Nicaragua : information sur le bataillon Benjamin-Zeledon, actif dans le sud du Nicaragua en 1978 et 1979; information indiquant si ce groupe ou d'autres groupes de guérilla sandinistes sont reconnus pour avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité avant que le gouvernement sandiniste n'ait été établi; situation actuelle, au Nicaragua, des anciens combattants de ce bataillon
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 5 April 2004 |
| Citation / Document Symbol | NIC42493.EF |
| Reference | 4 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Nicaragua : information sur le bataillon Benjamin-Zeledon, actif dans le sud du Nicaragua en 1978 et 1979; information indiquant si ce groupe ou d'autres groupes de guérilla sandinistes sont reconnus pour avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité avant que le gouvernement sandiniste n'ait été établi; situation actuelle, au Nicaragua, des anciens combattants de ce bataillon, 5 April 2004, NIC42493.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/41501c3e23.html [accessed 17 September 2023] |
| Disclaimer | This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States. |
Peu d'information sur le bataillon Benjamin-Zeledon a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches. Dans une communication écrite du 12 mars 2004 adressée à la Direction des recherches, un professeur de l'université du North Texas, qui a longuement étudié la politique au Nicaragua et la Révolution de 1982 et qui a beaucoup écrit à ce sujet, a fourni l'information suivante. Il a confirmé que le bataillon était affilié aux sandinistes, mais il ne disposait pas d'autres renseignements concernant les activités du groupe. Il a également affirmé qu'il n'était au courant d'aucun crime de guerre ni d'aucun crime contre l'humanité commis par le bataillon lors de l'insurrection, et qu'il ne se souvenait pas [traduction] « d'avoir lu quelque chose au sujet de problèmes de cette envergure ». Selon le professeur,
[traduction]
[g]énéralement, les sandinistes prenaient soin de ne pas s'aliéner la population civile car ils comptaient sur son aide ou, du moins, sur sa passivité. Le FSLN [Front sandiniste de libération nationale] avait tendance à cibler des militaires et d'autres forces de sécurité plutôt que des civils. Autant que je sache, les crimes de guerre commis pendant cette période ont été perpétrés par les opposants des sandinistes, soit par les forces gouvernementales (Garde nationale du Nicaragua). Les forces armées gouvernementales ont mené de nombreuses attaques au hasard contre des cibles civiles, par exemple au moyen de l'artillerie et de bombes incendiaires aériennes lancées sur des marchés et des villes.
Le 29 mars 2004, lors d'un entretien téléphonique, un professeur de l'université de l'Ohio a affirmé qu'il soupçonnait le bataillon Benjamin-Zeledon d'être l'un des six fronts que comptait la guérilla sandiniste, mais il ne pouvait confirmer cette information. La consultation de documents provenant de plusieurs organismes importants de défense des droits de la personne n'a révélé aucune autre information sur le bataillon.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Professeur, Département de sciences politiques, université de l'Ohio, Athens. 29 mars 2004. Entretien téléphonique.
Professeur, Département de sciences politiques, université du North Texas, Denton. 12 mars 2004. Communication écrite.
Autres sources consultées
Professeur de la Faculté latino-américaine de sciences sociales, à Guatemala, professeur d'histoire de l'Indiana University, professeur d'histoire et professeur de sociologie de l'université de Californie, à Berkeley, professeur d'histoire de l'université du Kansas, professeur de sciences politiques de l'université Southwestern, professeur de sciences politiques de l'université du Michigan.
Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), Département d'État des États-Unis, The Economist, European Country of Origin Information Network (ECOI), Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights Watch (HRW), World News Connections (WNC).
Publications: Nicaragua: Country Guide, Nicaragua: Revolution in the Family