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Philippines : information sur le groupe Abu Sayyaf (Abu Sayyaf Group - ASG), y compris ses activités depuis 2009 et les endroits où il les exerce

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 29 March 2012
Citation / Document Symbol PHL104015.EF
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Philippines : information sur le groupe Abu Sayyaf (Abu Sayyaf Group - ASG), y compris ses activités depuis 2009 et les endroits où il les exerce, 29 March 2012, PHL104015.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/5072bb672.html [accessed 22 December 2014]
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1. Aperçu

Le National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (START), centre d'excellence du Département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security) des États-Unis dont le siège est à l'université du Maryland, affirme que le groupe Abu Sayyaf [aussi épelé Abu Sayyef ou Abou Sayyef] (Abu Sayyaf Group - ASG), qui est également connu uniquement sous le nom Abu Sayyaf, a été formé en 1991 par des membres [traduction] « radicaux » du Front Moro de libération national (Moro National Liberation Front) (START s.d.a). Le groupe est aussi appelé Al Harakat Al Islamiyya (Canada 22 déc. 2010; Australie 9 nov. 2010) (que le START traduit par [traduction] « Porteurs de l'épée »), Al Harakat-ul Al Islamiyya, Al-Harakatul-Islamia, Al Harakat Al Aslamiya, Bande armée Abou Sayaf et Mujahideen Commando Freedom Fighters (Canada 22 déc. 2010; Australie 9 nov. 2010). Selon le Political Handbook of the World (PHW), il s'agit du [traduction] « groupe le plus radical des groupes d'insurgés musulmans fondamentalistes » (PHW 2011, 1138). Son nom figure sur les listes des organisations [traduction] « terroristes » des États-Unis (É.-U. août 2011, 198; START s.d.a), de l'Australie (Australie 9 mars 2011), du Royaume-Uni (R.-U. 11 juill. 2011) et du Canada (Canada 22 déc. 2010).

Plusieurs sources signalent que l'ASF a pour objectif la création d'un État islamique indépendant dans le sud des Philippines (Canada 22 déc. 2010; Australie 9 nov. 2010; É.-U. août 2011, 200; START s.d.a). Plus précisément, il vise la création d'un État indépendant [traduction] « regroupant des parties du sud de la Thaïlande, de l'île de Bornéo, de l'archipel de Sulu et de Mindanao, régions où les musulmans moros, groupe ethnique minoritaire des Philippines, représentent la majorité de la population locale » (ibid.).

Selon des sources, le groupe entretient des relations avec Al-Qaïda (AFP 28 juill. 2011; Canada 22 déc. 2010; START s.d.a; The Washington Times 5 févr. 2012). Des sources signalent également que le groupe est allié à la Jemaah Islamiyah (START s.d.a; Canada 22 déc. 2010; The New York Times 15 janv. 2009), [traduction] « réseau terroriste de l'Asie du Sud-Est lié à Al-Qaïda qui a été impliqué dans de nombreux attentats à la bombe en Indonésie » (ibid.). Toutefois, d'après le START,

[traduction]

la portée de la collaboration de l'ASG avec Al-Qaïda aurait diminué à la suite de la répression de ce groupe après les attentats du 11 septembre. Tout de même, les membres de l'ASG se sont entraînés dans les camps d'Al-Qaïda en Afghanistan et certains continuent de recevoir des directives opérationnelles de la part de terroristes liés à Al-Qaïda qui se cachent aux Philippines ou qui transitent par là (s.d.a).

2. Régions où il exerce des activités

Plusieurs sources signalent que l'ASG exerce des activités dans le sud des Philippines (START s.d.a; The Mackenzie Institute s.d.b; The New York Times 15 janv. 2009; AFP 28 juill. 2011; É.-U. août 2011, 200). Plus précisément, il serait actif dans les provinces de l'archipel de Sulu (ibid., 160, 200), de Mindanao (ibid.; The Mackenzie Institute s.d.b) et de la péninsule de Zamboanga (É.-U. août 2011, 201) et aurait atteint d'autres régions des Philippines, comme Manille (The Mackenzie Institute s.d.b; É.-U. août 2011, 201). Il exerce aussi des activités en Malaisie (ibid.; Australie 9 nov. 2010; The Mackenzie Institute s.d.b) et en Indonésie (ibid.). Dans les Country Reports on Terrorism, 2010 des États-Unis, on souligne que l'ASG a

[traduction]

cherché refuge dans des régions du sud des Philippines, en particulier dans l'archipel de Sulu et à Mindanao [car] le contrôle exercé par le gouvernement du pays et la primauté du droit y sont faibles en raison du sol accidenté, de la pauvreté et du ressentiment de la minorité musulmane locale à l'égard des politiques du gouvernement central (É.-U. août 2011, 160).

