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Sainte-Lucie : mise à jour de LCA41520.EF du 25 avril 2003 sur la violence conjugale, y compris l'intervention de la police en cas de plaintes (avril 2003-mai 2004)

Publisher Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Canada
Publication Date 25 May 2004
Citation / Document Symbol LCA42712.EF
Reference 2
Cite as Immigration and Refugee Board of Canada, Sainte-Lucie : mise à jour de LCA41520.EF du 25 avril 2003 sur la violence conjugale, y compris l'intervention de la police en cas de plaintes (avril 2003-mai 2004), 25 May 2004, LCA42712.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/41501c2e23.html [accessed 26 May 2013]
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Une agente chargée des relations entre les sexes du ministère de l'Intérieur et des Relations entre les sexes, à Castries, a fourni l'information suivante lors d'un entretien téléphonique le 13 mai 2004. Même s'il semble que plus de femmes ont signalé des incidents violents, une campagne de sensibilisation sur la violence conjugale à l'échelle nationale pourrait avoir contribué à faire augmenter le nombre de cas signalés en 2003. En outre, en raison d'un manque de recherche, le bureau des relations entre les sexes a éprouvé de la difficulté à déterminer si la violence conjugale avait augmenté depuis avril 2003. Toutefois, selon l'agente, la situation en termes de violence conjugale est demeurée constante d'avril 2003 à mai 2004.

Quant à l'intervention de la police, même si certains progrès ont été constatés, celle-ci considère toujours la violence conjugale comme une affaire privée et elle est parfois réticente à intervenir. Lorsque la police intervient, nombre de victimes n'assurent pas le suivi de leur plainte et finissent par la retirer, car elles en ont [traduction] « ras le bol » du problème. Néanmoins, l'agente a souligné que, en raison du grand nombre de séances de formation sur l'équité entre les sexes donnée à tous les échelons de la police, l'intervention des policiers dans des cas de plaintes pour violence conjugale devrait être meilleure qu'elle ne l'est actuellement.

Roberta Clarke, représentante des Caraïbes au Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, a souligné que même si Sainte-Lucie avait mis en œuvre un certain nombre d'initiatives pour régler le problème de la violence conjugale, par exemple l'intensification de la formation à l'intention des policiers et la création de refuges, il fallait en réalité changer les mentalités afin que les hommes et les femmes se côtoient dans la paix et l'égalité (BBC 5 mai 2004). Adrian Saunders, juge à la Haute Cour, a expliqué que les progrès juridiques accomplis concernant la violence conjugale devaient se refléter dans les structures organisationnelles et administratives afin que les victimes aient plus facilement accès au processus judiciaire (ibid.).

Les Country Reports 2003 ont fourni les statistiques suivantes sur la violence conjugale : la section de la violence conjugale de la police avait consigné 31 cas de violence conjugale en septembre 2003, le Centre détresse-secours de Sainte-Lucie (St. Lucia Crisis Centre - SLCC), organisation non gouvernementale (ONG) locale qui aide les victimes de violence conjugale, avait signalé [traduction] « 35 cas de violence conjugale, y compris des cas de violence physique, psychologique et sexuelle » en août 2003 et le Centre de soutien pour femmes (Women's Support Centre), refuge bénéficiant du soutien de l'État qui aide les victimes de mauvais traitements, [traduction] « avait reçu 105 appels au sujet de situations problématiques et offert des services d'hébergement à 24 clientes et à 27 enfants » en 2003 (25 févr. 2004). Les Country Reports 2003 ont aussi signalé que la police hésitait à intervenir lorsqu'elle répondait à des appels de violence conjugale, même si la magistrature avait déployé des efforts afin de contrer la violence faite aux femmes (ibid.). Freedom in the World 2003 a mentionné, sans donner d'exemples précis, que le gouvernement de Sainte-Lucie et des groupes de défense des droits de la personne, motivés par les préoccupations de la population sur les questions liées à la violence à l'égard des femmes, avaient amélioré la protection offerte aux victimes de violence conjugale (Freedom House 17 juin 2003).

Dans un communiqué de presse émis en février 2004 par le gouvernement national, Marcia Lesmond, chef du Projet de réforme du droit de la famille et la violence conjugale (Family Law and Domestic Violence Reform Project), a fait le point sur les progrès du Projet et a déclaré que les responsables procédaient actuellement à des consultations publiques dans l'ensemble du pays (Sainte Lucie 6 févr. 2004). Mme Lesmond a mentionné que ces consultations permettraient aux citoyens d'exprimer leurs préoccupations sur les réformes proposées (ibid.). Au 6 février 2004, des consultations avaient eu lieu dans les communautés d'Anse-La-Raye, de Canaries, de Soufrière, de Dennery et de Monchy (ibid.).

Le ministère de l'Intérieur et des Relations entre les sexes a annoncé, en décembre 2003, qu'il avait l'intention d'instaurer des équipes d'intervention communautaire (Community Response Teams) afin de résoudre le problème de la violence conjugale au pays (ibid. 10 déc. 2003). Les membres de ces équipes seraient des bénévoles qui recevraient de la formation dans le domaine de la médiation, de la résolution de conflits et des services de consultation afin d'aider de façon efficace les victimes et les agresseurs; ces bénévoles serviraient d'agents de liaison entre la victime et les services communautaires (ibid.). Financé par le Fonds pour l'égalité des sexes de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), le projet commencerait par offrir six ateliers de formation à 36 participants d'Anse-La-Raye, de Canaries, de Dennery, de Laborie, de Choiseul et de Gros Islet, qui retourneraient ensuite dans leur communauté pour commencer leur travail (ibid.).

Veuillez vous rendre à l'adresse pour consulter la section sur Sainte-Lucie qui se trouve dans le rapport du 27 février 2003 de la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes. Vous y trouverez un résumé sur la législation, les politiques et les programmes du pays visant la violence conjugale .

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

BBC Caraïbes. 5 mai 2004. « Lucians Fight Domestic Violence ». [Date de consultation : 11 mai 2004]

Country Reports on Human Rights Practices for 2003. 25 février 2004. « Saint Lucia ». Département d'État des États-Unis. Washington, DC. [Date de consultation : 12 mai 2004]

Freedom House. 17 juin 2003. Freedom in the World 2003. « Saint Lucia ». [Date de consultation : 12 mai 2004]

Sainte-Lucie. 13 mai 2004. Ministère de l'Intérieur et des Relations entre les sexes, Castries. Entretien téléphonique avec une agente chargée des relations entre les sexes.

_____. 6 février 2004. Communiqué de presse. « OECS Pressing Ahead with Family Law and Domestic Violence Initiative ». [Date de consultation : 12 mai 2004]

_____. 10 décembre 2003. Communiqué de presse. « Community Response Teams - An Initiative to Mitigate Domestic Violence ». [Date de consultation : 12 mai 2004]

Autres sources consultées

Le Centre de soutien pour femmes (Women's Support Centre) n'a pas répondu à une demande d'information dans les délais prescrits.

Le Centre détresse-secours de Sainte-Lucie (Saint Lucia Crisis Centre - SLCC) n'a pas répondu à une demande d'information dans les délais prescrits.

Sites Internet, y compris : Amnesty International, Commission interaméricaine des femmes, Freedom House, Human Rights Internet, Human Rights Watch, Justice Studies Center of the Americas, Latin American and Caribbean Committee for the Defence of Women's Rights (CLADEM), WomenWatch des Nations Unies, World News Connection/Dialog.

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