Zaïre : information sur l'attitude des autorités à l'égard des membres ordinaires et actifs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) au Kasaï oriental

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 1 January 1996
Citation / Document Symbol ZAR22843.F
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Zaïre : information sur l'attitude des autorités à l'égard des membres ordinaires et actifs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) au Kasaï oriental, 1 January 1996, ZAR22843.F, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6acf048.html [accessed 17 September 2023]
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L'information qui suit a été fournie par un représentant de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à Montréal, au cours d'un entretien téléphonique le 26 janvier 1996.

Il n'existe pas de harcèlement ou de persécution systématique des membres de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) au Kasaï oriental. Le simple fait qu'une personne soit membre de ce parti d'opposition ne la rend pas immédiatement vulnérable à des représailles des autorités. Aucun membre du parti ne se déplace avec une carte du parti de peur que celle-ci pourrait servir de prétexte aux militaires pour extorquer de l'argent au porteur, si jamais il devait être interpellé pour une raison ou une autre.

Toutefois, le Kasaï oriental est un terrain fertile pour l'opposition qui jouirait en particulier de l'appui des Lubas chassés du Shaba. Confronté à cette situation, le général Mobutu a confié le pouvoir local à des personnalités qui s'opposent à la tenue de manifestations de la part de l'opposition. En conséquence, les membres les plus actifs de l'UDPS, du moins ceux qui sont les plus visibles, sont plus vulnérables au harcèlement dont l'intensité varie au gré de la conjoncture politique. C'est le cas des militants de l'UDPS qui se présentent devant les autorités locales pour demander des permis de rassemblement et qui se heurtent au refus des autorités. Les membres de l'UDPS qui distribuent des tracts risquent également d'être interpellés, d'être fichés comme opposants et de faire l'objet d'extorsion.

Aucun permis n'est nécessaire pour tenir des réunions à caractère politique dans des résidences privées. Toutefois, il arrive que les militaires se rendent sur les lieux pour empêcher ou interrompre la tenue de réunions de l'UDPS et disperser les participants. Il arrive que certains des participants soient emmenés au commissariat pour interrogatoire. Parfois les militaires placent en garde à vue les dirigeants locaux d l'UDPS présents à la réunion pour quelques jours, voire trois ou quatre semaines, afin de les dissuader de poursuivre leurs activités politiques.

Cette réponse a été préparée par la DGDIR à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la DGDIR a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse ne prétend pas être un traitement exhaustif du pays étudié, ni apporter de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.

Référence

        Union pour la démocratie et le progrès social, Montréal. 26 janvier 1996. Entretien téléphonique avec un représentant.

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