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Djibouti : information sur le traitement réservé aux femmes célibataires, divorcées ou qui vivent seules, y compris l'accès au logement, à l'emploi et aux services sociaux; services de soutien offerts par le gouvernement, y compris la possibilité d'obtenir de l'aide financière de l'État afin de retourner aux études

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 6 March 2013
Citation / Document Symbol DJI104308.F
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Djibouti : information sur le traitement réservé aux femmes célibataires, divorcées ou qui vivent seules, y compris l'accès au logement, à l'emploi et aux services sociaux; services de soutien offerts par le gouvernement, y compris la possibilité d'obtenir de l'aide financière de l'État afin de retourner aux études, 6 March 2013, DJI104308.F, available at: http://www.refworld.org/docid/51c989504.html [accessed 27 July 2016]
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1. Contexte général

Dans le rapport de l'Enquête djiboutienne sur la santé de la famille, effectuée entre 2002 et 2003 par la Direction de la statistique et des études démographiques de Djibouti et réalisée dans le cadre du Programme de la santé de la famille arabe, un projet géré par la Ligue des États arabes, on peut lire ce qui suit :

Au chapitre des chefs de ménage, on constate que la proportion des femmes chef[s] de ménage est relativement élevée aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural et nomade : près d'un chef de ménage sur quatre (23,4%) est une femme; et, d'après les résultats de l'enquête, 65,6% de ces femmes sont veuves, 9,8% sont divorcées et 8,8% sont célibataires (Djibouti et Ligue des États arabes avr. 2004, 19, 30).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches le 18 février 2013, un représentant de l'Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD) a déclaré que son organisation n'avait jamais eu connaissance de cas de femmes célibataires vivant seules à Djibouti, à part les cas de veuves ou de prostituées. Il a ajouté que, selon « les traditions ethniques [djiboutiennes], une femme non mariée vit chez ses proches : parents, frères ou soeurs. Elle ne peut pas vivre seule de crainte d'être aussitôt considérée comme une prostituée » (18 févr. 2013). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'autre information allant en ce sens.

Les traditions et les stéréotypes continuent d'avoir une influence sur les rôles que peuvent jouer les femmes au sein de la société djiboutienne (UNFD avr. 2011, 9; FIDH et LDDH [2011]; Nations Unies 2 août 2011, paragr. 16). Un rapport publié en 2011 par le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes des Nations Unies souligne « la persistance des normes, pratiques et traditions préjudiciables, ainsi que d'attitudes patriarcales et de stéréotypes profondément enracinés concernant les rôles, les responsabilités et l'image attribuées [sic] aux femmes et aux hommes dans tous les domaines de la vie » (ibid.).

2. Accès à l'emploi

Le représentant de l'ARDHD a affirmé que, bien qu'une femme célibataire ne puisse pas vivre seule, elle pourrait néanmoins obtenir un emploi (18 févr. 2013). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'autre information sur la situation des femmes célibataires sur le plan de l'emploi.

Le recensement de 2009 réalisé par la Direction de la statistique et des études démographiques montre que 70,6 p. 100 des femmes étaient au chômage, comparativement à 55,5 p. 100 des hommes (Djibouti 2012b, 41). De son côté, la Banque africaine de développement souligne qu'à Djibouti, le taux d'emploi des femmes était d'environ 12 p. 100 en 2010 (BAD août 2011, 6).

Des sources soulignent que les Djiboutiennes sont sous-représentées dans les postes de responsabilité (FIDH et LDDH [2011]; Djibouti sept. 2009, 9). Selon le ministère de la Promotion de la femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales (MPF) de Djibouti, des contraintes culturelles, traditionnelles, politiques et économiques nuiraient aux possibilités pour les femmes d'obtenir ces postes (ibid.).

Des sources affirment que la majorité des femmes travailleraient dans le secteur informel (É.-U. 24 mai 2012, 18; Nations Unies 21 juill. 2011). Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes des Nations Unies souligne qu'un grand nombre de femmes occupent un emploi non rémunéré ou faiblement rémunéré dans le secteur informel et ne bénéficient d'aucune protection sociale (ibid. 2 août 2011, paragr. 28.b). Selon un rapport publié par le MPF en 2009, en ce qui a trait à « l'accès au crédit, les banques restent des endroits inaccessibles aux femmes » (Djibouti sept. 2009, 11). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'autre information allant dans le même sens.

