Nigéria : protection offerte par l'État à une femme dont le petit ami est violent; information indiquant si le fait de vivre maritalement constitue une différence, et si le petit ami peut « légalement » blesser sa petite amie
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 4 June 2001 |
| Citation / Document Symbol | NGA36960.EF |
| Reference | 2 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Nigéria : protection offerte par l'État à une femme dont le petit ami est violent; information indiquant si le fait de vivre maritalement constitue une différence, et si le petit ami peut « légalement » blesser sa petite amie, 4 June 2001, NGA36960.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/403dd25ac.html [accessed 17 September 2023] |
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La directrice exécutive du Consortium des femmes du Nigéria (Women's Consortium of Nigeria – WOCON) a déclaré lors d'un entretien téléphonique qu'une femme dont le petit ami est violent ne peut s'attendre à être protégée par la police puisque ce genre de relation n'est pas reconnu par la loi musulmane, par le droit coutumier ni par la loi sur le mariage civil (1er juin 2001).
La directrice a mentionné que la police ne prend pas ces cas au sérieux puisque qu'elle les considère comme un problème conjugal (WOCON 1er juin 2001). Toutefois, elle a expliqué que si une femme était agressée par son petit ami, elle pouvait l'accuser de [traduction] « coups et blessures » s'il l'avait gravement blessée (ibid.). La directrice a ajouté qu'une femme pouvait aussi obtenir une ordonnance d'un tribunal interdisant au petit ami de lui rendre visite (ibid.). Cependant, elle a précisé que l'administration de la justice au Nigéria est interminable et qu'une affaire pouvait prendre des années à se régler (ibid.).
Selon la directrice exécutive, en théorie, une femme victime de mauvais traitements peut quitter son petit ami et déménager n'importe où au Nigéria, mais, en pratique, ce n'est pas toujours le cas puisque cela dépend des moyens financiers de la femme, du caractère [traduction] « dangereux » ou non de son petit ami et des [traduction] « relations » de celui-ci (ibid.).
La directrice exécutive a aussi déclaré qu'à la fin de mai 2001, le Projet Alerte (Project Alert), [traduction] « organisation non gouvernementale (ONG) de femmes qui donne de l'information sur la violence à l'égard des femmes et offre des services d'aide aux femmes victimes de violence », a ouvert le premier refuge pour femmes battues à Lagos (ibid.).
La directrice exécutive a souligné que le refuge venait juste d'ouvrir, qu'il ne pouvait offrir qu'une protection temporaire et que sa capacité d'accueil était difficile à déterminer (ibid.). Elle a aussi déclaré que les ONG de femmes avaient mis sur pied des programmes visant à sensibiliser les policiers au problème de la violence contre les femmes (ibid.).
Selon les Country Reports 2000, habituellement,
[traduction]
les cas signalés de violence conjugale sont courants, particulièrement ceux de brutalité conjugale. En règle générale, les policiers n'interviennent pas dans ces cas, qui font rarement l'objet de discussions publiques. Le code pénal permet aux maris d'utiliser la force physique pour punir leurs épouses, pour autant que cela n'entraîne pas des « lésions corporelles graves », définies comme la perte de la vue, de l'ouïe et de la parole, la défiguration ou autres blessures mettant la vie en danger. Un groupe de défense des droits de la femme a estimé que la violence conjugale se produit dans 20 p. 100 des relations adultes. Dans les régions plus traditionnelles du pays, les tribunaux et la police sont réticents à protéger les femmes qui accusent formellement leur époux, si le niveau de présumée violence ne dépasse pas les normes coutumières de la région [...].
Les femmes sont victimes d'une forte discrimination et de mauvais traitements [...] Les femmes célibataires sont particulièrement victimes de nombreuses formes de discrimination (2001).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Country Reports on Human Rights Practices for 2000. 2001. Département d'État des États-Unis. Washington, DC.
Women's Consortium of Nigeria (WOCON), Lagos. 1er juin 2001. Entretien téléphonique avec la directrice exécutive.
Autres sources consultées
Deux sources orales n'ont pas fourni d'information sur le sujet.
Site Internet :
Post Express Wired
Moteurs de recherche :
Lycos