Tunisie : renseignements inscrits sur les cartes de membre de l'Union générale des étudiants tunisiens ou de Tunisie (UGET); information indiquant si les champs réservés au niveau de l'étudiant, à la date d'inscription et à l'année en cours peuvent être laissés en blanc sur ces cartes; exemplaire d'une carte de membre de l'UGET
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Author | Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada |
| Publication Date | 20 November 2002 |
| Citation / Document Symbol | TUN40513.F |
| Reference | 1 |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Tunisie : renseignements inscrits sur les cartes de membre de l'Union générale des étudiants tunisiens ou de Tunisie (UGET); information indiquant si les champs réservés au niveau de l'étudiant, à la date d'inscription et à l'année en cours peuvent être laissés en blanc sur ces cartes; exemplaire d'une carte de membre de l'UGET, 20 November 2002, TUN40513.F, available at: http://www.refworld.org/docid/3f7d4e2638.html [accessed 19 May 2013] |
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Aucune information sur les cartes de membre de l'UGET n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.
Toutefois, l'information récente qui suit sur l'UGET pourrait être d'un certain intérêt.
Les Country Reports 2001 signalent qu'en novembre 2001, des étudiants membres du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), auraient attaqué à l'aide de chaînes, de couteaux et de matraques des membres de l'UGET qui s'étaient portés candidats aux conseils étudiants de différents campus universitaires (4 mars 2002, sect. 1.c). Les 2 et 3 novembre 2001, des membres des services de sécurité à l'université auraient battu des dirigeants de l'UGET et les auraient empêchés d'entrer dans la faculté des sciences de Monastir (Country Reports 2001 4 mars 2002, sect. 1.c; CRLDH 4 nov. 2001). La police aurait également arrêté plusieurs dirigeants de l'UGET (ibid.;
La Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) fournit quant à elle l'information suivante sur le traitement des membres de l'UGET dans son rapport annuel pour 2001 :
Le droit syndical estudiantin est constamment violé. Les militants et les adhérents de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET) sont empêché[s] d'exercer leur droit syndical de façon systématique, sans compter l'interdiction de toute activité considérée par les autorités comme politique. Tout espace universitaire et estudiantin est systématiquement isolé par les forces de l'ordre.
[...] Les militants de l'UGET ne sont pas exempt[s] de harcèlement et sont même emprisonnés ou transférés hors des gouvernorats où ils étudient [...]. Dans la nuit du 21 mai 2001, le foyer universitaire d'étudiantes de Gafsa a été envahi par certains membre[s] du parti RCD au pouvoir, qui visait des militantes, adhérentes et sympathisantes de l'UGET.
[...]
Avant, pendant et après des élections des conseils d'universités, les membres de l'UGET ont été la cible d'agressions à l'arme blanche, à coup[s] de matraques et de chaîne[s], programmées et coordonnées par des étudiants du parti RCD [...] et ce, dans divers établissements universitaires, à Tunis, Monastir, Nabeul, Jendouba et Bizerte.
Ces agressions n'ont pas fait moins de 14 victimes parmi les candidats aux élections des conseils d'universités, ont blessé divers autres et ont failli coûter la vie entre autres à l'étudiant Sassi El Gharbi. Nombreux ceux qui ont été exclus des universités.
L'UGET a ainsi appelé à une grève générale de protestation le 16 novembre 2001. Les forces de l'ordre et les responsables de l'administration et du parti RCD ont réagi immédiatement et par divers moyens pour neutraliser les étudiants et violer ainsi leur droit de grève (6 juin 2002).
Le site Web de l'Association des Tunisiens en France contient une déclaration signée par diverses associations tunisiennes dénonçant « l'exclusion de trois responsables de l'Union générale des étudiants de Tunisie de la faculté de sciences économiques et juridiques de Jendouba » et, plus généralement, « les attaques récurrentes dont sont victimes les militants de l'UGET [ainsi que] [l]es violences et le climat de terreur perpétrés par les milices du parti du pouvoir en Tunisie dans les campus et les résidences universitaires que subissent quotidiennement les étudiants » (19 mars 2001).
Un article paru le 20 février 2002 dans le journal en ligne Alternatives citoyennes signale que l'Union générale des étudiants tunisiens célébrait cette année son cinquantième anniversaire. L'article indique toutefois que l'ensemble des festivités organisées pour souligner l'événement se sont déroulées dans « un climat d'affrontements et de règlements de comptes entre fractions militantes contestataires du Bureau exécutif actuel et celui-ci, dont ces fractions contestent la légitimité et qu'elle accusent de s'être allié avec les étudiants destouriens [étudiants affiliés au Parti socialiste destourien (PSD), parti devenu par la suite le RCD] » (Alternatives citoyennes 20 févr. 2002). Le même article mentionne que les militants de l'UGET ne constituent aujourd'hui qu'« une poignée d'étudiants » et que l'organisation n'arrive plus à mobiliser les étudiants « massivement d'une façon continue » (ibid.).
En outre, la note suivante a été ajoutée à la fin de l'article paru dans Alternatives citoyennes :
Il semble bien que la rupture soit à présent consommée entre le Bureau exécutif de l'UGET et les fractions contestataires : cette semaine, les étudiants destouriens auraient investi, en propriétaires, le local de l'UGET et, avec l'assentiment du Bureau exécutif, auraient proclamé leur participation à la direction de la centrale. Par ailleurs, des modifications auraient été introduites dans le sigle de l'UGET par l'incorporation des couleurs des étudiants destouriens (ibid.).
Toutefois, aucune source corroborant l'information ci-dessus n'a pu être trouvée par la Direction des recherches.
Un article antérieur paru dans Le Monde diplomatique mentionnait également ces « divisions » au sein de l'UGET, ajoutant que l'organisation tentait, malgré celles-ci, « d'associer le mouvement étudiant [au] combat pour les libertés » lancé par le Conseil national des libertés en Tunisie (CNLT) et la LTDH (oct. 2001).
Pour d'autres renseignements généraux sur l'UGET, voir TUN35379.F du 26 septembre 2000.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Alternatives citoyennes. 20 février 2002. No 7. Neïla Jrad. « Cinquantenaire de l'UGET : du rêve à la désillusion ». _____. S.d. « Plate-forme ». Selon son site Web, Alternatives citoyennes est un journal en ligne visant à faire le lien entre les Tunisiens vivant en Tunisie et ceux qui vivent ailleurs (s.d.). Toujours selon son site Web, ce journal « n'est pas un tract, mais se veut un vrai journal, réalisé en tout professionnalisme et en toute indépendance et dont la seule boussole sera la déontologie journalistique » (ibid.). Association des Tunisiens en France. 19 mars 2001. « Les attaques dont sont victimes les militants de l'UGET ». Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDH). 4 novembre 2001. « Contestation estudiantine et répression policière ». Country Reports on Human Rights Practices for 2001. 4 mars 2002. « Tunisia ». Département d'État des États-Unis, Washington, DC. Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH). 6 juin 2002. Rapport 2001. « Le droit syndical estudiantin ». Le Monde diplomatique. Octobre 2001. Kamel Jendoubi. « La peur peut-elle changer de camp? Course de vitesse en Tunisie ». Autres sources consultées
Bases de données de la CISR.
Les tentatives faites pour joindre l'UGET à Tunis ont été infructueuses.
Sites Internet, y compris :
AllAfrica
Amnesty International
Arabic News
Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH)
Human Rights Watch (HRW)
Le Maghreb des droits de l'homme
Tunisie.com
Tunisieinfo.com
Tunisie Soir
World News Connection
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