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Trinité-et-Tobago : information sur la criminalité; information sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la criminalité, y compris celle liée aux gangs et au crime organisé

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa
Publication Date 27 November 2006
Citation / Document Symbol TTO101936.EF
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Trinité-et-Tobago : information sur la criminalité; information sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la criminalité, y compris celle liée aux gangs et au crime organisé, 27 November 2006, TTO101936.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/47d651c91e.html [accessed 31 July 2014]
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Contexte

Selon un article daté du 5 avril 2006, le ministre d'État à la Sécurité nationale (National Security) aurait déclaré que [traduction] « [s]elon les statistiques actuelles, 65 p. 100 des crimes graves commis à Trinidé-et-Tobago sont liés au trafic de stupéfiants » (AlterPresse 5 avr. 2006; voir aussi R.-U. 2 oct. 2006 et Freedom House 6 sept. 2006). En outre, des sources signalent que la violence liée aux gangs est devenue un problème d'envergure au pays (BBC 24 oct. 2006; Caribbean Net News 28 sept. 2006). Le profil de pays portant sur Trinité-et-Tobago rédigé par le ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth (Foreign and Commonwealth Office) du Royaume-Uni indique que le blanchiment d'argent est également source de préoccupations (2 oct. 2006; voir aussi Freedom House 7 sept. 2006). Selon un article du Caribbean Net News, le premier ministre de Trinité-et-Tobago a reconnu l'incidence du trafic de stupéfiants, de la violence liée aux gangs et de la criminalité transnationale organisée sur la sécurité nationale, mais il a indiqué que son gouvernement était déterminé à lutter contre la criminalité (28 sept. 2006).

Un article publié par le Caribbean Net News signale que 301 meurtres ont été enregistrés de janvier à la mi-octobre 2006; 303 meurtres ont été enregistrés au cours de la même période en 2005 (16 oct. 2006). Selon Freedom in the World 2006, entre janvier et octobre 2005, 314 meurtres ont été commis à Trinité-et-Tobago, ce qui représente une augmentation par rapport aux 222 meurtres enregistrés au cours de la même période en 2004 (Freedom House 7 sept. 2006). L'article du Caribbean Net News indique également qu'en 2005, un total de 386 homicides ont été signalés (16 oct. 2006). Selon les Country Reports on Human Rights Practices for 2005, [traduction] « [l]e nombre de citoyens innocents assassinés par des gangs et des criminels a considérablement augmenté pour atteindre 386, surpassant les 259 citoyens assassinés en 2004 » (É.-U. 8 mars 2006, sect. 1a).

Freedom in the World 2006 mentionne que [traduction] « [d]e 2001 à 2004, le nombre d'enlèvements a augmenté de façon exponentielle, passant de 10 à plus de 150 par année pour 1,3 million d'habitants »; ainsi, Trinité-et-Tobago est devenu le pays où il se produit [traduction] « le plus grand nombre d'enlèvements après la Colombie » (Freedom House 7 sept. 2006). Un article publié par Amnesty International (AI) indique qu'en 2005, approximativement 235 personnes ont été enlevées, dont environ 54 avec demandes de rançon (26 avr. 2006). Selon Freedom House, la tendance à la hausse du taux de criminalité à Trinité-et-Tobago est la raison pour laquelle le système judiciaire [traduction] « accuse d'importants retards pouvant aller jusqu'à cinq ans et qu'environ 20 000 causes au criminel s'y trouvent en attente de procès » (7 sept. 2006; BBC 24 oct. 2006).

Mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la criminalité

L'International Narcotics Control Strategy Report 2006 indique qu'en 2005, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a pris les mesures suivantes pour lutter contre la criminalité liée aux stupéfiants :

[traduction]

Initiatives stratégiques. En 2005, le Conseil national sur les stupéfiants (National Drug Council) du [gouvernement de Trinité-et-Tobago] a mis en œuvre des éléments du plan directeur national de lutte contre les stupéfiants. Ce plan traite de la réduction de l'approvisionnement et de la demande. De plus, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a appuyé l'Unité spéciale de lutte contre le crime (Special Anti-Crime Unit – SAUTT), instituée en 2004, et a accru ses capacités. La SAUTT est responsable des opérations de lutte contre les stupéfiants et les enlèvements. En 2005, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a fait appel à un spécialiste américain de la justice pénale afin qu'il évalue les structures d'application de la loi de Trinité-et-Tobago. Dans son rapport, ce dernier recommandait d'apporter des modifications à la structure, à la formation et à la culture du service de police. Pour appliquer ces recommandations, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a envoyé ses agents d'élite aux États-Unis et au Royaume-Uni pour y suivre de nombreux cours de formation sur les stupéfiants et la criminalité.

En 2005, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a amélioré ses postes de radar côtier en plus d'acquérir deux hélicoptères armés, un système de surveillance aérienne doté de systèmes radar et d'imagerie, un radar infrarouge à balayage frontal, de 24 unités de police mobile et de plusieurs unités de surveillance aérienne. La législation sur la lutte contre la criminalité actuellement à l'étude est le fruit des négociations tenues à la fin de novembre 2005 entre les deux principaux partis et vise à durcir le ton en matière de stupéfiants.

