Israël : quels problèmes vivent les arabes qui habitent ou qui travaillent à Jérusalem?

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Research Directorate, Immigration and Refugee Board, Canada
Publication Date 1 August 1990
Citation / Document Symbol ISR6481
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Israël : quels problèmes vivent les arabes qui habitent ou qui travaillent à Jérusalem?, 1 August 1990, ISR6481, available at: https://www.refworld.org/docid/3ae6aabf7c.html [accessed 17 September 2023]
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A la suite de la guerre israélo-arabe de 1948, Jérusalem fut séparée en deux parties : l'est, sous influence jordanienne, et l'ouest, sous influence israélienne (Ata, 16). Cependant, lors du troisième conflit israélo-arabe de 1967, Israël occupa la partie est de Jérusalem, l'annexa de force et lui imposa une identité juive (Ibid.). Ata rapporte que «...20,000 Palestinians were expelled from East Jerusalem on the pretext of lack of space, whilst at the same time 5,000 Jews took their place (Ibid.).

Comme le souligne Dakkak, Jérusalem-est est devenue un endroit touristique alors que la partie ouest un endroit où l'on vit et travaille (139). Les palestiniens vivant dans Jérusalem doivent avoir une carte d'identité leurs permettant d'être résidents israéliens et leurs permettant également le droit de participer aux élections municipales seulement et non pas aux élections parlementaires israéliennes (Dakkak, 141). Cette carte d'identité donnent le droit à des services sociaux en tant que résidents (Ibid.). Les palestiniens vivant à Jérusalem-est doivent également avoir un passeport jordanien avec tout les droits que procure un tel passeport (Ibid.). Comme le rapporte Dakkak, «These are the contradictions the Jerusalemite has to take into account as he decides what is a safe course to steer if he is to avoid coming into collision with the security conditions of either party» (141). Ainsi, les habitants palestiniens de Jérusalem doivent tantôt se plier aux lois israéliennes, et tantôt aux lois jordaniennes.

Une source orale de l'Université Carleton rejointe par téléphone le 3 août 1990, corrobore les informations sus-mentionnées. Cette source soutient également que les arabes qui vivent dans la partie ouest de Jérusalem sont considérés comme citoyens israéliens. Les arabes qui vivent dans la partie est de Jérusalem, annexée par Israël en 1967, ne sont que partiellement considérés citoyens israéliens. Ils payent des taxes au gouvernement israélien. Une des différences qui existe entre les arabes qui vivent dans Jérusalem-est et ceux vivant dans les territoires occupés, est l'absence de la présence militaire israélienne dans le cas du premier.

BIBLIOGRAPHIE

Ata, Ibrahim, The West Bank Palestinian Family, London: Sydney and Henley Edition, 1986.

Dakkak, Ismael, «Jerusalem via Dolorosa», Journal of Palestine Studies, vol. XI, no. 1, 1981, pp. 137-152.

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