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Éthiopie : 1) Information sur le groupe Afar en Ethiopie. 2) Information sur le front Afar. 3) Information sur la nationalisation des biens. 4) Sanctions contre la traversée illégale de la frontière

Publisher Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 27 September 1989
Citation / Document Symbol ETH2000
Cite as Immigration and Refugee Board of Canada, Éthiopie : 1) Information sur le groupe Afar en Ethiopie. 2) Information sur le front Afar. 3) Information sur la nationalisation des biens. 4) Sanctions contre la traversée illégale de la frontière, 27 September 1989, ETH2000, available at: http://www.refworld.org/docid/3ae6ad258.html [accessed 20 May 2013]
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1) La tribu des Afars trouve ses souches dans le groupe chamitique éthiopien et occupe une aire géographique comprenant la majeure partie du Djibouti et le Nord-est de l'Ethiopie (et plus précisément la dépression de Danakil) [La grande encyclopédie du monde, 1984, Bruxelles: Atlas: 4488-4489, 4536-4538.]. Il s'agit d'une tribu de pasteurs nomades de religion musulmane sunnite parlant le Afar-Saho (langue du groupe couchitique) et atteignant 4% de la population éthiopienne [Kurian G.T., ed., 1987, Encyclopedia of the Third World, vol. 1, New York et Londres: Facts on File: 666-668.]. On les désigne aussi par le nom de Danakil ou Adali [Idem: 666.

Fraenkel P. 1977, "The Afars and the Issas", in: World Minorities, G. Ashworth, ed., Sunbury (UK): Quartermaine: 3-6; Thompson V. et R. Adloff, 1968, Djibouti and the Horn of Africa, Stanford: Stanford University Press: 24-26. Pour connaître la distribution des Danakil, veuillez trouver ci-jointe une carte tirée de: Gèze F. et al., eds., 1985, L'état du monde 1985, Paris et Montréal: La Découverte et Boréal: 331.].

2) Le nationalisme afar s'est polarisé lors de l'implementation du programme de réforme agraire mis en branle par le gouvernement éthiopien lors de la prise de pouvoir par le Général Mengistu Hailé Mariam en 1974 [Bennet J. 1983/84, "The Afars of Eastern Tigray", Horn of Africa, 6(4): 46.]. Le Sultan Ali Mirah, dirigeant afar reconnu par le gouvernement déchu de l'Empereur Sélassié Hailé, polarise alors les forces d'opposition aux réformes autour du Front afar de libération, qui s'allie à l'Union démocratique éthiopienne (mouvement conservateur d'opposition lié à l'aristocratie éthiopienne) [Idem.]. Après de lourdes pertes dues à des confrontations armées avec le gouvernement, le Front afar de libération est reconstitué en 1977 pour (parallèlement au mouvement nationaliste érithréen) demander une plus grande autonomie régionale [Idem.]. Un rapport récent fait état d'une alliance entre le Front afar de libération et le Front érythréen de libération populaire lors d'une attaque de convois militaires au cours desquelles les deux fronts ont saisi des armes et ont détruit 9 avions et 120 véhicules militaires sur la route allant du port d'Assab à la capitale Addis Ababa [Africa Research Bulletin, 26(2), 15 mars 1989: 9190.]. Un autre mouvement afar plus radical, le Mouvement afar de libération nationale, quant à lui, demande la création d'un Etat regroupant tous les Afars de la corde de l'Afrique [Bennet 1983/84: 46. Aussi joints pour confirmer l'existence de mouvements afars de libération nationale: Delury G.E. 1987, World Encyclopedia of Political Systems and Parties, vol. 1, New York et Oxford: Facts on File: 331; Legum C., ed. 1988, Africa Contemporary Record 1986-87, New York et Londres: Africana: B301.].

3) Après la déclaration de l'Ethiopie comme état socialiste le 20 décembre 1974, plus de 100 compagnies furent nationalisées [Africa South of the Sahara 1989, Londres: Europa: 458.]. En mars 1975, le térritoire entier, rural comme urbain, fût également nationalisé [Idem.]. A partir de 1978, le gouvernement éthiopien a également développé un système de "villagisation" visant à regrouper les villages en unités de production centralisée [Idem: 459.].

4) En 1981, un amendement au Code pénal spécial de 1976, section 17b aussi nommée "Commission des actes contre-révolutionnaires" prescribait des sanctions allant de 5 à 25 ans de prison, ou encore prison à vie ou peine de mort (quand l'offense est "particulièrement grave"), pour toute personne qui "se rend coupable de trahison envers l'Etat en quittant ou en tentant de quitter le pays illégalement" [Amnistie internationale, 1986, Ethiopia Political Imprisonment and Torture, Londres: AI: 9; Département d'Etat des E.U.A., 1989, Country Reports on Human Rights Practices for 1988, Washington: Gov. Pub.]. Un récent rapport d'Amnistie internationale (1988) indique que ces sanctions sont toujours pratiquées [Amnistie internationale, 1988, Rapport 1988, Paris: Editions françaises d'AI: 116.].

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