Zaïre : information sur la réaction de la population et des autorités face au nouveau zaïre (NZ) au Kasaï oriental et à Kinshasa
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 1 January 1997 |
| Citation / Document Symbol | ZAR25845.F |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Zaïre : information sur la réaction de la population et des autorités face au nouveau zaïre (NZ) au Kasaï oriental et à Kinshasa, 1 January 1997, ZAR25845.F, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6acfb87.html [accessed 17 September 2023] |
| Disclaimer | This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States. |
D'après un article paru dans Africa Confidential le 19 janvier 1996, la population du Kasaï oriental a unanimement refusé d'utiliser le nouveau zaïre (NZ) introduit sous le premier ministre Faustin Birindwa en 1993 (7). Selon la même source, alors que l'ancienne monnaie n'était plus utilisée nulle part ailleurs dans le pays, elle avait encore son cours dans le Kasaï, sauf pour le billet de 5 millions déjà banni par Étienne Tchisekedi.
D'après Courrier international, les habitants des deux Kasaï (oriental et Occidental) « refusent d'utiliser la monnaie émise par la Banque centrale et souhaiteraient ardemment se séparer du reste du pays » (7-13 nov. 1996, 8).
Dans un récent livre de Colette Braeckman intitulé Terreur Africaine, Burundi, Rwanda, Zaïre : Les racines de la violence, on peut lire qu'à Mbuji Mai, la capitale de la province du Kasaï oriental, « la monnaie de Kinshasa n'y a plus cours » (Braeckman 1996, 236).
Joint au téléphone le 7 janvier 1997, un correspondant du journal Tempête des Tropiques en poste à Washington et lauréat en 1994 du prix de la liberté de la presse internationale (International Freedom of the Press Award) décerné par le club national de la presse (National Press club) à Washington, qui est lui-même originaire du Kasaï, a expliqué qu'au début, le pouvoir central a réagi violemment contre la population qui a refusé le NZ. Par la suite, il s'est montré incapable d'empêcher l'utilisation de l'ancienne monnaie dans la mesure où il n'exerçait aucun contrôle sur l'économie de la région. La même source a indiqué que l'économie dans les deux Kasaï est dominée par les activités minières, surtout celle de l'exploitation des diamants et que seuls le dollar américain et l'ancien zaïre ont cours sur les marchés locaux.
Cette réponse a été préparée par la DGDIR à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la DGDIR a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse ne prétend pas être un traitement exhaustif du pays étudié, ni apporter de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.
Références
Africa Confidential [Londres]. 19 janvier 1996. Vol. 37, No 2. « Zaire: Kasaï Takes off ».
Collete Braeckman. 1996. Terreur africaine, Burundi, Rwanda, Zaïre : les racines de la violence. Bruxelles : Fayard.
Correspondant du Tempête des Tropiques à Washington, DC. (États-Unis). 7 janvier 1997. Entretien téléphonique
Courrier international. 7-13 novembre 1996. No 314. « Cette fois, Maréchal, c'est fini! »
Documents annexés
Africa Confidential [Londres]. 19 janvier 1996. Vol. 37, No 2. « Zaire: Kasaï Takes off », p. 6-7.
Collete Braeckman. 1996. Terreur africaine, Burundi, Rwanda, Zaïre : les racines de la violence. Bruxelles : Fayard, p. 236.
Courrier international. 7-13 novembre 1996. No 314. « Cette fois, Maréchal, c'est fini! », p. 8.