Toutefois, les Country Reports on Human Rights Practices for 2011 du Département d'État des États-Unis signalent que le gouvernement de Djibouti encourage les femmes à intégrer le secteur des petites entreprises en leur facilitant l'accès au microcrédit (É.-U. 24 mai 2012, 18). D'après un bilan publié en 2013 par l'Union pour la majorité présidentielle (UMP), la coalition actuellement au pouvoir (African Elections Database 14 avr. 2011), parmi les 9 780 personnes qui ont profité des programmes de microcrédit, on compte 6 485 femmes (UMP févr. 2013, 17). Toujours selon ce bilan, « environ 3 000 petites activités génératrices de revenus au profit des femmes exerçant dans le secteur informel » ont été mises sur pied grâce au microcrédit (ibid.).

Le MPF explique que, bien que les efforts déployés par les autorités djiboutiennes pour intégrer la femme djiboutienne dans l'économie soient « significatifs », des améliorations seraient nécessaires, notamment concernant les aspects suivants :

L'inadéquation des conditions d'accès au crédit des institutions de micro finance par rapport aux secteurs informels où les activités de la femme sont importantes;

L'insuffisance de la promotion et de la valorisation de l'entreprenariat féminine [sic] (création d'entreprise PME-PMI) dans la gestion des micros entreprises;

L'insuffisance de l'appui conseil et de l'accompagnement des bénéficiaires des différents crédits (micro-crédits ou autres institutions de crédit);

Le renforcement de la capacité d'intervention et de vulgarisation des fonds de soutien de l'État ou autres partenaires en veillant à leur utilisation efficace;

Le renforcement de l'appui à la transformation et à la commercialisation des produits artisanaux afin de les rendre plus compétitifs sur le marché national voire même international;

La création d'une structure chargée d'analyser et d'orienter le recrutement des femmes diplômées;

La vulgarisation et la promotion des mesures et lois offertes par l'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI);

La fourniture d'une assistance fiscale et comptable aux femmes entrepreneurs;

Le renforcement des dispositifs actuels des caisses d'épargne et de crédit (Djibouti avr. 2009, 27-28).

En octobre 2012, le gouvernement de Djibouti a publié un décret portant création de la Commission nationale de microfinance (CNMF) (Djibouti 2012a, art. 2). Cette dernière a pour objectif principal « de faire de la micro-finance un véritable instrument de lutte contre la pauvreté en République de Djibouti en favorisant l'auto-emploi et l'emploi des femmes et des jeunes par leur accès à des services abordables et efficaces de crédits de proximité » (ibid.). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'information sur la mise en application des dispositions contenues dans le décret portant création de la CNMF.

3. Accès à l'éducation

Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'information indiquant si les femmes vivant seules peuvent obtenir de l'aide financière de l'État afin de retourner aux études.

Selon un rapport de l'UNESCO, « Djibouti fait encore face à un défi en termes de la scolarisation des filles; 9 sont scolarisées au primaire pour 10 garçons, en deçà de la moyenne régionale, déjà basse » (Nations Unies [2012]). La priorité, en matière d'éducation, est donnée aux garçons, notamment parce qu'ils sont considérés comme de futurs chefs de ménage (FIDH et LDDH [2011]; Djibouti 16 avr. 2010, paragr. 204). Afin de favoriser la scolarisation des filles, le gouvernement de Djibouti a pris diverses mesures, dont « [l]a distribution de vivres aux familles qui scolarisent leurs filles, la redynamisation des cantines scolaires, la construction de dortoirs réservés aux filles notamment en milieu rural » (ibid., paragr. 184).

La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) affirment qu'en ce qui concerne les droits des femmes, les autorités djiboutiennes ont réalisé des progrès, entre autres par la « mise en place depuis 2004 d'un Cadre d'action pour la promotion de l'éducation des filles (CAPEF), ainsi que des programmes d'alphabétisation des adultes, ciblant particulièrement les femmes » (FIDH et LDDH [2011]). Dans un rapport publié en décembre 2009, le MPF de Djibouti souligne que les programmes d'alphabétisation sont assurés par les organisations tant publiques que privées, dont les deux principales sont le MPF et l'Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD) (Djibouti déc. 2009, 19). D'après le gouvernement de Djibouti, entre 2001 et 2009, 17 000 filles et femmes auraient participé à un programme d'alphabétisation (ibid. 16 avr. 2010, paragr. 185). Selon le rapport de la Banque africaine de développement, le taux d'alphabétisation des femmes âgées de 15 à 49 ans était de 47 p. 100 en 2010 (BAD août 2011, 6).

