Last Updated: Thursday, 10 July 2014, 16:05 GMT

Ethiopie - Feuilles d'information sur les pays

Publisher Switzerland: Federal Office for Migration
Publication Date 1 February 1996
Cite as Switzerland: Federal Office for Migration, Ethiopie - Feuilles d'information sur les pays, 1 February 1996, available at: http://www.refworld.org/docid/466fd91d2.html [accessed 10 July 2014]
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1. Constitution

1.1. Dénomination officielle de l'Etat

République Fédérale Démocratique d'Ethiopie

1.2. Armoiries et drapeau de l'Etat

Le drapeau éthiopien est divisé en trois bandes horizontales:

Armoiries nationales: au moment de la clôture rédactionnelle, les nouvelles armoiries de l'Ethiopie n'étaient pas encore connues.

1.3. Forme de l'Etat

La nouvelle constitution est entrée en vigueur le 8 décembre 1994. Elle apporte à l'Ethiopie un système démocratique, fédératif et pluripartite, avec un Parlement à deux chambres et un gouvernement désigné directement par scrutin populaire.

2. Situation sociale et culturelle

2.1. Population

Habitants: 56,7 millions (mai 1995).

Structure démographique: 57,7% de la population a moins de 18 ans.

Espérance de vie: en moyenne 49 ans.

Villes: Addis Abeba (1,7 millions d'habitants), Dire Dawa (100'000), Gonder / Azezo (81'000), Nazret (77'000), Dessie (71'000), Harrar (63'000)

Ethnies: Plus de 70 ethnies, les principales sont: Oromo (40%), Amhara (25%), Tigrinya (10%), Somali (6%)

2.2. Langue

La langue officielle est l'amharique. En outre, on relève plus d'une centaine de langues locales. Les plus importantes sont l'oromo et le tigrinya. Dans la capitale, Addis Abeba, l'anglais est couramment pratiqué dans le monde des affaires.

2.3. Religion

Plusieurs religions sont présentes en Ethiopie. Les communautés les plus importantes sont l'Eglise orthodoxe éthiopienne (Tewahido) et l'Islam sunnite, qui comprennent chacune quelque 40% de la population.

Il existe en outre des communautés de l'Eglise évangélique éthiopienne et de l'Eglise catholique romaine, ainsi qu'une minorité d'adeptes de religions naturelles au sud-ouest du pays.

2.4. Système éducatif

Selon des données officielles, le nombre d'analphabètes en 1990 atteignait encore 23%. Depuis 1979, avec le soutien de l'UNESCO, de grands efforts ont été entrepris dans le domaine de la formation puisqu'il existe aujourd'hui de nombreuses écoles primaires. La scolarité et le matériel scolaire sont gratuits; cependant, l'école n'est pas obligatoire jusqu'à présent.

Ecole primaire: elle dure six ans. Les enfants vont à l'école primaire de sept à douze ans. En 1991, un enfant d'âge scolaire sur quatre fréquentait une école primaire.

Ecole secondaire: elle dure également six ans. En 1991, environ 12% des enfants de 13 à 18 ans fréquentaient l'école secondaire. Celle-ci comprend une filière de deux ans, la « Junior secondary education », et une filière de quatre ans, la « Senior secondary education ». L'école secondaire s'achève par un diplôme, le « Ethiopian School Leaving Certificate » (ESLC).

Université: l'unique université d'Ethiopie est l'Addis Abeba University (AAU) qui compte 16'000 étudiants. Il existe en outre plusieurs hautes écoles spécialisées, comme la Haute Ecole d'agriculture à Alemaya (entre Harrar et Dire Dawa) et l'Institut polytechnique de Bahir Dar (sur le lac Tana) et d'autres écoles supérieures (Junior Colleges).

2.5. Infrastructure médicale

Bien que l'Ethiopie ait réalisé de grands progrès dans le domaine de la santé depuis les vingt dernières années et malgré la forte augmentation du nombre des hôpitaux et des centres de soins, il y a en moyenne un médecin pour plus de 30'000 habitants. L'hygiène représente aussi un facteur de risque; une opération bénigne, même en milieu hospitalier, débouche fréquemment sur infections et problèmes durables.

Le manque d'hygiène - pas seulement à l'hôpital - et la fréquence des maladies contagieuses, telles que la méningite, l'hépatite B et le typhus ont pour conséquence que l'espérance de vie en Ethiopie ne dépasse pas 49 ans.

