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Honduras : information sur le recrutement des membres de la Mara Salvatrucha (MS) et du gang 18th Street (Calle 18 ou Mara 18); information indiquant si des personnes sont contraintes de participer à des activités d'un gang (2007-décembre 2011)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 24 January 2012
Citation / Document Symbol HND103938.EF
Related Document Honduras: The recruitment of Mara Salvatrucha (MS) and 18th Street (Calle 18 or Mara 18) gang members; whether individuals are forced to participate in gang activity (2007-December 2011)
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Honduras : information sur le recrutement des membres de la Mara Salvatrucha (MS) et du gang 18th Street (Calle 18 ou Mara 18); information indiquant si des personnes sont contraintes de participer à des activités d'un gang (2007-décembre 2011), 24 January 2012, HND103938.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/4f4f2e5f2.html [accessed 25 October 2014]
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1. Contexte

Selon Sonja Wolf, chercheuse postdoctorale à l'Université nationale autonome du Mexique (Universidad Nacional Autónoma de México), la Mara Salvatrucha (MS-13) et le gang 18th Street (M-18) (Calle 18 ou Mara 18), les gangs les plus importants en Amérique centrale et parmi les immigrants d'Amérique centrale aux États-Unis compteraient environ 100 000 à 140 000 membres en Amérique centrale et aux États-Unis (Wolf 2010, 256). Le Commandement militaire du Sud des États-Unis (US Southern Command) estime qu'il y a 70 000 membres en Amérique centrale, dont 36 000 au Honduras (É.-U. 3 janv. 2011, 5).

James Bosworth, consultant en matière de crime organisé en Amérique latine (Wilson Center s.d.), explique qu'il existe environ 100 différents gangs au Honduras (Bosworth déc. 2010, 9). Des sources signalent que, parmi les gangs au pays, on compte le MS-13, le M-18, la Mao Mao, les Batos Locos et les Rockeros (Bruneau et Goetze 1er juill. 2008; Honduras 26 juin 2007, 11). Le MS-13 et le M-18 auraient des ramifications internationales (Bosworth déc. 2010, 9; María Palma 2011, 106) et leur organisation en Amérique centrale ressemblerait à celle qu'ils ont aux États-Unis (Fogelbach 2011, 420).

D'après le Service de recherche du Congrès des États-Unis (US Congressional Research Service),

[traduction]

[f]aisant référence aux gangs en Amérique centrale, certaines études utilisent les termes pandillas et maras de façon interchangeable, alors que d'autres font la distinction entre ces deux types de gangs, définissant généralement les pandillas comme des groupes locaux qui sont présents dans une région depuis longtemps et les maras comme un phénomène plus récent de gangs qui ont des ramifications internationales (É.-U. 4 déc. 2009, 4).

2. Recrutement

D'après le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les gangs Maras (MS-13 et M-18) [traduction] « comptent énormément sur le recrutement forcé pour prendre de l'essor et conserver leurs membres » (mars 2010, paragr. 7). Toutefois, d'autres sources prétendent que l'appartenance aux Maras n'est pas principalement fondée sur le recrutement forcé (Fogelbach 2011, 423; Goubaud mai 2008, 38). Dans une étude sur le terrain à propos des Maras et d'autres gangs d'Amérique centrale, Demoscopía S.A., agence de recherche située au Costa Rica (Demoscopía S.A. s.d.), affirme que l'éclatement de la famille, l'irresponsabilité paternelle, les problèmes de personnalité, l'exclusion sociale, la pauvreté et le manque de ressources dans les communautés locales sont les principales raisons pour lesquelles les jeunes se joignent aux Maras et à d'autres gangs au Honduras (ibid. oct. 2007, 65-66). Juan Fogelbach, chercheur à la Direction des réfugiés, de l'asile et des opérations internationales (Office of Refugee, Asylum, and International Operations) des États-Unis confirme cette déclaration en écrivant que [traduction] « les gangs ont pris racines au Honduras en raison des conditions de pauvreté, du manque d'occasions et des séparations familiales » (Fogelbach 2011, 426). L'étude de Demoscopía S.A. démontre que, dans la majorité des cas, les nouvelles recrues deviennent membres des Maras [traduction] « volontairement » (oct. 2007, 32). Dans le cas du MS-13, elles considèrent le gang comme une source [traduction] « de reconnaissance, de pouvoir et de fraternité », alors qu'elles jugent que le M-18 offre [traduction] « protection, pouvoir et fraternité » (Demoscopía S.A. oct. 2007, 32).

