Costa Rica : information concernant les « mâles-féminins » (travestis ou personnes transsexuelles) à San José, y compris la taille de leur communauté, leurs lieux de rencontre, le genre d'activités auxquelles ils participent et la protection à leur disposition contre la violence policière (2001 à mai 2003)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 15 May 2003
Citation / Document Symbol CRI41373.EF
Reference 2
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Costa Rica : information concernant les « mâles-féminins » (travestis ou personnes transsexuelles) à San José, y compris la taille de leur communauté, leurs lieux de rencontre, le genre d'activités auxquelles ils participent et la protection à leur disposition contre la violence policière (2001 à mai 2003), 15 May 2003, CRI41373.EF, available at: https://www.refworld.org/docid/3f7d4d873.html [accessed 17 September 2023]
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Concernant les lieux de rencontre et les activités des travestis, le site Internet CostaRica.com affirme que les prostitués de la 12e rue (Calle 12) à San José sont généralement des travestis ou des transsexuels (s.d.). A.M. Costa Rica mentionne que la Zone rouge (Zona Roja) au centre-ville de San José est fréquentée par des travestis qui [traduction] « font le trottoir » (12 déc. 2001). Selon le même article, on peut voir les travestis tard dans la nuit, après que les prostituées aient quitté le secteur (A.M. Costa Rica 12 déc. 2001).

Le 10 juillet 2001, La Nación a annoncé le meurtre de Jason Orlando Muñoz Zúñiga, qui était habillé en travesti au moment de sa mort. L'article mentionne également qu'il a été tué d'un coup de fusil de chasse tiré par une personne conduisant une camionnette alors qu'il s'approchait de la clinique biblique (Clínica Bíblica) (La Nación 10 juill. 2001). Le 13 juillet 2002, La Nación a signalé qu'un coiffeur styliste travesti nommé « Patricia » Pérez a été arrêté parce qu'il emploierait des prostitués mineurs dans un salon de beauté situé à Golfito, Puentarenas. Pérez a été arrêté après que des agents de police en civil aient négocié une entente avec lui, selon laquelle il leur trouverait deux jeunes qui leur fourniraient des faveurs sexuelles (La Nación 13 juill. 2002). Le 20 mars 2003, La Nación a mentionné qu'un groupe communautaire de Cartago a déposé une plainte auprès des forces de sécurité lorsque des travestis de San José se sont installés dans une rue près des ruines de la ville. Selon un porte-parole du groupe, la présence des travestis a [traduction] « eu un effet sur la moralité de la ville » (La Nación 20 mars 2003).

Un autre article de A.M. Costa Rica affirme qu'un bon nombre d'établissements associés à la prostitution, par exemple salons de massages et bars, au centre-ville de San José font l'objet de pressions accrues de la part de la police (A.M. Costa Rica 16 sept. 2002). Selon certains hommes d'affaires, cette pression vise les travestis qui se rencontrent dans certains des endroits sous surveillance (ibid.).

Le Bureau du protecteur du citoyen signale les faits suivants concernant les droits de la personne relativement à la situation des travestis, y compris leur traitement par la police, dans son rapport annuel pour 2001-2002 :

Même si la Municipalité de San José a financé, au mois d'août 2000, une étude visant à établir un diagnostic sur les principaux problèmes et besoins de ce groupe de population, et si le maire a déclaré en assumer la responsabilité et fait savoir qu'il demanderait une réunion avec le ministre de la Sécurité publique afin d'étudier la possibilité de déplacer les personnes travesties dans un autre secteur de San José, on ne connaît pas encore le résultat de cette initiative. Auparavant, le Bureau [du protecteur du citoyen] avait joué un rôle de médiateur dans le conflit travestis-habitants, mais à présent l'intervention [efficace] d'autres institutions publiques chargées de veiller au bien-être de tous les habitants et [...] [à] l'ordre public est nécessaire.

