Mexique : 1) Information sur le parti appelé « Coordinatora Nacionale de Trabajadores de la Educación » 2) Information sur les manifestations de ce groupe les 06, 09 et 25 novembre 1989 3) Information sur une organisation appelée FCCN

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 7 February 1990
Citation / Document Symbol MEX3574
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Mexique : 1) Information sur le parti appelé « Coordinatora Nacionale de Trabajadores de la Educación » 2) Information sur les manifestations de ce groupe les 06, 09 et 25 novembre 1989 3) Information sur une organisation appelée FCCN, 7 February 1990, MEX3574, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6aac084.html [accessed 17 September 2023]
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1)             La «Coordinadora Nacional de Trabajadores de la Educación» (CNTE) est une faction dissidente du «Syndicato Nacional de Trabajadores de la Educación» (SNTE), le syndicat national des travailleurs de l'Education, une organisation d'envergure nationale d'un million de membres dont les dirigeants prêtent toujours allégeance au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui gouverne le pays [«PRI's control of unions challenged», Latin American Regional Reports, 4 mai 1989.]. La CNTE a demandé le limogeage du Sénateur Carlos Jonguitud Barrios, le président à vie du SNTE [Ibid.]. Vers la mi-février 1989, le congrès du SNTE a entériné la nomination du sénateur à la direction du syndicat. Ce geste amena la CNTE à déclencher une grève et à organiser des manifestations au début du mois de mars [Ibid.]. Bien que les employés de l'état n'aient pas le droit de grève, le débrayage a effectivement eu lieu et les dirigeants de la CNTE ont revendiqué la participation de 250 000 enseignants qui ont défilé devant le palais présidentiel à Mexico [Ibid.]. La grève était également motivée par des revendications salariales et a duré plusieurs semaines. Les 5 et 6 mai, les grévistes ont tenu six manifestations de masse organisées par la CNTE en collaboration avec d'autres centrales syndicales [«Parity with teachers sought by others», Latin American Weekly Report, 18 mai 1989, p. 5.]. En avril, le président du SNTE remet sa démission [«Teachers' Union Chief in Mexico Steps Down», The New York Times, 25 avril 1989, p. 12.]. Le 10 mai, la CNTE accepte une hausse salariale de 25 p. 100 en faveur des enseignants et la grève prit fin vers la mi-mai [«Pacto is starting to show the strain», Latin American Weekly Report, 25 mai 1989, p.5.]. Le 18 octobre 1989, la CNTE organisa une grève de trois jour pour réclamer une hausse salariale de 100 p. 100 et le respect de l'entente signée en mai [«400 000 Mexican teachers start three-day strike», Reuters, 17 octobre 1989; «Mexico teachers strike for 2nd day», Los Angeles Times, 19 octobre 1989, p. 26.].

2)             Le conflit du travail se poursuit en novembre. La grève affecte surtout les écoles du district fédéral et ceux de l'état du Michoac n. Des manifestations presque quotidiennes des enseignants paralysent la capitale, amenant le public a faire pression pour un règlement quelconque [«Rebel Teachers Back on Strike», Latin American Weekly Report, 23 novembre 1989, p. 9.]. Vers la fin de novembre, la SNTE conclue une entente avec le syndicat dissident en vertu duquel les enseignants du pré-scolaire et du primaire seraient mieux représentés au sein du SNTE. Le syndicat s'engage également à intercéder en faveur des grévistes auprès du ministère de l'éducation afin que ce dernier ne sévisse pas contre les enseignants qui ont participé à une grève illégale [«Dissident Teachers win Second Round», Latin American Weekly Report, 7 décembre 1989.]. Les élèves touchés par la grève dans le district fédéral devaient retourner en classe le 27 novembre. En ce qui concerne les enseignants du secondaire du district fédéral et du Michoac n, les négociations achoppaient toujours [Ibid.].

3)             Les sources dont dispose le CDCISR ne font aucune mention de l'existence d'une organisation appelée FFCCN.

RéFéRENCES

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