Emilio Goubaud, directeur régional de la politique publique régionale au sein du programme de prévention de la violence chez les jeunes d'Interpeace, organisation internationale disposant du statut consultatif auprès des Nations Unies et qui encourage la recherche sociale et le dialogue politique (Interpeace août 2011), signale que la plupart des nouvelles recrues se joignent aux gangs pour y trouver amitié et loisirs étant donné leur proximité avec les communautés locales (Goubaud mai 2008). Par ailleurs, dans une étude menée au Honduras, Interpeace affirme que les besoins en matière [traduction] « d'affection, de sécurité, de survie et d'identité » sont les principales raisons pour lesquelles les jeunes honduriens entrent dans un gang (août 2011, 40). Dans d'autres cas, les jeunes se joignent au MS-13 [traduction] « car il s'agit de leur seul moyen de survivre dans cette atmosphère de violence croissante » (InSight Crime 15 nov. 2011). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, Sonja Wolf affirme que l'exclusion sociale, [traduction] « la vengeance, les motifs d'ordre économique et les liens familiaux » pourraient contraindre des jeunes à rejoindre les rangs des gangs (Wolf 11 janv. 2012). D'après Juan Fogelbach, il n'y a aucun cas de recrutement forcé fondé sur la [traduction] « race, la religion, les opinions politiques, l'orientation sexuelle [ou visant les] membres de communautés autochtones » (Fogelbach 2011, 427).

Selon une présentation du commissaire de police du Honduras au Conseil permanent de l'Organisation des États américains, lorsque le gouvernement a modifié l'article 332 du code pénal, les gangs ont adopté un moyen de recrutement [traduction] « modéré [et] intelligent », visant les étudiants des écoles secondaires et des universités issus des classes moyenne et moyenne supérieure, auxquels ils offrent de l'argent (Honduras 17 janv. 2008). L'article 332 du code pénal a été modifié en 2005 afin d'y ajouter des sanctions pour les associations illicites (ibid. 1983).

Toutefois, selon M. Fogelbach, le recrutement forcé par les gangs est encore possible, en particulier dans les [traduction] « quartiers qu'ils contrôlent, les établissements carcéraux, ainsi [qu'auprès des] enfants vulnérables à l'abri des poursuites criminelles » (2011, 428-429). Elyse Wilkinson, docteure en jurisprudence à l'Université du Maine, explique qu'étant donné l'absence de protection adéquate de la part du gouvernement, les Maras exercent un contrôle dans de nombreux quartiers et dans les régions rurales du pays (Wilkinson 2010, 395). Des sources signalent qu'une telle dominance qu'ils exercent leur permet de mener des activités comme de l'extorsion et des enlèvements et de contrôler le marché des stupéfiants illégaux (InSight Crime 15 nov. 2011) et du recrutement forcé (Nations Unies 19 août 2010). Selon Mme Wolf, même si l'adhésion est encore grandement volontaire, le recrutement forcé a augmenté au cours des dernières années, car les gangs veulent conserver leur influence et leur contrôle dans les quartiers où ils exercent leurs activités (11 janv. 2012).

Dans les prisons du Honduras, les gangs posent un [traduction] « problème grave », car ils continuent de recruter des membres et de développer des [traduction] « réseaux pour faciliter l'accès aux téléphones cellulaires, aux armes et aux stupéfiants », en plus de forcer des gardiens à coordonner leurs activités criminelles (Bosworth déc. 2010, 11). Pour de nombreux prisonniers, l'appartenance à un gang est considérée comme une [traduction] « stratégie de survie » (Demoscopía S.A. oct. 2007, 23).

