Pérou : mise à jour de PER40695.E du 10 janvier 2003 sur le traitement réservé aux partisans ou aux membres du parti de l'ex-président Fujimori depuis son départ (2003)
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 2 May 2003 |
| Citation / Document Symbol | PER40164.EF |
| Reference | 2 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Pérou : mise à jour de PER40695.E du 10 janvier 2003 sur le traitement réservé aux partisans ou aux membres du parti de l'ex-président Fujimori depuis son départ (2003), 2 May 2003, PER40164.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/3f7d4df52a.html [accessed 17 September 2023] |
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Peu d'information sur le traitement réservé aux partisans de Fujimori, hors du contexte des affaires judiciaires, a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.
Les Country Reports 2002 énoncent que :
[traduction]
De nombreuses personnes liées à l'administration Fujimori ont été la cible d'enquêtes criminelles. La législation anti-corruption votée en 2000 a délégué aux autorités judiciaires des pouvoirs plus étendus en matière de détention de témoins et de suspects. Bon nombre de ceux qui ont été détenus en vertu de cette législation se sont plaints des motivations politiques sous-jacentes à leur arrestation (31 mars 2003, sect. 1d).
Au nombre des personnes menacées de [traduction] « sanctions judiciaires », on compte des [traduction] « journalistes de l'opposition et ceux qui gravitaient autour de Fujimori » (Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 2.a). Des dirigeants de journaux et de chaînes de télévision ont été emprisonnés pendant la tenue d'enquêtes sur leur complicité dans la manipulation de la couverture médiatique des activités de l'administration Fujimori (ibid.). L'organisation Reporters sans frontières s'est également inquiétée des mesures prises à l'égard des magnats de la télévision qui [traduction de Reporters sans frontières] « ont touché de fortes sommes pour défendre la candidature d'Alberto Fujimori à l'élection présidentielle du printemps 2000 » (Reporters sans frontières 23 avr. 2002). De plus, deux journalistes ont été attaqués par des membres du Front patriotique du Loreto à Iquitos, ville du Nord-Est, pour avoir prétendument appuyé Fujimori (ibid.). Le Front a également été responsable du licenciement de cinq employés pro-Fujimori de la chaîne de télévision par câble Canal 6, après que le groupe politique ait menacé d'endommager l'équipement de la chaîne (ibid.).
Gestion a fait état d'une affaire ayant impliqué quelques maires dénoncés pour leur appui à Fujimori dans les municipalités de la région de Lambayeque, au nord de Lima (15 janv. 2003). Selon Julio Lazo Gallo, du Parti aprista (Partido Aprista), un retard dans les procédures judiciaires entamées contre les maires leur permettra de terminer leur mandat sans être sanctionnés (Gestion 15 janv. 2003). Dans un article d'avril 2002, El Norte signale que le Congrès péruvien a voté la levée de l'immunité parlementaire de 18 ex-législateurs et d'un législateur en fonction, accusés d'avoir accepté de l'argent de Vladimiro Montesinos, collaborateur de Fujimori, en échange de leur appui au cabinet Fujimori ou pour financer leur propre campagne électorale (El Norte 7 avr. 2002). Les politiciens dénoncés ont été suspendus de toute fonction publique pendant la durée des procédures judiciaires (ibid.).
Néanmoins, des sources ont signalé qu'une vingtaine de partisans de Fujimori ont attaqué Gloria Cano, avocate spécialisée en droits de la personne, au bureau de l'Association pour la défense des droits de la personne (Asociacion por la Defensa de los Derechos Humanos - APRODEH) (Peru Indymedia 27 janv. 2003; AI 29 janv. 2003). De plus, l'APRODEH a signalé que des affiches faisant la promotion de sa campagne anti-impunité et anti-corruption, qui visait principalement Alberto Fujimori, ont apparemment été arrachées et détruites le 23 janvier 2003 par des partisans de Fujimori (fujimoristas) (23 janv. 2003). En réaction, des partisans de Fujimori, menés par Martha Chavez Cossio et Luz Salgado, ont prévu d'intenter des poursuites judiciaires contre l'APRODEH pour avoir violé le droit d'Alberto Fujimori à la présomption d'innocence, en l'accusant sans preuve d'avoir commis des crimes (Amigos de Villa 2 févr. 2003).