3. Femme et famille

Selon les lois éthiopiennes, hommes et femmes sont égaux; en pratique, cependant, l'homme est le chef de la famille. Il est extrêmement fréquent que les hommes administrent les biens de toute la famille. En règle générale, les femmes sont chargées de l'intégralité des tâches domestiques et ont pour travail les corvées d'eau quotidiennes, le ramassage du bois, l'entretien du potager, la préparation des repas et les soins au menu bétail. En moyenne, une femme consacre douze heures par jour à ces travaux. Le gouvernement, désireux de promouvoir l'égalité des femmes et des hommes, a créé dans chaque ministère un Bureau pour les questions féminines.

Les filles, notamment en dehors des villes, sont souvent mariées très jeunes, vers l'âge de dix ans. L'âge minimum légal est de 15 ans, dans des cas exceptionnels de 13 ans. Du fait de cet âge nubile très précoce, les femmes n'ont pas les mêmes possibilités de formation et d'activité professionnelle que les hommes, d'autant que le nombre moyen d'enfants est de sept.

En Ethiopie, l'excision des femmes est pratiquée presque partout à la campagne, aussi bien par les chrétiens éthiopiens orthodoxes de la région de Gondar que par les Afar, les Somali et les Oromo musulmans. Dans les villes, les jeunes femmes ne sont plus guère excisées.

4. Médias

L'article 47 de la constitution garantit la liberté d'expression et de la presse. Officiellement, la censure de cette dernière a été abolie avec la loi sur la presse d'octobre 1992 (Proclamation 43/1992). Cette nouvelle loi permet à tout Ethiopien, individuellement ou en groupe, d'exercer une activité de presse, exercice non illimité toutefois. Les articles ne doivent ni mettre en danger la sûreté de l'Etat, ni calomnier des personnes, ni inciter à la guerre civile.

En dépit de ces restrictions, la presse privée commente de manière fort acerbe les activités du gouvernement « Ethiopian People's Revolutionary Democratic Front » (EPRDF). On trouve aussi à Addis Abeba des publications de l'opposition en exil. Les partis de l'opposition et l'organisation éthiopienne des droits de l'homme (Ethiopian Human Rights Council, EHRCO) peuvent organiser des conférences de presse et critiquer le gouvernement; celui-ci limite cependant la contestation trop poussée au moyen de la loi sur la presse, qui permet un large champ d'interprétation. Quelques journalistes de la presse libre se sont fait, pour leur part, reprocher de ne pas se contenter de rapporter les événements qui se déroulent dans le pays, mais de faire de la propagande pour discréditer le gouvernement.

Régulièrement, éditeurs, distributeurs et journalistes sont arrêtés par la police, soumis à de longs interrogatoires, incarcérés pendant plusieurs semaines, puis relâchés contre caution, quand ils ont de la chance. Le reproche est toujours le même: violation de la loi sur la presse, les autorités assimilant les articles sur l'opposition et la discrimination ethnique à l'incitation au conflit ethnique.

4.1. Agences d'informations

L'agence de presse officielle est « l'Ethiopian News Agency » (ENA).

4.2. Journaux et revues

Les deux seuls quotidiens sont sous contrôle de l'Etat:

– Addis Zemen, quotidien, en amharique

– The Ethiopien Herald, quotidien, en anglais

Les revues ci-après sont aussi contrôlées par l'Etat:

– Yezareyitu Ethiopie, hebdomadaire, en amharique

– Meskerem, trimestriel

Il n'existe pas de quotidiens privés, mais toute une série de périodiques:

– Abyotawit Ethiopia, amharique,

– Addis Observer,

– Addis Tribune, anglais,

– Addis Zimit, amharique,

– Africa Qend,

– Afrodayt,

– Aimiro,

– Alef,

– Beza,

– Birhan Family Magazine, mensuel,

– Enkoy,

– Ethio-Times,

– Ethiop,

– Ethiopian Trade Journal, Addis Abeba, Chambre éthiopienne de commerce, en anglais, trimestriel,

– Ethiopis Review,

– Feleq,

– Habesha,

– Hayaan, oromo,

– Libro,

– Lubar,

– Lucy,

– Maedot, Addis Abeba, Eglise orthodoxe éthiopienne, amharique et anglais,

– Mebruk,

– Meklit,

– Mizan,

– Moghed,

– Muday,

– Orgi,

– Ruh,

– Salem,

– Seife Nebelbal,

– Serto Ader,

– Tagelu, amharique,

– Tarik,

– Tequami,

– The Monitor,

– Tinqish,

– Tinsae, Eglise orthodoxe éthiopienne, amharique et anglais,

– Tobia,

– Tomar,

– Welfen, amharique,

– Wetaderna Alamaw,

– Yefiqir Chewata,

– Yeigziabher Menghist,

– Zavera,

– Zena Admas

4.3. Radio

– « Voice of Ethopia » émet en amharique, anglais, français, somali, afar, oromo, arabe et tigrinya (100'000 auditeurs).