2. 1 Recours aux enfants

D'après l'ambassadeur du Honduras aux États-Unis, en 2007, 77 p. 100 des nouveaux membres de gang étaient âgés de 15 ans ou moins et 98 p. 100 des membres de gang étaient âgés de 12 à 25 ans (Honduras 26 juin 2007, 11). Toutefois, le ministère de la Sécurité du Honduras affirme que la fourchette d'âges de recrutement [traduction] « pourrait s'être élargie et aller de 8 à 30 ans » (ibid., 12). Mme Wolf explique, par exemple, que les gangs utilisent des enfants n'ayant que 8 ans pour commettre des crimes (11 janv. 2012). Alejandro José María Palma, adjoint à la recherche de cycle supérieur à l'Université du Texas, affirme que, comme le M-18 recrute des enfants du primaire et du secondaire, il a été appelé [traduction] « [l'] Armée des enfants » (María Palma 2011, 112). On peut lire dans La Prensa, journal de San Pedro Sula, que le nombre d'enfants dirigés par les juges vers des [traduction] « centres de réorientation » après avoir commis un crime, a augmenté (22 août 2010). Les enfants sont recrutés par des gangs dans des écoles et sont armés, formés et [traduction] « facilement manipulés » pour commettre des crimes comme du trafic de drogues illicites, des vols de voiture et des meurtres (La Prensa 22 août 2010). Les adolescents se voient offrir de l'argent à titre d'incitatif pour entrer dans les gangs, allant de 100 lempiras [5,35 $ CAN (XE 30 déc. 2011a)] à 500 lempiras [26,75 $ CAN (XE 30 déc. 2011b)] (La Prensa 22 août 2010). Les enfants sont utilisés par les gangs, car, aux termes des lois actuelles, ils ne peuvent pas faire l'objet de poursuites judiciaires (ibid.). Selon La Prensa, 120 mineurs ont été détenus dans un centre de réorientation en 2010 pour des crimes comme des vols, des meurtres, des viols et du trafic de drogue (22 août 2010).

Un autre aspect de l'appartenance à un gang est le réseau social en place pour les femmes enceintes dont les nouveaux nés sont confiés aux soins de membres de gangs (Demoscopía S.A. oct. 2007, 41-42). Cette pratique peut transmettre la mentalité de gang à la génération suivante, rendant ainsi le réseau familial, communautaire et social de ces gangs [traduction] « plus complexe » (ibid.). De même, Mme Wolf a affirmé que les Maras ont leurs propres réseaux pour s'occuper des enfants de membres qui ont été emprisonnés ou qui ne peuvent pas s'occuper d'eux pendant certaines périodes (11 janv. 2012).

3. Pratiques en matière d'adhésion

Plusieurs sources signalent que l'initiation des nouveaux membres des Maras consiste en en un rite (Fogelbach 2011, 433; Nations Unies mars 2010, 3-4; Wolf 11 janv. 2012) et une [traduction] « mission » (ibid.; Fogelbach 2011, 433). Selon Juan Fogelbach, les nouveaux membres ou [traduction] « soldats » doivent se livrer à un rite connu sous le nom de [traduction] « initiation-entrée [jump-in] » (ibid., 422). Mme Wolf explique que, dans le MS-13 et le M-18, cette pratique consiste à se faire tabasser par d'autres membres du gang pendant respectivement 13 et 18 secondes (Wolf 11 janv. 2012). Par contre, la « mission » consiste à commettre un crime, habituellement un meurtre (ibid.). Selon l'étude de Demoscopía S.A., 28 p. 100 des recrues du M-18 et 25 p. 100 de celles du MS-13 au Honduras n'ont pas subi les rites d'initiation (oct. 2007, 32).

Les tatouages corporels représentent un autre aspect de l'appartenance aux Maras (ibid., 29-31; Nations Unies mars 2010, paragr. 5). Ils sont considérés comme des [traduction] « biographies » des membres du gang, car chacun d'eux représente un acte que le membre a posé au profit du gang (Demoscopía S.A. oct. 2007, 30). Toutefois, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) affirme que les membres actuels dévient de cette pratique afin d'éviter d'être découverts par les autorités (Nations Unies mars 2010, paragr. 5).

