Last Updated: Friday, 22 August 2014, 15:07 GMT

Amnesty International Rapport 2008 - Vénézuéla

Publisher Amnesty International
Publication Date 28 May 2008
Cite as Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Vénézuéla, 28 May 2008, available at: http://www.refworld.org/docid/4842727dc.html [accessed 23 August 2014]
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République bolivarienne du Vénézuéla
Chef de l'État et du gouvernementHugo Chávez Frías
Peine de mortabolie
Population27,7 millions
Espérance de vie73,2 ans
Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰)28 / 24 ‰
Taux d'alphabétisation des adultes93 %

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue à plusieurs occasions, aussi bien des opposants au gouvernement que des sympathisants. Un certain nombre de manifestations ont dégénéré en de violents affrontements, entre différents groupes de manifestants ainsi qu'entre policiers et manifestants. Une nouvelle loi sur le droit des femmes à vivre sans redouter d'être victimes de violences a donné espoir à des milliers de femmes qui subissent des violences au foyer, au sein de leur entourage ou sur leur lieu de travail.

Contexte

Le président Hugo Chávez est entré en fonction en janvier pour un troisième mandat. L'Assemblée nationale lui a donné le pouvoir de légiférer par décret pendant dix-huit mois sur un large éventail de questions, notamment en matière de sécurité publique et de réforme institutionnelle. En décembre, les Vénézuéliens ont rejeté par référendum des propositions controversées de réforme constitutionnelle. Les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'expression et d'opinion et sur l'indépendance des juges et des avocats, ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour les défenseurs des droits de l'homme, en particulier, s'étaient inquiétés de ce que certaines des modifications constitutionnelles proposées risquaient de restreindre des droits fondamentaux.

Violences contre les femmes

Une nouvelle loi sur le droit des femmes de vivre à l'abri de la violence est entrée en vigueur en mars, dont les dispositions garantissent une protection accrue aux femmes victimes de violences. À la fin de l'année, cependant, il restait encore à élaborer un plan d'action et à le doter de toutes les ressources nécessaires pour permettre la mise en application de la loi.

Violences politiques

Les autorités ne sont pas intervenues efficacement pour mettre fin à l'escalade de la violence lors des manifestations organisées par les défenseurs des politiques gouvernementales et par leurs détracteurs. Tout au long de l'année, des informations ont fait état de violents affrontements entre civils, et entre policiers et civils, qui ont fait de très nombreux blessés et au moins deux morts.

Un grand nombre de manifestants – essentiellement des étudiants, dont plusieurs avaient moins de dix-huit ans  – ont été blessés ou arrêtés dans le cadre des mouvements de protestation contre la décision prise en mai par les autorités de ne pas renouveler la licence de Radio Caracas Televisión (RCTV).Plusieurs policiers ont également été blessés lors de ces affrontements.

Les tensions suscitées par les réformes constitutionnelles proposées ont aussi donné lieu à des heurts entre manifestants et forces de l'ordre et entre des manifestants et des civils armés.

Défenseurs des droits humains

Cette année encore, des défenseurs des droits humains ont été en butte à des actes d'intimidation et à des agressions.

  • En février, le défenseur des droits humains José Luis Urbano a été blessé par balle à Barcelona, la ville où il habite, dans l'État d'Anzoátegui (nord du pays). Cet homme est le président de l'Organisation pour la défense du droit à l'éducation. Cette agression semblait liée au fait qu'il avait publiquement critiqué la qualité de l'enseignement dispensé aux enfants défavorisés de son État, ainsi qu'à des allégations de corruption. José Luis Urbano a bénéficié d'une protection jusqu'en avril. À la fin de l'année, cependant, nul n'avait été traduit en justice pour cette agression.

Police et services de sécurité

Selon le procureur général, plus de 6 000 plaintes ont été déposées entre 2000 et 2007 pour dénoncer des exécutions extrajudiciaires imputables à des policiers. Deux mille policiers seraient concernés par ces plaintes, mais moins de 400 se trouvaient en détention provisoire à la fin de 2007.

Aucune des recommandations formulées par la Commission nationale pour la réforme de la police n'avait été mise en œuvre à la fin de l'année. Cette Commission avait notamment recommandé l'instauration de mesures visant à améliorer la responsabilité de la police, la mise en place d'une formation aux droits humains et à l'usage de la force, la réglementation et le contrôle des armes utilisées par les forces de sécurité, et l'élaboration d'une loi visant à regrouper les différents services de police.

Contrôle des armes

Les homicides et autres crimes violents perpétrés à l'aide d'armes à feu demeuraient nombreux, y compris dans les prisons. Le Corps d'investigation scientifique et criminelle (CICPC), unité de la police chargée de mener les enquêtes judiciaires sous la supervision du Bureau du procureur général, a recensé 9 568 homicides commis entre janvier et septembre 2007, soit 852 de plus que pendant la même période de 2006. Bien que dans la plupart de ces cas il ait été fait usage d'armes à feu, aucune mesure n'a été prise pour mettre en œuvre les recommandations du Plan national de contrôle des armes, pourtant entré en vigueur en 2006.

Visites d'Amnesty International

  • Une délégation d'Amnesty International s'est rendue au Vénézuéla en juillet pour y effectuer des recherches sur les violences contre les femmes.
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