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République du Congo : information sur le traitement réservé aux Laris et aux Vilis par le gouvernement; information indiquant si des conflits les opposent à une ou des minorités et, le cas échéant, la nature et la fréquence de ces conflits (2005-2010)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 26 October 2010
Citation / Document Symbol COG103627.F
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, République du Congo : information sur le traitement réservé aux Laris et aux Vilis par le gouvernement; information indiquant si des conflits les opposent à une ou des minorités et, le cas échéant, la nature et la fréquence de ces conflits (2005-2010), 26 October 2010, COG103627.F, available at: http://www.refworld.org/docid/4ed753f52.html [accessed 18 September 2014]
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Principaux groupes ethniques de la République du Congo

Sur le site Internet du quotidien Les Dépêches de Brazzaville, il est expliqué ce qui suit :

La quasi-totalité des Congolais sont des Bantous; les non Bantous, dont les Pygmées, représentent seulement 3 % de la population. La population bantoue est répartie entre soixante-quatorze ethnies se rattachant à une dizaine de grands groupes dont les plus importants sont les Kongos, les Tékés, les Mbochis et les Sanghas.

Les Bakongo sont les plus nombreux au Congo et sont implantés dans tout le sud du pays, depuis Brazzaville jusqu'à Pointe-Noire sur la Côte Atlantique. Ce groupe comprend, entre autres les Laris (ou Balari) vivant autour de Brazzaville, les Vilis ou Bavili autour de Pointe-Noire, les Yombés (Bayombé) dans le massif du Mayombe, ainsi que les Babembé, les Basoundi, les Bakamba et bien entendu les Bakongo (Les Dépêches de Brazzaville s.d.; voir aussi MRG s.d. et GlobalSecurity.org 27 avr. 2005).

Traitement réservé aux Laris et aux Vilis par le gouvernement

Un rapport publié par le groupe de recherche Minorities at Risk (MAR) explique que les Mboshis et les Tékés sont depuis longtemps les adversaires politiques des Laris (MAR s.d.). Selon le rapport, depuis que Denis Sassou Nguesso, un Mboshi, a pris le pouvoir en 1997, les Laris seraient l'objet de [traduction] « discrimination politique importante » (ibid.). Ainsi, ils auraient subi de la [traduction] « répression (la dernière fois en 2005) de la part du gouvernement dominé par des Mboshis » (ibid.). Il y aurait de l'indifférence quant au fait que le réseau d'écoles des Laris a été endommagé pendant les affrontements (ibid.). Le gouvernement aurait néanmoins pris des mesures afin d'augmenter le nombre de Laris au sein des forces armées, [traduction] « quoi que les progrès soient lents », et, en 2007, un nouveau processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration a été amorcé (ibid.). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucun autre renseignement allant dans le même sens que ceux présentés dans ce paragraphe ni aucune information sur le traitement que le gouvernement réserve aux Vilis.

Conflits entre les groupes ethniques

Deux sources consultées par la Direction des recherches affirment que les Laris et les Vilis, qui font partie du groupe ethnique majoritaire du pays, ne sont impliqués dans aucun conflit, ni entre eux, ni avec d'autres groupes ethniques du pays (professeur de sociologie 20 oct. 2010; OCDH 20 oct. 2010).

Au cours d'un entretien téléphonique avec la Direction des recherches le 20 octobre 2010, un professeur de sociologie à l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville, également membre de l'Interdisciplinaire groupe de recherche sur l'Afrique contemporaine (IGRAC) (IGRAC s.d.), a souligné que le pays « connaît une grande stabilité » depuis que le gouvernement a signé un accord de paix en 2003 avec les rebelles « Ninjas » qui se considéraient comme des représentants des Laris. Selon Minority Rights Group International (MRG), cette entente aurait amené une [traduction] « paix relative » (s.d.). Le professeur a ajouté que les conflits qui ont secoué le pays revêtent un caractère politique plutôt qu'ethnique et que « ce sont des affaires de politiciens » (professeur de sociologie 20 oct. 2010). De même, au cours d'un entretien téléphonique avec la Direction des recherches le 20 octobre 2010, un représentant de l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH), organisme affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) (FIDH 7 juin 2010), a affirmé que les différentes guerres civiles que les médias ont présentées comme des conflits qui opposent les Laris et les Vilis, partisans de l'ancien premier ministre Bernard Kolélas, aux Mboshis, qui soutiennent le président Denis Sassou Nguesso, et aux Niboleks, qui appuient l'ancien président Pascal Lissouba, ne sont que « des manipulations des politiciens congolais ». Selon le représentant, on trouve dans les milices de ces politiciens des représentants de différentes ethnies (OCDH 20 oct. 2010). Tel serait notamment le cas des « Cobras », milice de Sassou Nguesso, qui comptaient dans leurs rangs des personnes de diverses origines ethniques, dont beaucoup de Laris (ibid.). Un rapport publié par GlobalSecurity.org souligne lui aussi que malgré les tendances générales, chaque homme politique comptait parmi ses partisans des personnes appartenant à différents groupes ethniques (27 avr. 2005).

Par ailleurs, d'après le représentant de l'OCDH, bien que certaines personnes soient parfois victimes de règlements de compte en raison de leur origine ethnique, ces incidents sont généralement considérés comme des cas isolés (20 oct. 2010.). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucune autre information allant en ce sens

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Les Dépêches de Brazzaville. S.d. « Données géographiques ». [Date de consultation : 19 oct. 2010]

Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH). 7 juin 2010. « Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) ». [Date de consultation : 21 oct. 2010]

GlobalSecurity.org. 27 avril 2005. « Republic of Congo Civil War ». [Date de consultation : 19 oct. 2010]

Interdisciplinaire groupe de recherche sur l'Afrique contemporaine (IGRAC). S.d. « Chercheurs permanents et associés de l'IGRAC ». [Date de consultation : 26 oct. 2010]

Minorities at Risk (MAR). S.d. « Data Assessment for Lari in the Rep. of the Congo View Group Chronology ». [Date de consultation : 19 oct. 2010]

Minority Rights Group International (MRG). S.d. « Congo Overview ». World Directory of Minorities and Indigenous People. [Date de consultation : 19 oct. 2010]

Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH). 20 octobre 2010. Entretien téléphonique avec un représentant

Professeur de sociologie à l'Université Marien Ngouabi. 20 octobre 2010. Entretien téléphonique.

Autres sources consultées

Sources orales : Les tentatives faites pour joindre des représentants de l'Association pour les droits de l'homme et l'univers carcéral (ADHUC) et du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) à Brazzaville ont été infructueuses.

Sites Internet, y compris : Afrik.com, Afrol News, AllAfrica.com, Amnesty International (AI), British Broadcasting Corporation (BBC), La Conscience [Kinshasa], États-Unis - Department of State, European Country of Origin Information Network (ecoi.net), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Freedom House, Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Human Rights Watch, Grioo.com, InfoSud Belgique (InfoSud), Internationale de l'éducation (IE), Nations Unies - Réseaux d'information régionaux intégrés (IRIN), Organisation internationale de la francophonie (OIF), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Organisation de la presse africaine (African Press Organization - APO), Réseau des médias francophones (MEDIAF), Reuters, Sangonet, Trésor de la langue française au Québec (TLFQ), Voice of America (VOA).

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