Turquie : information sur les Alevis, les différences entre eux et les Sunnis, ainsi que sur les pratiques religieuses qui leur sont spécifiques

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Research Directorate, Immigration and Refugee Board, Canada
Publication Date 1 January 1990
Citation / Document Symbol TUR3576
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Turquie : information sur les Alevis, les différences entre eux et les Sunnis, ainsi que sur les pratiques religieuses qui leur sont spécifiques, 1 January 1990, TUR3576, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6abde60.html [accessed 17 September 2023]
DisclaimerThis is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States.

 

Le terme Alevi désigne les "partisans de Ali", mouvement religieux shi'ite de Turquie [ Bersani J. et al. eds., Le grand atlas des religions, (Paris: Encyclopaedia Universalis, 1988), p. 395.]. Dix-huit pour cent de la population turque est shi'ite, pour la plupart de la secte Alevi [ Delury G.E. World Encyclopedia of Policial Systems and Parties, vol. II, (Londres: Facts on file, 1987), p. 1137.]. Les Alevis sont considérés comme hérétiques par les autres Musulmans puisque leurs croyances se basent sur des rituels agnostiques et puisque leurs pratiques religieuses sont secrètes; que par conséquent les Alevis ne fréquentent jamais les mosquées [ Bersani et al., ibid, p. 128.

Delury, ibid, p. 1137.].

                Les Alevis ont été les alliés du laïcisme kémalien qui les a protégé contre le fanatisme sunnite [ Bersali et al., ibid, p. 128.

Graf D. Türkei, (Zürich: Schweizerische Zentralstelle für Flüchtlingshilfe, 1989), p. 37 (voir traduction ci-jointe).]. A la fin des années 1970s, des conflits sanglants opposèrent Sunnis et Alevis dans les provinces de Malatya, Kahraman Maras, Sivas et Corum surtout et firent des victimes chez les Alevis Kurdes en particulier [ Graf, ibid, p. 37.]. En décembre 1978, 111 personnes furent tués et plus de 900 bâtiments détruits dans Kharaman Maras lorsque les deux sectes s'opposèrent à nouveau [Degenhardt, F. Revolutionary and Dissident Movements,( Londres: Longman, 1988),p. 380.]. En août 1980, 22 des perpétrateurs du massacre furent condamnés à mort, mais 9 d'entre eux furent acquittés en 1983 [ Ibid, p. 380.]. A çorum dans le nord de l'Anatolie, de nouvelles émeutes inter-sectes mènent à l'imposition d'un couvre-feu en mai 1980 lorsque 22 Alevis sont tués et des magazins appartenant à des Alevis sont brûlés [Ibid, p. 380.].

Depuis le coup d'Etat de 1980, le fondamentalisme islamique (sunnite) a refait surface et la pression sur les Alevis s'est renouvellée [ Graf, ibid, p. 37.]. Des enfants d'Alevi étaient, en 1987, forcés d'assister à des classes sunnites [ Helsinki Watch, State of Flux: Human Rights in Turkey, (New York et Washington: Helsinki Watch, 1987), p. 31.]. D'après l'ancien premier ministre turc Bulent Ecevit, des actes récents de fanatismes sunnites restés impunis démontre la tolérance de l'état envers l'harcèlement des Alevis [ Helsinki Watch, ibid, p. 31.].

Copyright notice: This document is published with the permission of the copyright holder and producer Immigration and Refugee Board of Canada (IRB). The original version of this document may be found on the offical website of the IRB at http://www.irb-cisr.gc.ca/en/. Documents earlier than 2003 may be found only on Refworld.

Search Refworld

Countries

Topics