– Radio Addis Abeba, radio d'Etat.

4.4. Télévision

La télévision éthiopienne d'Etat « Ethiopian Television » (ETV) diffuse 42 heures hebdomadaires de programmes en anglais et en amharique (40'000 téléspectateurs).

5. Economie

5.1. Economie politique

L'Ethiopie fait partie des nations les plus pauvres du monde. Même en comparaison avec d'autres Etats africains, ce pays, avec un revenu moyen de 185 USD par habitant, accuse un niveau économique extrêmement faible.

L'économie éthiopienne souffre principalement des suites de la guerre civile, maintenant surmontée, mais qui a rendu de vastes terres agricoles incultivables, ce qui a des conséquences négatives sur la production du café, produit d'exportation numéro un.

A cela s'ajoute une topographie tourmentée et les problèmes de transport qui y sont liés, la différence des précipitations dans le nord et le sud, ainsi que les famines périodiques, aggravées par le nombre élevé de réfugiés en provenance du Soudan et de la Somalie.

Depuis septembre 1991, différentes réformes ont été opérées avec l'aide du FMI et de la Banque mondiale; leurs effets positifs se sont déjà fait sentir sur l'inflation. Il faut relever que celle-ci n'était que de 3,5% en 1993, alors que durant les années 1985 à 1993, elle atteignait les 6,5%.

Importations en 1993: 787 millions de USD, surtout des biens industriels (44%) et des denrées alimentaires (6%). Les importations venaient des Etats-Unis (13%), de la RFA (11%), d'Italie (10%), d'Arabie Saoudite (10%) et du Japon (10%).

Exportations en 1993: 199 millions de USD, surtout du café, du thé, du cacao et des épices (62%), ainsi que des produits tels que fourrures et peaux (13%). Les exportations étaient destinées à la RFA (25%), au Japon (20%), à la Grande-Bretagne (14%) et à l'Arabie Saoudite (7%).

5.2. Situation de l'emploi

Quelque 79% de la population travaillent dans l'agriculture, 13% dans le secteur tertiaire et 7% dans l'industrie.

On estime qu'en zone urbaine, le chômage atteint environ 40% de la population. Les jeunes ayant fini leur scolarité sont toujours plus nombreux à tenter leur chance dans les villes, où les possibilités de travail sont bien minces.

Selon la nouvelle constitution, chacun est libre de fonder un syndicat ou d'y adhérer. Font exception les fonctionnaires, les militaires et les membres de la police, ainsi que les employés de justice. Actuellement, environ 200'000 ouvriers - surtout dans l'industrie et dans le secteur tertiaire - sont syndiqués.

– CETU, Confederation of Ethiopian Trade Unions. Cette organisation faîtière coiffant neuf syndicats a été fondée en novembre 1993. Des différends au sein des syndicats au sujet des activités politiques du président, Dawey Ibrahim, ont incité le gouvernement à fermer les bureaux de la CETU. On ignore si celle-ci fonctionne à nouveau.

5.3. Monnaie officielle

L'unité monétaire est le birr éthiopien (ETB). Un birr est divisé en 100 cents. Le birr est lié au dollar américain selon un cours fixe (depuis mai 1995: 1 USD = 6.26 birr). En janvier 1996, le cours était le suivant:

100 ETB = 18.60 CHF

100 CHF = 538.35 birr

6. Mobilité

6.1. Moyens de communication

Routes: le réseau routier éthiopien est particulièrement mauvais. Seuls 10% des 40'000 kilomètres sont asphaltés. Pour le trajet (asphalté) d'Addis Abeba à Dire Dawa (env. 400 km), il faut compter au moins une journée de voyage. Après la pluie, nombre de routes sont impraticables ou ne le sont qu'avec des véhicules tout terrain.