4. Quitter les Maras

Des sources signalent que, lorsqu'une personne devient membre des Maras, elle ne peut pas abandonner le gang (Interpeace août 2011, 40; Nations Unies mars 2010, paragr. 7; InSight Crime 15 nov. 2011). Selon un anthropologue social cité par Juan Fogelbach, un membre de gang [traduction] « ne cesse jamais d'appartenir au gang, mais peut, dans de rares circonstances, devenir inactif » (2011, 435). Pour devenir [traduction] « inactif » (calmado ou calmada) (ibid.), le membre doit avoir exécuté des contrats pour le gang, y compris des assassinats (Demoscopía S.A. oct. 2007, 96). Les trois motifs acceptés pour quitter le gang sont la conversion au christianisme, la création d'une famille ou l'obtention d'un emploi (ibid.). Même si les calmados ou calmadas renoncent aux activités criminelles, ils s'identifient tout de même encore au gang (Wolf 11 janv. 2012). D'après l'étude de Demoscopía S.A., 65 p. 100 des membres de gang déclarent que rien ne les empêche de quitter le gang (oct. 2007, 97).

Inversement, plusieurs sources affirment que l'abandon des Maras entraîne d'importantes sanctions, dont la mort (Wolf 11 janv. 2012; InSight Crime 15 nov. 2011; Nations Unies mars 2010, paragr. 7). D'après le HCR, les déserteurs et leur famille sont susceptibles de subir des agressions et des menaces de mort à titre de représailles et ne reçoivent souvent pas la protection adéquate de la part des services de police (ibid., paragr. 13 et 17).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

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Bruneau, Thomas et Richard B. Goetze Jr. 1er juillet 2008. « Las pandillas y las Maras en América Central ». Air and Space Power Journal [en espagnol]. 2nd quarter. [Date de consultation : 28 déc. 2011]

Demoscopía S.A. Octobre 2007. Maras y pandillas, comunidad y policía en Centroamérica: Hallazgos de un estudio integral. [Date de consultation : 12 déc. 2011]

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Fogelbach, Juan J. 2011. « Gangs, Violence, and Victims in El Salvador, Guatemala, and Honduras ». San Diego International Law Journal. Vol. 12, no 2.

Goubaud, Emilio. Mai 2008. « Maras y pandillas en Centroamérica ». Urvio, Revista Latinoamericana de Seguridad Ciudadana. No 4. [Date de consultation : 27 déc. 2011]

Honduras. 17 janvier 2008. Secretaría de Seguridad, Dirección General de Policía Preventiva. Situación de Maras o Pandillas. [Date de consultation : 12 déc. 2011]

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_____. 1983 (modifié en 2008). Código Penal de Honduras, Decreto No. 144-83. [Date de consultation : 6 déc. 2011]

InSight - Organized Crime in the Americas (InSight Crime). 15 novembre 2011. « Mara Salvatrucha (MS-13) ». [Date de consultation : 9 déc. 2011]

Interpeace. Août 2011. De la prevención local a la nacional: propuestas para prevenir la violencia que afecta a la juventud en Honduras. [Date de consultation : 15 déc. 2011]

María Palma, Alejandro José. 2011. « Pandillas transnacionales: seguridad a través de las fronteras ». Si Somos Americanos Revista de Estudios Transfronterizos. Vol. 11, no 1. [Date de consultation : 27 déc. 2011]

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Wolf, Sonja. 11 janvier 2012. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

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XE. 30 décembre 2011a. « Currency Converter Widget ». [Date de consultation : 30 déc. 2011]

_____. 30 décembre 2011b. « Currency Converter Widget ». [Date de consultation : 30 déc. 2011]

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Amnesty International; Center for Hemispheric Policy, University of Miami; Center on Contemporary Conflict, Naval Postgraduate School; Child Rights International Network; Children and Youth in Organized Armed Violence; Comisión Nacional de los Derechos Humanos; Comité para la Defensa de los Derechos Humanos; Current History; The Economist; European Country of Origin Information Network; Factiva; Freedom House; Honduras — Ministerio Público, Poder Judicial de Honduras; Human Rights Watch; International Institute for Counter-Terrorism; The Jamestown Foundation; Jane's Terrorism & Security Monitor; Office des Nations Unies contre la drogue et le crime; Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine; United States Overseas Security Advisory Council.

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