3. Dirigeants

Selon l'édition annuelle du PHW, Yasser Igasan était le chef du parti en 2009 et en 2010 (PHW 2010, 1161; ibid. 2011, 1139). Le START (s.d.b) et Europa World Online (s.d.) ont également mentionné qu'Yasser Igasan était un dirigeant principal du groupe. L'ASG compte d'autres chefs importants, comme Radulan Sahiron (START s.d.a; Australie 9 nov. 2010; É.-U. août 2011, 200), Isnilon Hapilon et Gumbahli Jumdail (ibid.).

4. Membres

Dans un rapport sur les organisations terroristes, le gouvernement de l'Australie souligne que [traduction] « les membres de l'ASG sont principalement de jeunes musulmans philippins tausug de l'archipel de Sulu, mais [que] le groupe attire [également] de jeunes musulmans sans emploi touchés par la pauvreté qui proviennent de tout le sud du pays » (Australie 9 nov. 2010). On peut lire dans les Country Reports on Human Rights Practices for 2010 des États-Unis qu'au cours des cinq dernières années, l'ASG [traduction] « aurait eu recours à des enfants soldats pour des combats ou des tâches auxiliaires » (É.-U. 8 avr. 2011, 1, 15).

Des sources signalent que l'ASG compte entre 200 et 400 membres (START s.d.a; AFP 3 mars 2012; AP 8 mars 2012). Deux sources mentionnent aussi que le groupe ne serait formé que de quelques centaines de militants (PHW 2010, 1161; AFP 21 févr. 2012), [traduction] « contrairement à environ 2 000 il y a dix ans » (ibid.). Selon le colonel Ricardo Visaya de l'armée des Philippines, la [traduction] « faction d'Abu Sayyaf qui se trouve sur l'île de Basilan […] compte de 60 à 70 hommes armés dirigés par un commandant nommé Khair Mundos » (AP 8 mars 2012).

5. Activités criminelles et arrestations
5.1 Cibles et types d'activités

Le groupe s'en prend aux chrétiens occidentaux (Australie 9 nov. 2010; START s.d.a), au peuple philippin (ibid.) et aux représentants du gouvernement du pays (Australie 9 nov. 2010). Des sources signalent que, de 2009 à 2012, l'ASG s'est livré aux activités criminelles suivantes :

  • enlèvements (The New York Times 15 janv. 2009; É.-U. août 2011, 200; ibid. 8 avr. 2011, 1; Europa World Online s.d.);
  • décapitations (PHW 2011, 1139; Kyodo News 29 juill. 2011);
  • meurtres (AP 28 juill. 2011; AFP 28 juill. 2011; Europa World Online s.d.; Daily Star 29 juill. 2011; Kyodo News 29 juill. 2011; AFP 3 mars 2012);
  • attentats à la bombe (AP 8 août 2010; Manila Bulletin 6 août 2010; AP 31 mai 2011; É.-U. 8 avr. 2011, 1; The Jamestown Foundation 10 févr. 2011; The Straits Times 31 mai 2011; AFP 3 mars 2012).

5.2 Activités en 2009 et en 2010

Selon la base de données mondiale sur le terrorisme du START, de janvier 2009 à décembre 2010, le groupe était soupçonné d'être responsable de 38 attaques par suite desquelles 49 personnes sont mortes et 124 ont été blessées (START s.d.c). Les attaques ont été menées dans les villes suivantes : Indanan, Isabela, Jolo, Lantawan, Lamitan, Maimbung, Maluso, Panguataran, Patikul, Sumisip, Taburan, Talipao et Zamboanga (ibid.).

À titre d'exemple précis, on note l'enlèvement de trois travailleurs de la Croix-Rouge dans le sud des Philippines en janvier 2009 (É.-U. août 2011, 200; The New York Times 15 janv. 2009; BBC 28 mars 2009); ceux-ci ont ensuite été libérés (É.-U. août 2011, 200; BBC 18 avr. 2009; The Philippine Star 13 juill. 2009). De plus, le groupe aurait participé à une descente dans une prison de Basilan en 2009, qui a entraîné l'évasion de militants musulmans (AFP 21 févr. 2012; Time 20 févr. 2012). En août 2009, environ 20 soldats du gouvernement et plus de 20 militants auraient été tués dans des affrontements entre des membres de l'ASG et des troupes du gouvernement sur l'île de Basilan (Europa World Online s.d.; BBC 13 août 2009).