Chemin de fer: la seule voie ferrée relie Addis Abeba à Djibouti. C'est une liaison importante pour le transport de marchandises du port de Djibouti à la capitale.

Navigation: depuis la sécession de l'Erythrée, l'Ethiopie n'a plus accès à la mer. Les principaux ports, Assab et Massawa, se trouvent en Erythrée. L'Ethiopie s'est assuré par un accord le libre accès au port d'Assab, dont l'importance est de premier plan pour son commerce extérieur.

Trafic aérien: le principal aéroport est l'aéroport international d'Addis Abeba (Bole International Airport). C'est là que s'organise la grande majorité des vols intérieurs et vers l'étranger. En outre, il existe un autre aéroport international à Bahir Dar (lac de Tana, 350 km au nord-ouest d'Addis Abeba).

Les vols intérieurs disposent d'une quarantaine d'aérodromes, dont ceux des localités suivantes: Aksum, Arba Minch, Asosa, Debre Markos, Dembi Dolo, Desse, Dire Dawa, Dodola, Gambela, Ginir, Goba, Gode, Gonder (Gondar), Gore, Jimma, Jinka, Kebri Dehar, Lalibela, Maji, Mekele, Mizan Teferi, Nekemte, Soddo (ancienne province de Sidamo), Tepi, Waka et Werder.

6.2. Papiers de voyage

A l'intérieur du pays, chacun peut voyager et s'établir à sa guise. Pour les voyages à l'étranger, le visa reste obligatoire. Il est généralement accordé, sauf si une procédure est pendante ou que le candidat au voyage est débiteur du fisc. Néanmoins, il est arrivé que des hommes politiques de l'opposition n'en reçoivent pas.

Pour obtenir un passeport, il faut posséder tout d'abord différents papiers:

– une autorisation de l'administration locale compétente (Kebelle)

– un certificat de naissance

– un extrait bancaire ou fiscal

– des documents d'information sur le but du voyage

Il est extrêmement compliqué et coûteux de se procurer de tels documents, entreprise qui ne réussit souvent que par soudoiement et en faisant jouer les relations familiales.

7. Gouvernement

7.1. Chef d'Etat

A la fin de la période transitoire en Ethiopie - elle a duré du 27.5.1991 au 21.8.1995 - le nouveau chef de l'Etat a pris ses fonctions; il s'agit de Negaso Gidada, ancien ministre de l'information du gouvernement provisoire. C'est la première fois qu'un Oromo chrétien devient président de l'Ethiopie.

7.2. Gouvernement national

Le Cabinet, fort de 17 membres, est dominé par l'Ethiopian People's Revolutionary Democratic Front (EPRDF) et ses groupements alliés.

Premier ministre: Meles Zenawi.

Vice-Premier ministre: Kassa Ylala.

Ministre de la défense (et vice-Premier ministre): Tamrat Layne.

Ministre des affaires extérieures: Seyoum Mesfin.

Ministre de la santé: Adem Ibrahim.

Ministre de l'énergie et des mines: Ezedin Ali.

Ministre du développement et
de la coopération économique:
Girma Biru.

Ministre de l'information et de la culture: Wolde Mikael Chamo.

Ministre de l'éducation: Genet Zewde.

Ministre de l'agriculture: Teketel Forsido.

Ministre de l'industrie et du commerce: Kasahun Ayele.

Ministre des finances: Sumayan Ahmed.

Ministre du travail et du développement urbain: Haile Selassie Asegide.

Ministre des transports et des communications: Abdul-Mejid Hussen.

Ministre du travail et des affaires sociales: Hasan Abdela.

Ministre des ressources hydrauliques: Shiferaw Jarso.

Ministre et chef des autorités fiscales: Desta Amare.

8. Parlement

Le Parlement est divisé en deux chambres, le « Council of People's Representatives » avec 548 représentants du peuple et le « Federal Council » avec 117 sièges. La chambre des parlementaires élus au suffrage universel direct - le « Council of People's Representatives » - est dominée par le parti au pouvoir, l'EPRDF, qui occupe 493 des 548 sièges.

9. Administration

En février 1992, les régions qui subdivisent le pays ont été redéfinies selon des critères ethniques; cette nouvelle répartition reflète à peu près les frontières linguistiques. Addis Abeba et Harrar forment deux régions urbaines.

