Pologne : recrutement par la police polonaise d'informateurs parmi les personnes impliquées politiquement; sanctions à l'encontre des personnes refusant de collaborer
| Publisher | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Research Directorate, Immigration and Refugee Board, Canada |
| Publication Date | 1 July 1990 |
| Citation / Document Symbol | POL5916 |
| Cite as | Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Pologne : recrutement par la police polonaise d'informateurs parmi les personnes impliquées politiquement; sanctions à l'encontre des personnes refusant de collaborer, 1 July 1990, POL5916, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6abc820.html [accessed 17 September 2023] |
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Les Services secrets polonais sont connus pour avoir souvent utilisé le chantage afin d'élargir leur réseaux d'informateurs (Nelson, p.329). La police secrète est également connue pour avoir maintes fois «suggéré» la coopération aux détenus (Polish Helsinki Watch Committee, p.110). Avant les récents changements politiques en Pologne, de nombreuses personnes avaient été sauvagement battues en prison pour avoir refusé de donner des informations sur les autres (Ibid, p.112-129).
Les cas de violations des droits de la personne par la police (résultant parfois en la mort des opposants politiques) ont été nombreux au cours des années 1970 et pendant la loi martiale en Pologne (Vinton, 12 janvier 1990, p.28). Un récent article sur les réformes de la police indique que le public a exercé une forte pression sur le gouvernement afin qu'il mette fin aux pratiques politiques de la police (Vinton, 23 février 1990, p.12). Le département numéro trois des Services de sécurité avait en effet comme rôle de surveiller de près les activités de l'opposition (Vinton, 12 janvier 1990, p.25).
Une nouvelle loi a été récemment discutée en Pologne afin de protéger les citoyens contre l'utilisation des services policiers pour des fins politiques («Sejm Proposals»). Le département des Services de sécurité a été officiellement aboli par le Ministre des affaires intérieures, le communiste Kiszczak (Vinton, 23 février 1990, p.13). Une peine de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans est maintenant prévue pour les policiers ayant tenté d'extraire de l'information par la force (Ibid, p.14). Cependant, le nouveau Bureau de la protection de l'état (remplaçant les Services de sécurité) a toujours le pouvoir d'effectuer des arrestations préventives, d'interférer dans la correspondance, de filmer les suspects, d'écouter les conversations téléphoniques, d'utiliser des armes à feu dans certains cas et de protéger les secrets d'état («Police Reorganization»).
BIBLIOGRAPHIE
Nelson, Harold D.
Poland: A Country Study, Washington: The American University, Foreign Area Studies, January 1983, 483 pages.
«Police Reorganization», Report on Eastern Europe [Munich, Radio Free Europe], vol.1, no.16, 20 avril 1990, p.47.
Polish Helsinki Watch Committee
Poland Under Martial Law, Washington: U.S. Helsinki Watch Committee, 1983, 325 pages.
«Sejm Proposals on Interior Ministry Legislation», Uncensored Poland [Londres, G.B.], no.8, 26 avril 1990.
Vinton, Louisa
«Polish Internal Affaires Ministry Adapts to Changing Political System», Report on Eastern Europe [Munich, Radio Free Europe], vol.1, no.2, 12 janvier 1990, p.24-30.
Vinton, Louisa
«Sejm Opens Debate on Future of Police and Security Service», Report on Eastern Europe [Munich, Radio Free Europe], vol.1, no.8, 23 février 1990, p.12-16.