Burundi : une milice tutsie appelée « Masekanya », y compris ses activités ainsi que ses méthodes de recrutement (2001-2003)
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 4 February 2003 |
| Citation / Document Symbol | BDI40655.F |
| Reference | 2 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Burundi : une milice tutsie appelée « Masekanya », y compris ses activités ainsi que ses méthodes de recrutement (2001-2003), 4 February 2003, BDI40655.F, available at: https://www.refworld.org/docid/3f7d4d5931.html [accessed 17 September 2023] |
| Disclaimer | This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States. |
Aucune mention d'une milice tutsie appelée « Masekanya » n'a pu être relevée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information. Par contre, des sources d'information font référence à un [traduction] « groupe extrémiste tutsi » (HRW 2003) appelé Puissance d'autodéfense Amasekanya (PA-Amasekanya) (ibid.; TEKA 16 janv. 2003; ibid. 21 janv. 2002; Nations Unies 17 janv. 2003).
Dans un communiqué, la Ligue burundaise des droits de l'homme (ITEKA) notait que « trois membres de PA-Amasekanya dont une dame ont été appréhendés et arrêtés ce dimanche 20 janvier 2002 par la gendarmerie nationale sur la route qui mène à Gatumba entre le lac Tanganyika et l'aéroport international de Bujumbura. Ces trois personnes participaient à "une manifestation non autorisée" » (ITEKA 21 janv. 2002). Le même communiqué ajoutait que la police burundaise « arrête et emprisonne souvent les membres et les sympathisants [de] AP-Amasekanya pendant leur cross [sport] dominical arguant qu'ils participent à une manifestation non-autorisée à travers leurs chansons anti-négociations [sur les accords] d'Arusha » (ibid.). Une autre source d'information évoquait l'arrestation le 2 mai 2002 de Diomède Rutamucero, président de PA-Amasekanya, après que son organisation avait tenu à Bujumbura une manifestation contre les accords d'Arusha et l'adoption de lois accordant l'immunité aux dirigeants politiques qui retournaient au pays (Nations Unies 17 janv. 2003). De son coté, l'ITEKA notait que PA-Amasekanya avait publié « une pétition signée par environ 1500 [...] membres et sympathisants dans laquelle ils rejettent l'Assemblée nationale de transition dernièrement mise en place » (21 janv. 2003). Encore plus récemment, soit le 16 janvier 2003, des membres de PA-Amasekanya ont manifesté à Bujumbura contre la présence du « médiateur dans le conflit burundais, le vice-président sud-africain, M. Jacob Zuma » (ITEKA 16 janv. 2003).
Joint par téléphone à Bujumbura le 22 janvier 2003, un journaliste de Netpress, agence de presse privée burundaise, a signalé que PA-Amasekanya est composé principalement de jeunes d'origine tutsie. Les membres de ce groupe organisent périodiquement, notamment les dimanches, des activités sportives (Nepress 22 janv. 2003). C'est au cours ou après ces activités qu'ils organisent également des manifestations pour dénoncer les accords de paix d'Arusha et les institutions mises en place à la suite de ces accords (ibid.). Étant donné qu'elles ne sont pas autorisées, ces manifestations sont souvent interrompues par les forces de sécurité et les membres de cette organisation sont souvent arrêtés (ibid.).
Le journaliste de Nepress a expliqué que c'est grâce aux activités sportives qu'ils organisent que les dirigeants de PA-Amasekanya réussissent à attirer les jeunes pour les recruter ensuite dans leur mouvement (ibid.).
Pour plus d'information sur PA-Amesekanya, veuillez consulter BDI38641.F du 28 mars 2002.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Human Rights Watch (HRW). 2003. World Report 2003. « Africa: Burundi ». Ligue burundaise des droits de l'homme (ITEKA). 16 janvier 2003. « Burundi- manifestation : PA-Amasekanya manifeste contre la venue des troupes étrangères au Burundi ». _____. 21 janvier 2002. « Burundi- manifestation : trois membres de PA-Amasekanya arrêtés par la gendarmerie ». Nations Unies. 17 janvier 2003. Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Réseau d'information régional intégré (IRIN). « Burundi: Chronology of Events During 2002 ». Nepress [Bujumbura]. 22 janvier 2003. Entretien telephonique avec un journaliste.
Autres sources consultées
Africa Confidential 2001-2002.
Africa Research Bulletin 2001-2002.
Bases de données de la CISR.
Dossier de pays du Centre des ressources. Burundi.
Keesing's Record of World Events [Cambridge] 2001-2002.
LEXIS/NEXIS.
Sites Internet, y compris :
Africatime.
Allafrica.
Amnesty International.
HRW.
ITEKA.
In-Burundi.net.
MISNA.
Nouvelles du Burundi.
ReliefWeb.