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Ouganda : information sur l'Opération Wembley (Operation Wembley) lancée en juin 2002 et devenue l'Unité de répression des crimes violents (Violent Crime Crack Unit - VCCU) en 2003 (juin 2002-mars 2004)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 12 March 2004
Citation / Document Symbol UGA42494.EF
Reference 2
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Ouganda : information sur l'Opération Wembley (Operation Wembley) lancée en juin 2002 et devenue l'Unité de répression des crimes violents (Violent Crime Crack Unit - VCCU) en 2003 (juin 2002-mars 2004), 12 March 2004, UGA42494.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/41501c6a1c.html [accessed 29 July 2016]
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Lancée en juin 2002 (HRW 2003; Country Reports 2003 25 févr. 2004, sect. 1c; AI 14 oct. 2003), l'Opération Wembley (Operation Wembley) – de son nom de code – est une [traduction] « équipe conjointe de sécurité composée [d'effectifs] des services de renseignement, de la police et de l'armée » (ibid. 2003), qui visait à combattre les crimes violents au pays (ibid.; HRW 2003; Country Reports 2003 25 févr. 2004).

Toutefois, différentes sources ont mentionné que ses membres ont participé à des meurtres extrajudiciaires et ont maltraité des civils (AI 14 oct. 2003; New Vision 30 mai 2003; HRW 2003; The Monitor 25 févr. 2003). Reprenant les propos de Veronica Eragu Bichetero, commissaire des droits de la personne de l'Ouganda, un article du 25 février 2003 du Monitor signalait que durant l'Opération Wembley, les forces de sécurité ont commis des atrocités, par exemple [traduction] « en utilisant des pinces pour arracher les ongles des doigts des suspects lors d'interrogatoires et en écrasant les parties génitales des suspects pour les forcer à avouer ». Elle a également mentionné que les forces de sécurité, y compris celles de l'Opération Wembley, [traduction] « ont plongé le pays dans l'anarchie en torturant des suspects » (New Vision 25 févr. 2003).

Selon le rapport annuel de 2003 d'Amnesty International (AI), [traduction] « les personnes arrêtées au cours de l'Opération Wembley ont été détenues sans être accusées [...]. En novembre, environ 450 suspects avaient été arrêtés et près de 200 d'entre eux devraient subir un procès devant des tribunaux militaires composés d'officiers supérieurs de l'armée ».

Même si l'Opération Wembley a été dissoute et remplacée par l'Unité de répression des crimes violents (Violent Crime Crack Unit – VCCU) en 2003 (AI 14 oct. 2003; Country Reports 2003 25 févr. 2004, sect. 1.c; The Monitor 29 févr. 2004; ibid. 26 juill. 2003), diverses sources ont mentionné que cette dernière a également enfreint les droits de la personne à l'endroit de civils (Country Reports 2003 25 févr. 2004, sect. 1.a et 1.c; Parlement européen 2003; AI 14 oct. 2003).

Selon un rapport du 14 octobre 2003 d'AI, [traduction] « la détention sans contact avec l'extérieur, l'extraction d'information et de confessions au moyen de la torture et de traitements dégradants semblent être des pratiques courantes qui sont encore utilisées par les agents de la VCCU ».

The Monitor, journal de Kampala, a signalé ce qui suit :

[traduction]

En janvier [2003], l'Opération Wembley, dans le cadre de laquelle les forces de sécurité pouvaient arrêter et instruire devant une cour martiale les civils trouvés en possession de biens militaires, a été retirée et remplacée par la VCCU, qui utilisait également les tribunaux militaires pour instruire les suspects. La VCCU a arrêté et détenu au moins 500 suspects sous divers chefs, notamment pour terrorisme, vol avec circonstances aggravantes, meurtre, possession illégale d'armes à feu et désertion (29 févr. 2004).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.

Références

Amnesty International (AI). 2003. « Uganda ». Amnesty International Report 2003. [Date de consultation : 11 mars 2004]

_____. 14 octobre 2003. Uganda: Summary of Human Rights Concerns. (Index AI : AFR 59/011/2003). [Date de consultation : 11 mars 2004]

Country Reports on Human Rights Practices for 2003. 25 février 2004. Département d'État des États-Unis. Washington, D.C. . [Date de consultation : 10 mars 2004]

Human Rights Watch (HRW). 2003. « Uganda ». Human Rights Watch World Report 2003. [Date de consultation : 11 mars 2004]

The Monitor [Kampala]. 29 février 2004. Badru D. Mulumba. « Is ISO Overstepping Its Mandate? ». [Date de consultation : 11 mars 2004]

_____. 26 juillet 2003. Alex B. Atuhaire et Nelson Naturinda. « Anne Mugisha Father Arrested ». [Date de consultation : 11 mars 2004]

_____. 25 février 2003. Sheila Kulubya. « Govt Urged to Train Police in Interrogation ». (Dialog)

New Vision [Kampala]. 30 mai 2003. « Uganda: Rights Group Accuses Security Forces of Killing Civilians ». (Dialog)

_____. 25 février 2003. Ssejjoba, Eddie. « Op Wembley Irks Rights Body ». (Dialog)

Parlement européen. 2003. Édition provisoire : 07/03/2002. Textes adoptés par le Parlement. « Uganda ». (p5-TA-PROV (2003)0341). [Date de consultation : 11 mars 2004]

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