Par ailleurs, le rapport du MPF signale que certaines organisations privées feraient payer des frais de 1 000 francs djiboutiens (environ 6 dollars canadiens [XE 25 févr. 2013]) par mois pour les cours d'alphabétisation; le rapport ne précise toutefois pas si le MPF et l'UNFD exigent des frais pour les programmes d'alphabétisation qu'ils offrent (Djibouti déc. 2009, 19). Toujours d'après le MPF, la majorité des bénéficiaires des programmes d'alphabétisation sont des chômeurs; le MPF ne fournit toutefois pas d'information sur le nombre de personnes qui auraient trouvé un emploi à la fin du programme d'alphabétisation (ibid., 36). Néanmoins, en ce qui concerne l'efficacité des programmes d'alphabétisation, le rapport du MPF souligne ceci :

Les difficultés existent et on peut les résumer comme suit : manque de locaux fait[s] à cet effet, actuellement l'alphabétisation se fait dans les locaux et les mobiliers de l'éducation nationale, ces locaux comme ces mobiliers ne sont pas du tout adapté[s] aux adultes, ce sont des locaux et matériels déjà suffisamment utilisé[s] par les enfants, ont atteint leur capacité maximum. D'où d'ailleurs une forte usure et dégradation à la fois du matériel et des locaux.

L'autre problème qui se pose c'est l'impossibilité d'adapter les horaires à la disponibilité des alphabétisés, ajouté[s] à cela une insuffisance des moyens financiers mis à la disposition des programmes d'alphabétisation, manque d'organes de coordination, manque de formation du personnel enseignant (ibid., 9).

D'autres programmes de formation sont offerts aux femmes, surtout dans des domaines traditionnellement considérés comme réservés aux femmes (ibid., 19; Nations Unies 2 août 2011, paragr. 26.c; UNFD avr. 2011, 8). L'UNFD souligne qu'en plus de programmes d'alphabétisation, elle offre des cours de couture, de broderie, de cuisine ainsi que de gestion de salon de coiffure et d'esthétique (ibid., 7). Également, d'autres associations donnent des cours de couture ou de cuisine aux femmes, et de menuiserie ou de maçonnerie aux garçons (Djibouti déc. 2009, 19). Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes des Nations Unies souligne que le fait que les formations offertes aux Djiboutiennes soient principalement circonscrites dans les domaines traditionnellement réservés aux femmes « risque de confiner celles-ci dans des emplois mal rémunérés » (Nations Unies 2 août 2011, paragr. 26.c).

Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a pas trouvé d'information indiquant si les femmes vivant seules peuvent avoir accès à un logement.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

African Elections Database. 14 avril 2011. « Elections in Djibouti ». [Date de consultation : 1er mars 2013]

Association pour le respect des droits de l'homme à Djibouti (ARDHD). 18 février 2013. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches par un représentant.

Banque africaine de développement (BAD). Août 2011. Groupe de la Banque africaine de développement. Djibouti : document de stratégie-pays 2011-2015. [Date de consultation : 14 févr. 2013]

Djibouti. 2012a. Décret n°2012-219/PR/SESN portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de microfinance (CNMF). [Date de consultation : 27 févr. 2013]

_____. 2012b. Direction de la statistique et des études démographiques (DISED). Annuaire statistique de Djibouti. Édition 2012 : résultats de 2011. [Date de consultation : 27 févr. 2013]

_____. 16 avril 2010. Examen des rapports présentés par les États parties en vertu de l'article 18 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Rapport initial, deuxième et troisième rapports périodiques combinés des États parties : Djibouti. [Date de consultation : 25 févr. 2013]

_____. Décembre 2009. Ministère de la Promotion de la femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales (MPF). État des lieux de l'alphabétisation en République de Djibouti. [Date de consultation : 25 févr. 2013]

