professeur à l'université nationale agraire de La Molina (Universidad Nacional Agraria de La Molina) soupçonné d'être membre du SL et recherché relativement aux meurtres de deux policiers (El Comercio 11 déc. 2003).

Toujours en décembre 2003, la police a libéré 12 Ashaninkas, autochtones apparemment tenus en esclavage par le SL dans la région amazonienne (AP 15 déc. 2003). L'opération de sauvetage a été menée par une escouade d'environ 50 commandos de la police qui ont évacué les captifs par hélicoptère pour ensuite détruire le camp où ils étaient détenus (ibid.). Quatre mois plus tôt, en août 2003, la police avait libéré un autre groupe de 24 Ashaninkas détenus par le SL aux environs des rivières Mayortepeni et Quirinquiari dans la vallée de l'Ene (Correo 7 sept. 2003).

Même si le SL a participé à l'attentat à la bombe du 20 mars 2002 près de l'ambassade américaine à Lima au cours duquel dix personnes ont perdu la vie (Patterns of Global Terrorism 2002 30 avr. 2003), aucune mention d'une attaque armée perpétrée par le groupe dans la capitale depuis janvier 2003 n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Sur leur site Internet respectif, ni l'Association pour la défense des droits de la personne (Asociación por la Defensa de los Derechos Humanos - APRODEH) ni le Coordonnateur national pour les droits de la personne (Coordinadora Nacional de Derechos Humanos - CNDDHH), deux organisations non gouvernementales situées à Lima, ne font mention de violence ou de harcèlement commis par des membres du SL dans la capitale depuis janvier 2003.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

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The Washington Post. 23 mars 2003. Scott Wilson. « Peruvian Guerrillas Fight New Battle in Court; Ruling May Free Shining Path Rebels, Rekindle Fading Maoist Insurgency ». (NEXIS)

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris :

24 Horas [Lima]. 2003-2004

Asociación Pro Derechos Humanos (APRODEH)

El Comercio 2003-2004

Coordinadora Nacional de Derechos Humanos

Cronología Andina [Lima]. « Perú ». Déc. 2002-nov. 2003

World News Connection (WNC)

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