Réussites. [...] Le gouvernement de Trinité-et-Tobago [...] finance une Équipe consultative et de soutien au Service du revenu intérieur (IRS Tax Assistance and Advisory Team) qui collabore avec la Commission du revenu intérieur (Board of Inland Revenue – BIR) en vue de mettre au jour les crimes financiers et de traduire les suspects en justice. Le gouvernement de Trinité-et-Tobago a appuyé le Groupe d'action financière des Caraïbes (Caribbean Financial Action Task Force – CFATF), dont le secrétariat est situé à Port of Spain, et a commencé à appliquer plusieurs de ses recommandations dasn le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent.

La Garde aérienne (Air Guard), anciennement l'Escadre aérienne (Air Wing) de la Garde côtière de Trinité-et-Tobago mène des opérations de lutte contre le trafic des stupéfiants grâce à deux avions C-26 munis de capteurs achetés aux États-Unis. Ces avions possèdent des moyens de surveillance maritime et de répression du trafic des stupéfiants. Le gouvernement de Trinité-et-Tobago contribue financièrement à l'entretien de ces avions depuis mai 2005.

Activités d'application de la loi. En 2005, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a saisi 3 000 kilogrammes de cocaïne, y compris de la cocaïne liquide, 15,58 kilogrammes d'héroïne et plus de 100 000 kilogrammes de cannabis sous diverses formes. Le gouvernement de Trinité-et-Tobago a également détruit 1 116 500 plantes et semis de cannabis au cours de l'année. Une saisie digne de nom a eu lieu sur l'île Monos, située au large de la côte nord-ouest de Trinité. Cette opération, menée conjointement par la SAUTT, la police et la Garde côtière de Trinité-et-Tobago, a permis de saisir 1 750 kilogrammes de cocaïne (É.-U. mars 2006)

Pour renforcer la sécurité nationale, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a uni ses forces à celles d'une équipe d'experts en matière de criminalité du programme en administration de la justice du département des affaires publiques et internationales de l'université George Mason afin de remédier aux problèmes liés aux stupéfiants et à leur trafic, aux enlèvements, aux meurtres, aux stupéfiants, et de transformer le service de police (George Mason University 29 avr. 2005; AI 26 avr. 2006). L'équipe d'experts se concentre sur deux aspects : [traduction] « créer une force policière robuste et fournir aux policiers les outils et les données nécessaires à l'exercice de leurs fonctions » (George Mason University 29 avr. 2005; AI 26 avr. 2006). Un article publié par AI indique que les autorités de Trinité-et-Tobago ont contacté des experts du Royaume-Uni et du Bureau fédéral d'investigation (Federal Bureau of Investigation – FBI) des État-Unis afin de solliciter leur aide. (26 avr. 2006).

Aucune information indiquant si la loi no 78 de 2000 sur la protection judiciaire (Justice Protection Act, No. 78 of 2000) a été mise en œuvre à Trinité-et-Tobago n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

AlterPresse [Haïti]. 5 avril 2006. Exilus Deceyon. « Trinidad and Tobago: Drug Trade Major Cause of Crime, According to the Security National Authorities ». [Date de consultation : 2 nov. 2006]

Amnesty International (AI). 26 avril 2006. « Trinidad and Tobago: End Police Immunity for Unlawful Killings and Deaths in Custody ». (AMR 49/001/2006) [Date de consultation : 8 nov. 2006]

British Broadcasting Corporation (BBC). 24 octobre 2006. « Country Profile: Trinidad and Tobago ». [Date de consultation : 7 nov. 2006]

Caribbean Net News [îles Caïmans]. 16 octobre 2006. Stephen Cummings. « Trinidad's Murder Rate Climbs to 301 ». http://www.caribbeannetnews.com/cgi-script/csArticles/articles/000037/003739.htm> [Date de consultation : 26 oct. 2006]
_____. 28 septembre 2006. « Trinidad PM Stresses Drug Trafficking and Illegal Arms Trade as Top Security Challenges ». [Date de consultation : 26 oct. 2006]

États-Unis (É.-U.). 8 mars 2006. Department of State. « Trinidad and Tobago ». Country Reports on Human Rights Practices for 2005. [Date de consultation : 2 nov. 2006]
_____. Mars 2006. Vol. 1. Department of State. « The Caribbean ». International Narcotics Control Strategy Report (INCSR 2006). [Date de consultation : 2 nov. 2006]

Freedom House. 7 septembre 2006. « Trinidad and Tobago ». Freedom in the World 2006. [Date de consultation : 2 nov. 2006]

George Mason University [Fairfax, Virginie]. 29 avril 2005. Lori Jennings. « Mason Experts Called in to Help Policing in Trinidad and Tobago ». The Mason Gazette. [Date de consultation : 2 nov. 2006]

Royaume-Uni (R.-U.). 2 octobre 2006. Foreign and Commonwealth Office. « Trinidad and Tobago ». Country Profiles. [Date de consultation : 2 nov. 2006]

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Center for Contemporary Conflict (CCC), gouvernement de Trinité-et-Tobago, Human Rights Watch (HRW), Transparency International, The Trinidad Guardian [Port of Spain], Trinidad and Tobago Express [Port of Spain], Trinidad and Tobago's Newsday [Port of Spain].

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