Turquie : comment les problèmes politiques et religieux du pays influencent-ils le fonctionnement des écoles de 1980 à 1990?
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Research Directorate, Immigration and Refugee Board, Canada |
| Publication Date | 1 February 1990 |
| Citation / Document Symbol | TUR3581 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Turquie : comment les problèmes politiques et religieux du pays influencent-ils le fonctionnement des écoles de 1980 à 1990?, 1 February 1990, TUR3581, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6ac176c.html [accessed 17 September 2023] |
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1) EDUCATION
Depuis 1980, le gouvernement turc a pris des mesures pour centraliser la surveillance des universités en raison des affrontements violents qui s'y sont déroulés durant les années 1970. La Constitution et la loi sur les partis politiques interdisent aux professeurs d'être membres de partis politiques et de s'adonner à des activités politiques. Ainsi, les organismes politiques universitaires et étudiants sont interdits et les partis politiques ne sont pas autorisés à former des mouvements de jeunesse [Georges T. Kurian, Encyclopaedia of the Third World, 3rd ed., Vol. 3. (New York: Facts on File, Inc., 1987. ].
2) RELIGION
Malgré une population à 99 p. 100 musulmane, la Turquie est officiellement un état fondé sur le principe du sécularisme, dissociant la religion de l'état. Ce principe est réaffirmé dans la Constitution de 1982. La loi sur les partis politiques interdit la formation de partis politiques fondés sur les principes de la théocratie ou voulant établir, même partiellement, les fondements de la législation et de l'état sur des principes religieux.
Selon la Constitution, l'enseignement de l'Islam à tous les musulmans est obligatoire. Les cours sont dispensés par des enseignants laïcs à raison de deux heures par semaine, selon un programme d'études préparé par l'état. Des cours hors programme sur le Coran sont permis mais les textes utilisés doivent être approuvés par le gouvernement [Ibid., p. 2008-2009.].
Le Traité de Lausanne (1923) garantit aux minorités non-musulmanes l'accès de leurs enfants aux écoles séparées. Toutefois, ces groupes se sont plaints à maintes reprises des politiques et de la réglementation du gouvernement concernant le fonctionnement des écoles communautaires et de ses tentatives d'expropriation des établissements fournis par des organisations charitables [Ibid., p. 2009.].
RéFéRENCES