Dans un courriel du 30 avril 2003, une professeure adjointe de science politique de l'université George Mason, qui a beaucoup écrit sur le Pérou et qui termine actuellement un ouvrage traitant de la violence politique au Pérou, a affirmé ne pas être au courant d'incidents impliquant l'intimidation ou la [traduction] « persécution » de partisans de Fujimori. La professeure a fait remarquer qu'au contraire, des membres importants du régime Fujimori-Montesinos [traduction] « adhèrent [toujours] à des postes de pouvoir, particulièrement dans le milieu judiciaire, et tentent de faire échouer les efforts que fait l'État pour combattre la corruption » (30 avr. 2003).
Un article de mars 2003 signale que dans une proclamation vidéo, Alberto Fujimori a révélé qu'il se présenterait comme candidat à la présidence du Pérou lors des élections de 2006 (El Universal 31 mars 2003). Dans sa proclamation, diffusée à une foule de 500 partisans dans la ville de Huancayo, Fujimori a affirmé vouloir revenir au Pérou et faire de son parti la « force politique première » (la primera fuerza politica) (ibid.). Cependant, selon un bulletin de nouvelles d'avril 2003, le Congrès péruvien a récemment voté une modification à la Constitution qui empêcherait les candidats du parti politique de Fujimori d'accéder à la présidence (Star-Telegram 18 avr. 2003). La nouvelle loi semble compléter une décision antérieure du Congrès interdisant à Fujimori d'occuper toute fonction publique au Pérou pour les 10 années à venir (ibid.).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Amigos de Villa [Lima]. 2 février 2003. Vol. 6, no 5. « Fujimoristas alistan ofensiva ». Amnesty International (AI). 29 janvier 2003. « UA 31/03 Fear for Safety/Beating and Intimidation ». (Index AI : AMR 46/003/2003) Asociacion por la Defensa de los Derechos Humanos (APRODEH). 23 janvier 2003. « APRODEH denuncia intolerencia de fujimoristas ». Country Reports on Human Rights Practices for 2002. 31 mars 2003. « Peru ». Département d'État des États-Unis. Washington, DC. Gestion [Lima]. 15 janvier 2003. « Alcaldes fujimoristas denunciados acabaron sin sanciones ». El Norte [Barcelone, Venezuela]. 7 avril 2002. « Congreso levanta inmunidad a legisladores fujimoristas ». Peru Indymedia. 27 janvier 2003. « Fujimoristas agreden a la abogada de APRODEH ». Professeure adjointe de science politique, Université George Mason, Fairfax, Virginie. 30 avril 2003. Courriel.
Reporters sans frontières. 23 avril 2002. « Peru: Annual Report 2002 ». Star-Telegram. 18 avril 2003. « Impiden a los fujimoristas postularse a la presidencia ». El Universal [Caracas]. 31 mars 2003. « Fujimori lanza campana presidencial ». Autres sources consultées
Bases de données de la CISR
NEXIS
La Commission péruvienne des droits de la personne (Comision de Derechos Humanos - COMISEDH) n'a pas pu répondre a une demande d'information dans les délais prescrits.
Les tentatives faites pour joindre l'Institut de défense juridique (Instituto de Defensa Legal - IDL) ont été infructueuses.
Les tentatives faites pour joindre le Bureau de l'ombudsman (Defensoria del Pueblo) ont été infructueuses.
World News Connection (WNC)
Sites Internet, y compris :
Cadena Peruana de Noticias [Lima]
El Comercio [Lima]
La Cuarta [Santiago]
Human Rights Watch
Orlando Sentinel
Moteur de recherche :
Google
[Date de consultation : 22 avr. 2003]
[Date de consultation : 3 avr. 2003]
[Date de consultation : 22 avr. 2003]