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Chili : information indiquant si le Front patriotique Manuel Rodriguez (Frente Patriotico Manuel Rodriguez - FPMR) est encore actif et, le cas échéant, s'il a été impliqué dans des activités illégales récentes; information indiquant si ce groupe a déjà pratiqué le recrutement forcé, notamment des femmes (2002 - juillet 2004)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 16 July 2004
Citation / Document Symbol CHL42764.EF
Reference 5
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Chili : information indiquant si le Front patriotique Manuel Rodriguez (Frente Patriotico Manuel Rodriguez - FPMR) est encore actif et, le cas échéant, s'il a été impliqué dans des activités illégales récentes; information indiquant si ce groupe a déjà pratiqué le recrutement forcé, notamment des femmes (2002 - juillet 2004), 16 July 2004, CHL42764.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/41501bf40.html [accessed 26 July 2014]
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Formé à l'origine en 1983 comme faction armée du Parti communiste chilien (Global Security 15 juill. 2002; Patterns in Global Terrorism 1997 8 oct. 1997), le Front patriotique Manuel Rodriguez (Frente Patriotico Manuel Rodriguez - FPMR) aurait été un groupe de guérilla urbaine qui commettait des assassinats, des attentats à la bombe et des enlèvements au milieu des années 1980 (Political Handbook of the World 2002, 217). En mai 1991, le groupe a annoncé qu'il allait devenir un parti politique conventionnel et, par conséquent, le FPMR est devenu le Mouvement patriotique Manuel Rodriguez (Movimiento Patriotico Manuel Rodriguez - MPMR) (ibid.).

Toutefois, des sources ont souligné qu'une faction dissidente avait quitté le groupe original afin de former le FPMR-Autonomo (autonome) ou FPMR/A (ibid.; Global Security 15 juill. 2002), décrit par le site Internet de renseignement de sécurité Global Security comme un [traduction] « groupe terroriste de gauche » fondé sur le maoïsme (ibid.). Le Département d'État des États-Unis fournit de l'information différente dans Patterns in Global Terrorism 1997; selon cette publication, le groupe dissident du FPMR s'appelait le FPMR/D et qu'il visait [traduction] « des civils et des cibles internationales, comme des entreprises américaines et des églises mormones » (8 oct. 1997).

En date de 1993, plus de 200 rebelles, y compris des dirigeants du FPMR/A, avaient été arrêtés grâce aux mesures anti-insurrectionnelles du gouvernement du Chili, ce qui aurait causé une baisse des activités des groupes de guérilla au pays (Global Security 15 juill. 2002; voir aussi Patterns in Global Terrorism 1997 8 oct. 1997). En 1997, le Département d'État des États-Unis estimait que le FPMR comptait entre 50 et 100 membres (ibid.); toutefois, en octobre 1999, le FPMR ne figurait plus sur la liste de groupes terroristes de Patterns in Global Terrorism 1999 (8 oct. 1999). De plus, selon un article d'EFE publié en 2003 sur des insurgés emprisonnés qui avaient déclenché une grève de la faim pour exercer des pressions sur le gouvernement afin qu'il réduise leurs peines, le FPMR était décrit comme inactif (16 nov. 2003).

Néanmoins, selon Patterns in Global Terrorism 2002, en

[traduction]

août et [en] septembre [2002], les autorités du Chili ont découvert plusieurs caches d'armes légères à Santiago et dans d'autres villes, ainsi que des restes de matière explosive sur le site de deux tours d'émission de communications à l'extérieur de Santiago. Les armes et les explosifs appartiendraient au Front patriotique Manual Rodriguez (FPMR), groupe terroriste en grande partie défunt. Les agents d'exécution de la loi estiment que les armes ont été introduites illégalement au Chili dans les années 1980, au plus fort des activités du FPMR, mais certains pensent que ces caches prouvent que le FPMR est de retour (30 avr. 2003)

Outre un site Internet du FPMR à jour (mis à jour pour la dernière fois en juillet 2004, seulement en espagnol) qui se trouve à l'adresse : , un article de revue de janvier 2004 soulignait la tenue d'une conférence de presse par deux hommes affirmant être membres de la direction nationale du FPMR (Punto Final 19 déc. 2003-1er janv. 2004). Selon la revue Punto Final, établie à Santiago, ces membres du FPMR, Leonardo Tapia et Jorge Galvez, ont annoncé le nouveau projet politique (nuevo proyecto politico) du groupe qui vise à transformer la société chilienne, transformation qualifiée par M. Tapia de populaire, révolutionnaire et patriotique (ibid.). Un article de Yahoo! Noticias mentionne aussi que deux membres du FPMR ont manifesté devant l'ambassade de l'Espagne à Santiago le 20 mai 2004 afin de demander la libération de ressortissants basques emprisonnés en Espagne.

Même si aucune information sur l'implication du FPMR dans des activités illégales récentes n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches, un article du Weekly News Update on the Americas publié le 14 septembre 2003 signalait que le sous-ministre de l'Intérieur du Chili avait déclaré que des pamphlets du FPMR avaient été trouvés sur les lieux du sabotage de neuf pylônes dans les environs de Copiapo, municipalité du nord du Chili. En outre, selon un article de mars 2004, le Mouvement de la gauche révolutionnaire (Movimiento de Izquierda Revolucionaria - MIR), établi au Chili, a revendiqué une attaque à la bombe au consulat du Brésil à Santiago, attaque qui visait à protester contre le traitement des détenus appartenant au MIR et au FPMR emprisonnés au Brésil pour l'enlèvement, en décembre 2001, de Washington Olivetto, riche magnat brésilien de la publicité (Weekly News Update on the Americas 28 mars 2004).

Aucune information indiquant si le FPMR a déjà pratiqué le recrutement forcé, notamment des femmes, n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

EFE. 16 novembre 2003. « Prison Inmates into Sixth Day of Hunger Strike in Chile ». (Dialog)

Global Security. 15 juillet 2002. « Chile ». [Date de consultation : 14 juill. 2004]

Patterns in Global Terrorism 2002. 30 avril 2003. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. [Date de consultation : 14 juill. 2004]

Patterns in Global Terrorism 1999. 8 octobre 1999. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. « Changes: Deletions ». [Date de consultation : 14 juill. 2004]

Patterns in Global Terrorism 1997. 8 octobre 1997. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. « Appendix B: Background Information on Terrorist Groups ». [Date de consultation : 14 juill. 2004]

Political Handbook of the World: 2000-2002. 2002. Sous la direction d'Arthur S. Banks et de Thomas C. Muller. Binghamton, NY : CSA Publications.

Punto Final [Santiago]. 19 décembre 2003-1er janvier 2004. No 599. Manuel Holzapfel Gottschalk. « Chile: El retorno del FPMR ». [Date de consultation : 7 juill. 2004]

Weekly News Update on the Americas [New York]. 28 mars 2004. « Chile: Bomb at Brazil Consulate ». (Dialog)

____. 14 septembre 2003. « Chile: Protests, Clashes Mark Coup ». (Dialog)

Yahoo! Noticias. 20 mai 2004. Santiago Llanquin. « Two Members of the Manuel Rodriguez Patriotic Front Movement Hold a Basque Flag in Front of the Spanish Embassy in Santiago, Chile ». [Date de consultation : 14 juillet 2004]

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Amnesty International, Comision Andina de Juristas (CAJ), Country Reports 2003, Cronica [Buenos Aires], Europa World Year Book 2003, Human Rights Watch, El Mercurio [Santiago].

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