Selon les Country Reports on Human Rights Practices for 2010 des États-Unis, en 2010, l'ASG était associé à des meurtres de soldats, de policiers et de fonctionnaires, à des [traduction] « attentats à la bombe qui ont causé la mort de civils et à des enlèvements contre rançon » (É.-U. 8 avr. 2011, 1). Par exemple, en août 2010, l'ASG a été tenue responsable du bombardement d'un aéroport à Zamboanga par suite duquel deux personnes sont mortes et 24 ont été blessées, dont le gouverneur de la province de l'île de Sulu (AP 8 août 2010; Manila Bulletin 6 août 2010; BBC 6 août 2010), qui avait [traduction] « mené des campagnes agressives contre [le groupe] » (ibid.). Dans les Country Reports on Terrorism, 2010 des États-Unis, on souligne que [traduction] « [l'ASG] a augmenté ses activités en 2010, commettant notamment de multiples attaques à l'endroit de civils, d'organisations humanitaires, d'une église, de militaires et de policiers » (É.-U. août 2011, 200). On peut également y lire que

[traduction]

l'attaque la plus complexe de l'ASG a eu lieu sur l'île de Basilan en avril 2010. Le groupe avait alors commis un attentat synchronisé en utilisant notamment un engin explosif improvisé placé dans un véhicule, incident qui a fait au moins 11 morts et 10 blessés. Lors de l'attaque, des espions armés ont fait exploser deux engins explosifs improvisés placés dans un véhicule et ont tiré des coups de feu sur plusieurs cibles. Un troisième engin explosif improvisé visant un juge a plus tard été désarmé par la police. L'ASG tend de façon alarmante à commettre des attaques au hasard à l'égard de civils, comme le démontre la fusillade de février 2010 qui a causé la mort de 11 personnes dans un petit village de l'île de Basilan (ibid.).

5.3 Activités en 2011 et en 2012

En 2011 et en 2012, des médias ont fait état d'une série d'attentats violents auxquels avait participé l'ASG (AP 31 mai 2011; Daily Star 29 juill. 2011; Business World 9 janv. 2012; AFP 3 mars 2012; The Philippine Star 5 mars 2012). Voici certains exemples :

  • en mai 2011, des militants de l'ASG ont été soupçonnés d'avoir lancé deux attaques à la bombe, blessant alors 5 soldats de l'armée dans la ville de Sumisip, sur l'île de Basilan (AP 31 mai 2011; The Straits Times 31 mai 2011);
  • en juillet 2011, des militants de l'ASG ont tué 7 marines philippins et en ont blessé plus de 20 autres au cours d'un affrontement avec les forces du gouvernement dans la province de Sulu, située dans le Sud (Daily Star 29 juill. 2011; Kyodo News 29 juill. 2011; AFP 28 juill. 2011);
  • en novembre 2011, des militants de l'ASG ont été présumés responsables d'un attentat à la bombe dans un hôtel dans la ville de Zamboanga, par suite duquel 3 personnes ont été tuées et 27 autres ont été blessées (BBC 28 nov. 2011; AP 29 nov. 2011; Sun Star 28 nov. 2011);
  • en décembre 2011, des militants de l'ASG ont été soupçonnés d'avoir bombardé deux ponts, soit un à dans le barangay de Taung, à Patikul, et l'autre à dans le barangay de Kandayok, à Panamao (Business World 9 janv. 2012; Malaya 9 janv. 2012);
  • en janvier 2012, l'ASG était associé au bombardement d'un autre pont dans une ville de la province de Sulu (ibid.; Business World 9 janv. 2012), incident qui visait à [traduction] « "protéger leur territoire de toute intrusion" » (ibid.);
  • en mars 2012, la police a imputé à l'ASG un attentat à la bombe dans un district commercial de l'île de Jolo, dans le Sud, incident qui a fait deux morts et 13 blessés (AFP 3 mars 2012; The Philippine Star 5 mars 2012).

De plus, des sources signalent que le groupe a participé à plusieurs enlèvements d'étrangers et de citoyens philippins dans le sud des Philippines (AFP 21 févr. 2012; The New York Times 5 janv. 2012; BBC 4 janv. 2012). Par exemple, des ravisseurs ont enlevé un Australien en décembre 2011 et ont sollicité une rançon contre sa libération (ibid.; The New York Times 5 janv. 2012; voir aussi Time 2 févr. 2012). Le directeur des opérations de l'armée des Philippines dans la province de Zamboanga Sibugay explique que, même si les motifs des enlèvements perpétrés par l'ASG ne semblent pas être politiques, [traduction] « l'argent des rançons perçues sert à appuyer des organisations islamiques militantes dans la région, notamment pour l'achat d'armes et d'autre matériel militaire » (The New York Times 5 janv. 2012).

