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Guyana : information indiquant si les membres ou les partisans du Congrès national du peuple/Réforme (People's National Congress Reform - PNCR) sont menacés en raison de leur opinion politique (2007-sept. 2009)

Publisher Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa
Publication Date 9 October 2009
Citation / Document Symbol GUY103251.EF
Cite as Immigration and Refugee Board of Canada, Guyana : information indiquant si les membres ou les partisans du Congrès national du peuple/Réforme (People's National Congress Reform - PNCR) sont menacés en raison de leur opinion politique (2007-sept. 2009), 9 October 2009, GUY103251.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/4b20eff028.html [accessed 16 April 2014]
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Le Congrès national du peuple/Réforme (People's National Congress Reform – PNCR) [aussi connu sous le nom de Parti de la réforme du congrès national – 1Guyana (People's National Congress Reform – One Guyana – PNCR-1G) (PHW 2009 2009, 548; Political Parties of the World 2009, 254)] est le principal parti d'opposition au Guyana (Freedom House 2009; PHW 2009 2009, 548; Political Parties of the World 2009, 255). Il est dirigé par Robert Corbin (PHW 2009 2009, 549; Political Parties of the World 2009, 254; Global Insight 22 juill. 2008). Selon Political Parties of the World, lors des élections d'août 2006, le PNCR a remporté 34 p. 100 des votes, obtenant ainsi 22 des 65 sièges de l'Assemblée nationale (National Assembly) (2009, 254). Des sources affirment que le PNCR est appuyé principalement par la communauté afro-guyanienne, alors que le Parti populaire progressiste/Civique (People's Progressive Party/Civic – PPP/C), parti au pouvoir, bénéficie du soutien de la population indo-guyanienne (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 2; Global Insight 22 juill. 2008). Les relations entre les deux partis ont été qualifiées [traduction] « [d']hostiles », étant marquées depuis longtemps par des tensions raciales (EIU 16 avr. 2009; voir aussi Nations Unies 27 févr. 2009, paragr. 18).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches le 28 septembre 2009, le secrétaire général du PNCR a affirmé que des membres et des partisans du parti avaient été victimes de mauvais traitements; ils auraient notamment été détenus et ils auraient été la cible de violences lors de périodes politiquement instables, comme pendant des élections ou des situations de crise nationale (PNCR 28 sept. 2009). Le secrétaire général a également affirmé que les membres et les partisans du PNCR se voyaient souvent refuser des promotions à des postes importants au sein des organisations et des ministères gouvernementaux (ibid.). Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucune information allant dans ce sens.

Des sources signalent qu'au début de mai 2008, le PNCR a tenu des manifestations pacifiques à l'encontre du gouvernement pour dénoncer la hausse du coût de la vie (EFE News Services 10 mai 2008; PNCR 16 mai 2008; PHW 2009 2009, 549); le secrétaire du conseil des ministres du gouvernement guyanien a qualifié les manifestations [traduction] « [d']extrémistes » (EFE News Service 10 mai 2008). Selon des sources, les forces de l'ordre ont procédé à l'arrestation du garde du corps et du chauffeur personnels du chef du PNCR à la mi-mai 2008 (CMC 15 mai 2008; PNCR 16 mai 2008). Le chauffeur aurait été arrêté pour avoir [traduction] « utilisé un instrument bruyant sans permission » alors qu'il annonçait la tenue d'une manifestation, tandis que le garde du corps aurait été détenu pour vol à main armée à la suite d'une perquisition à son domicile (PNCR 15 mai 2008). Dans un communiqué de presse, le PNCR affirme que ces actes faisaient partie [traduction] « "[d']une campagne de harcèlement par le gouvernement répressif du PPP/C, visant à inspirer la crainte et à terroriser les partisans du PNCR" » (15 mai 2008). Le PNCR affirme également que le garde du corps a été interrogé sur les affaires du parti plutôt qu'au sujet de l'infraction pour laquelle il avait été arrêté (PNCR 16 mai 2008). Le PNCR fait état de deux cas où plusieurs jeunes hommes auraient été appréhendés [traduction] « de manière aléatoire » sans qu'on leur en dise la raison, puis emmenés, en camion, vers [traduction] « un endroit inconnu » (ibid. 15 mai 2008).

En juin 2008, le chef du PNCR, Robert Corbin, a affirmé avoir été menacé de mort par un inconnu l'ayant averti que, s'il continuait de parler du présumé trafiquant de drogue Roger Khan, il serait assassiné (CMC 4 juin 2008; Kaieteur News 6 juin 2008; Global Insight 20 juin 2008; PHW 2009 2009, 549). Cet incident est survenu après que M. Corbin ait prétendu que Roger Khan entretenait des liens avec le gouvernement du Guyana (CMC 4 juin 2008; Kaieteur News 6 juin 2008; Freedom House 2009). Selon plusieurs sources, les autorités des États-Unis ont établi un lien entre Roger Khan, qui a été extradé vers ce pays pour répondre à des accusations de trafic de drogue, et un escadron de la mort au Guyana qui serait responsable du meurtre de 200 Guyaniens (CMC 4 juin 2008; PHW 2009 2009, 548; Kaieteur News 6 juin 2008). Le secrétaire général du PNCR a affirmé que parmi 200 jeunes hommes qui ont été assassinés entre 2002 et 2004, plusieurs étaient membres ou partisans du PNCR (PNCR 28 sept. 2009). En août 2009, l'agence Inter Press Service (IPS) a signalé que, selon d'autres témoignages entendus par un tribunal des États-Unis, le gang de Roger Khan utilisait de l'équipement de surveillance qui aurait été acheté par le gouvernement du Guyana pour écouter des entretiens téléphoniques, y compris ceux du chef du PNCR, Robert Corbin (4 août 2009).