Cependant, comme nous l'avons dit ci-dessus, on a enregistré deux plaintes de personnes appartenant à ce groupe de population. L'une d'elle provient d'un détenu du centre d'Alajuela et l'autre des environs du quartier La Dolorosa, à San José, pour agression présumée et détention arbitraire. Les secteurs où ont eu lieu les arrestations sont des secteurs de travail nocturne. Il y a lieu de signaler que la diminution des plaintes coïncide avec une diminution notable du nombre de travestis dont l'activité est le travail sexuel.

Bien que le nombre de plaintes de ces personnes ait considérablement diminué par rapport au nombre de plaintes enregistrées en 2000-2001, le Bureau [du protecteur du citoyen] enquête sur deux plaintes pour arrestation arbitraire présumée à laquelle s'ajoutent des humiliations et des agressions dans les centres de détention, plus précisément au commandement d'Alajuela (dossier nº 11827-22-2001-QJ) et au commissariat no 5 de San José (dossier nº 11685-22-2001-QJ) (Costa Rica juin 2002).

L'information suivante a été fournie par le Centre de recherche et de promotion des droits de la personne en Amérique centrale (Centro de Investigación y Promoción para América Central de Derechos Humanos - CIPAC) dans une communication écrite du 12 mai 2003.

La communauté des travestis n'est pas très bien organisée au Costa Rica et elle n'a aucune affiliation politique. La seule organisation qui travaille avec cette communauté se consacre à la distribution de condoms aux travestis pour diminuer la propagation du sida.

Les travestis n'ont pas leur propre lieu de rencontre, mais ils se mêlent aux lieux fréquentés par les communautés gaie et lesbienne et participent à des spectacles de variétés dans des salles particulières. Environ 90 p. 100 des jeunes travestis exercent la prostitution parce qu'ils ont de la difficulté à se trouver du travail dans les bureaux ou les usines.

Concernant la protection offerte aux travestis maltraités par les agents de police, le CIPAC affirme qu'en théorie, les Costaricains vivent dans un pays où tous peuvent déposer une plainte pour abus d'autorité discriminatoire ou pour toute autre raison. Cependant, en pratique, la réponse qu'obtiendra la victime dépendra de l'autorité précise de qui elle veut obtenir justice.

Les travestis sont habituellement arrêtés ou détenus par la police pour des délits visés par les lois sur le vagabondage, comme les lois liées au vol ou à l'usage de drogues.

Les médias et la police ont essentiellement attribué les meurtres de travestis à la vente et au trafic de drogues.

Récemment, selon le CIPAC, les membres de la communauté des travestis ont été la cible de groupes de jeunes qui font feu sur eux dans les rues.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

A.M. Costa Rica [San José].16 septembre 2002. Vol. 2, no 183. « Massage Parlour Arrests May Hint at Crackdown ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

_____. 12 décembre 2001. « Man Sets World Record for Being Robbed Quickly ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

Centro de Investigación y Promoción para América Central de Derechos Humanos (CIPAC) [San José, Costa Rica]. 12 mai 2003. Communication écrite envoyée par le directeur exécutif et le directeur administratif.

Costa Rica. Juin 2002. Bureau du protecteur du citoyen. Informe anual 2001-2002. Traduit de l'espagnol vers le français par la Direction de la traduction multilingue, Bureau de la traduction, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Costa Rica.com. S.d. « Life in Costa Rica ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

La Nación [San José]. 20 mars 2003. « Contra travestis ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

_____. 13 juillet 2002. Adrían Meza G. « Travesti detenido en la zona sur por prostituir a menores ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

_____. 10 juillet 2001. « Homocidio ». [Date de consultation : 8 mai 2003]

Autres sources consultées

Bases de données de la CISR

LEXIS/NEXIS

World News Connection (WNC)

Sites Internet, y compris :

Amnesty International

Centro de Investigación y Promoción para América Central de Derechos Humanos (CIPAC)

Country Reports on Human Rights Practices for 2002

Defensoría de los habitantes

Gay Costa Rica

Human Rights Watch

International Gay and Lesbian Human Rights Commission

La Nación [San José]. Moteur de recherche

Moteur de recherche :

Google

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