_____. Septembre 2009. Ministère de la Promotion de la femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales (MPF). Plan d'action triennal (2010 - 2012). [Date de consultation : 25 févr. 2013]

_____. Avril 2009. Ministère de la Promotion de la femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales (MPF). Rapport national d'évaluation quinquenal de mise en application du programme d'action de Beijing+15. [Date de consultation : 25 févr. 2013]

Djibouti et Ligue des États arabes. Avril 2004. PAPFAM - Rapport final. [Date de consultation : 14 févr. 2013]

États-Unis (É.-U.). 24 mai 2012. Department of State. « Djibouti ». Country Reports on Human Rights Practices for 2011. [Date de consultation : 14 févr. 2013]

Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). [2011]. « "Cahiers d'exigences" pour le respect des droits des femmes au Djibouti ». [Date de consultation : 18 févr. 2013]

Nations Unies. [2012]. Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). « Fiche EPT Djibouti ». [Date de consultation : 25 févr. 2013]

_____. 2 août 2011. Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes. Observations finales du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes : Djibouti. (CEDAW/C/DJI/CO/1-3) [Date de consultation : 22 févr. 2013]

_____. 21 juillet 2011. Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes. Les experts du CEDEF saluent les progrès à Djibouti mais relèvent un déficit dans l'application des lois, compte tenu des « "pesanteurs sociales" ». [Date de consultation : 22 févr. 2013]

Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD). Avril 2011. Rapport alternatif de l'Union nationale des femmes djiboutiennes sur la mise en oeuvre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF). La politique du genre en République de Djibouti : entre volonté et réalité. [Date de consultation : 26 févr. 2013]

Union pour la majorité présidentielle (UMP). Février 2013. Bilan et perpesctives de développement. [Date de consultation : 22 févr. 2013]

XE. 25 février 2013. « Currency Converter Widget ». [Date de consultation : 25 févr. 2013]

Autres sources consultées

Sources orales : Les tentatives faites pour joindre des représentants des organisations suivantes ont été infructueuses : Association des femmes de Tadjourah; Association djiboutienne pour l'équilibre et la promotion de la famille; Barreau de Djibouti; Centre d'études et de recherche de Djibouti; France - Centre national de la recherche scientifique; Djibouti - Commission des droits de l'homme de Djibouti, Direction de la statistique et des études démographiques, ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle; ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme, de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, ministère de la Promotion de la femme et du Planning familial; Femmes solidaires; Ligue djiboutienne des droits de l'homme; Nations Unies - Fonds des Nations Unies pour l'enfance, Programme des Nations Unies pour le développement; Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti; Société immobilière de Djibouti; Solidarité féminine Djibouti; Union djiboutienne du travail; Union nationale des femmes djiboutiennes; Université de Djibouti - Centre de recherche de l'Université de Djibouti; Université Paris Descartes - Centre population et développement.

Sites Internet, y compris : Africa Presse.com; Afrik.com; Les Afriques; Afrol News; Agence djiboutienne d'information; Agence France-Presse; AllAfrica.com; Amnesty International; Association francophone des commissions nationales des droits de l'homme; Banque mondiale; Djibouti - Agence nationale de l'Emploi, de la Formation et de l'Insertion professionnelle, Banque centrale de Djibouti, ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme, de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire, présidence de la République, secrétariat d'État à la Solidarité nationale; États-Unis - United States Agency for International Development; Factiva; Femme Africa solidarité; Femmes solidaires; Femmes sous lois musulmanes; Fonds communautaire d'accès au micro-crédit; Fonds monétaire international; Freedom House; Genre en action; Girls not Brides; Human Rights Watch; Islamic Development Bank; Jeune Afrique; La Liberté; Memoire Online; Le Monde; Le Monde diplomatique; La Nation; Nations Unies - Base de données du Secrétaire général de l'ONU sur la violence contre les femmes, Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, ONU Femmes, Organisation internationale du travail, Réseaux d'information régionaux intégrés; Organisation de coopération et de développement économiques; Organisation de la presse africaine; PANApress; Population Council; Portail microfinance; Radio France internationale; Société immobilière de Djibouti; Solidarité féminine Djibouti; Solidarity for African Women's Rights; Le Temps; Union djiboutienne du travail; Université de Sherbrooke - Perspective monde; Voice of America; La Voix de Djibouti.

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