En juillet 2009, le PNCR a condamné le [traduction] « harcèlement » à l'égard d'Heston Bostwick et d'Archie Poole, représentants de l'opposition, par des membres des forces de sécurité; il a également accusé les autorités [traduction] « [d']avoir des visées politiques » à la suite d'un incendie dans un immeuble du ministère de la Santé (Ministry of Health) (PNCR 24 juill. 2009). Le secrétaire général du PNCR a déclaré que M. Poole et M. Bostwick étaient étroitement associés au PNCR et qu'ils avaient été arrêtés, puis [traduction] « maltraités » par les policiers à la suite de la destruction par le feu d'un immeuble appartenant au ministère de la Santé le 17 juillet 2009 (PNCR 28 sept. 2009). Des sources font état d'allégations selon lesquelles Heston Bostwick a subi des blessures infligées à l'aide d'un couteau pendant sa détention par les policiers (Al Jazeera 27 juill. 2009; CUSO-VSO 30 juill. 2009). Parmi les sources qu'elle a consultées au sujet des présumés mauvais traitements subis par Archie Poole, la Direction des recherches n'a trouvé aucun autre renseignement allant dans le même sens.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Al Jazeera. 27 juillet 2009. « Guyana Police Accused of Brutality ». [Date de consultation : 13 août 2009]

Caribbean Media Corporation (CMC). 4 juin 2008. « Guyana Opposition Leader Receives Death Threats Linked to Drug Allegations ». (BBC Monitoring Americas/Factiva)
_____. 15 mai 2008. « Guyana Police Arrest Opposition Leader's Bodyguard ». (BBC Monitoring Americas 16 mai 2008/Factiva)

CUSO – VSO. 30 juillet 2009. Simon Cooke. « Human Rights Group Concerned About Guyana Police Brutality ». [Date de consultation : 8 sept. 2009]

Economist Intelligence Unit (EIU) [Londres]. 16 avril 2009. « Guyana: Country Outlook ». (Factiva)

EFE News Services. 10 mai 2008. « Senior Guyanese Police Officers Transferred for Failing to Quell Protests ». (Factiva)

États-Unis (É.-U.). 25 février 2009. Department of State. « Guyana ». Country Reports on Human Rights Practices for 2008. [Date de consultation : 25 sept. 2009]

Freedom House. 2009. « Guyana ». Freedom in the World 2009. [Date de consultation : 21 sept. 2009]

Global Insight [Lexington, Massachussetts]. 22 juillet 2008. Kate Joynes-Burgess. « Police Under Spotlight in Suspected Guyanese Torture Case ». (Factiva)
_____. 20 juin 2008. Kate Joynes. « Government and Opposition Hold Rare Security Talks in Guyana ». (Factiva)

Inter Press Service (IPS). 4 août 2009. « Guyana: Government Complicity with Drug Ring Aired in New York ». (ISI Emerging Markets Africawire 5 août 2009/Factiva)

Kaieteur News. 6 juin 2008. « PNCR Says . . . Corbin Will Be Protected by Any Means Necessary ». [Date de consultation : 21 sept. 2009]

Nations Unies. 27 février 2009. Conseil des droits de l'homme. Promotion and Protection of All Human Rights, Civil, Political, Economic, Social and Cultural Rights, Including the Right to Development. (A/HRC/10/11/Add.2) [Date de consultation : 9 sept. 2009]

People's National Congress Reform (PNCR). 28 septembre 2009. Communication écrite envoyée par le secrétaire général.
_____. 24 juillet 2009. « Human Rights: The Regime Must Not be Allowed to Continually Abuse Our Citizens ». [Date de consultation : 18 sept. 2009]
_____. 16 mai 2008. « Press Statement by People's National Congres Reform ». [Date de consultation : 25 sept. 2009]
_____. 15 mai 2008. « Press Release People's National Congres Reform ». [Date de consultation : 25 sept. 2009]

Political Handbook of the World 2009 (PHW 2009). 2009. « Guyana ». Sous la direction d'Arthur S. Banks, de Thomas C. Muller, de William R. Overstreet et de Judith F. Isacoff. Washington : CQ Press.

Political Parties of the World. 2009. 7th Ed. « Guyana ». Sous la direction de D. J. Sagar. Londres : John Harper Publishing.

Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), Center for Public Integrity, European Country of Origin Information Network (ecoi.net), Guyana Government Information Agency (GINA), Guyana – Guyana Police Force (GPF), Human Rights Watch (HRW), International Crisis Group, Nations Unies – Refworld.

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