6. Intervention de l'État

En août 2010, le gouvernement

[traduction]

a déposé une requête auprès d'un tribunal à Basilan en vue qu'Abu Sayyaf soit déclaré interdit à titre d'organisation terroriste […] Si elle était accueillie, la requête permettrait au gouvernement d'arrêter les membres d'Abu Sayyaf même s'ils n'ont pas commis de crime autre que le fait d'appartenir au groupe et lui permettrait également de solliciter l'aide d'organismes d'application de la loi étrangers en vue de bloquer le financement du groupe par des sources externes (Europa World Online s.d.).

Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucun renseignement sur l'issue de la requête.

D'après le PHW 2011, [traduction] « des efforts militaires visant à capturer les militants ont été menés en 2009 et en 2010 » (PHW 2011, 1139). Par exemple, en 2009, les autorités ont annoncé l'arrestation d'Abdul Basir Latip, [traduction] « qui était présumé avoir participé à l'enlèvement d'étrangers et de chrétiens » (Europa World Online s.d.). Les autorités ont aussi annoncé que les forces de sécurité ont tué Albader Parad, un commandant supérieur de l'ASG tenu responsable de l'enlèvement de travailleurs de la Croix-Rouge (ibid.).

En 2010, un membre fondateur de l'ASG, Madhatta Asagal Haipe, a été extradé vers les États-Unis et condamné à 23 ans de prison pour le rôle qu'il a joué dans les enlèvements de citoyens américains en 1995 (É.-U. août 2011, 200). Le 21 février 2010, les forces de sécurité ont tué cinq militants de l'ASG ainsi que le sous-commandant du groupe, Albader Parad, dans la ville de Jolo (ibid., 30).

Des sources signalent qu'en février 2012, le commandant de l'ASG, Umbra Jumdail, a été tué par l'armée philippine lors d'une frappe aérienne appuyée par les États-Unis (Time 2 févr. 2012; AP 5 févr. 2012). Également en février 2012, les forces policières ont mis la main sur Abdulpattah Ismael, qui était impliqué dans plusieurs crimes, y compris la décapitation de 10 marines en 2007 et une agression commise en 2009 qui a permis à 31 insurgés musulmans de s'évader d'une prison provinciale (Time 20 févr. 2012; AFP 21 févr. 2012). Un sous-commandant de l'ASG, Abdulhan Ussih, a aussi été arrêté en février à Zamboanga par une équipe réunissant le Groupe de détection et d'enquête criminelle (Criminal Investigation and Detection Group) de la Police nationale des Philippines (Philippine National Police) et l'Unité du renseignement (Intelligence Unit) des Forces aériennes des Philippines (Philippine Air Force) (GMA News 15 févr. 2012).

L'Associated Press signale également que deux militants de l'ASG, Anni Idris et Serham Akalon, qui ont participé à des décapitations et à des enlèvements en 2001 et en 2007, ont été arrêtés par des soldats philippins le 7 mars 2012 (AP 8 mars 2012).

Dans les Country Reports on Terrorism, 2010 des États-Unis, on explique que les nombreuses îles qui se trouvent dans la région où l'ASG s'est réfugié

[traduction]

rendent cet endroit difficile à surveiller pour les autorités et [qu'] un grand nombre des activités licites et illicites qui s'y déroulent, comme la migration de travailleurs, le tourisme et le commerce, posent des défis supplémentaires relativement à l'identification et à la prévention de la menace terroriste (É.-U. août 2011, 160).

De plus, selon le rapport, même si les Philippines ont augmenté la surveillance des frontières maritimes, [traduction] « les groupes de contrebande et de piratage traditionnels offrent une couverture efficace pour les activités terroristes, notamment par rapport au déplacement de personnel, à l'équipement et au financement » (ibid.). Des sources signalent que les forces spéciales des États-Unis, installées dans le sud du pays, forment les soldats locaux sur la façon de faire face aux groupes de militants (AFP 21 févr. 2012; BBC 13 août 2009). Toutefois, selon le START,

[traduction]

malgré les efforts simultanés du gouvernement des Philippines et des conseillers américains en matière de contre-terrorisme, [l'ASG] constitue toujours une menace très active dans la région et l'un des principaux obstacles à la paix dans le sud des Philippines (s.d.a).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

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Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Amnesty International; ecoi.net; The Economist; FIDH; Freedom House; Human Rights Watch; International Crisis Group; Jane's Intelligence Review; Jane's Terrorism and Security Monitor; National Counterterrorism Center; Nations Unies — Refworld; Strategic Studies Institute.

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