Addis Abeba (région 14)
Afar (région 2)
Amhara (région 3)
Beni Shangul (région 6)
Gambella (région 12)
Gurage / Hadiya / Kembata (région 7)
Harrar (région 13)
Kaffa (région 11)
Omo (région 10)
Oromo (région 4)
Somali (région 5)
Sidama (région 8)
Tigré (région 1)
Welayata (région 9)

Les régions sont divisées en districts (Awraja), en arrondissements (Woreda, appelés jadis Keftegna) et ceux-ci, à leur tour, en « Urban Dweller's Associations » (Kebelle) dans les villes ou en « Peasant Associations » dans les campagnes.

10. Elections

Des élections parlementaires régionales et nationales ont eu lieu le 7 mai 1995. Dans les régions 2 (Afar), 5 (Somali) et 13 (Harrar), les élections ont dû être repoussées au 27 mai 1995 pour des raisons de sécurité. Les élections ont été boycottées par les partis d'opposition.

L'EPRDF au pouvoir sort majoritaire dans la plupart des régions; dans la région 3 (Amhara), la victoire revient à l'ANDM, partenaire amharique de la coalition, avec Tamrat Layne. L'EPRDF n'obtient pas la majorité uniquement dans la région 2 (Afar).

11. Droit et système judiciaire

11.1. Droit

Les lois éthiopiennes se trouvent actuellement dans une phase de remaniement. Après l'adoption, en décembre 1994, d'une nouvelle constitution, les parlements régionaux ont maintenant la possibilité de promulguer leurs propres lois. Jusqu'à présent, toutefois, le droit pénal national est le seul en vigueur sur l'ensemble du territoire.

La justice éthiopienne souffre d'un manque aigu de juristes formés. Les anciens juges de la dictature de Menghistu ont presque tous été licenciés, parce qu'ils étaient en général membres du parti unique « Workers' Party of Ethiopia » (WPE). La nouvelle génération de juristes est encore clairsemée, si bien que la justice est chroniquement surchargée.

11.2. Tribunaux ordinaires

Woreda Courts: Une « Woreda Court » comporte un seul juge et s'occupe exclusivement des procédures pénales de petite importance.

Awraja Courts: Une « Awraja Court » est composée de trois juges et dispose d'une chambre de procédure civile et d'une chambre de procédure pénale.

Central High Federal Supreme Tribunaux islamiques (Sharia): Outre les tribunaux ordinaires, il existe aussi des tribunaux islamiques pour les musulmans. Ils traitent essentiellement de cas relevant du droit de la famille. Les deux parties doivent donner leur accord pour porter leur différend devant un tribunal islamique.

11.3. Tribunaux extraordinaires

Actuellement, il n'existe pas de tribunaux d'exception en Ethiopie.

11.4. Tribunaux militaires

Le tribunal suprême à Addis Abeba comprend aussi une chambre de droit pénal militaire.

12. Organes de sécurité et forces armées

12.1. Armée

La totalité de l'armée de l'ancien régime de Menghistu a été dissoute. Les troupes de l'EPRDF (estimées à 120'000 hommes) doivent former la base d'une nouvelle 'armée nationale'. Jusqu'à présent, une telle armée n'est pas constituée et le service militaire obligatoire n'a pas encore été introduit.

12.2. Police et gendarmerie

La police est actuellement en voie de reconstitution avec l'aide étrangère. Nombre d'anciens soldats des troupes de l'EPRDF sont intégrés dans la nouvelle police.

12.3. Milices

Les troupes de l'EPRDF, en tant que milice gouvernementale, ont repris les tâches de l'armée et, en partie, celles de la police.

En outre, différents partis et mouvements disposent de milices privées, telles celle de « l'Oromo Liberation Front » (OLF), évaluée à 20'000 partisans armés. Quelques-uns des anciens soldats du régime de Menghistu ont conservé leurs armes et se sont groupés en bandes armées (Shiftas), qui assaillent les voyageurs dans des régions reculées.

12.4. Services secrets

S'il existait sous le régime de Menghistu un service secret bien structuré, organisé avec l'aide de l'ancienne RDA, on sait peu de choses sur l'activité de l'actuel service de renseignements. Probablement, les faits et gestes de l'opposition (voir chapitre « 15.2. Partis de l'opposition ») à l'étranger sont suivis avec un intérêt particulier.

13. Détention et exécution pénale

La nouvelle constitution interdit les arrestations arbitraires. Un suspect ne peut être retenu que pendant 24 heures; ensuite, soit il faut l'inculper, soit, dans la plupart des cas, la personne est libérée sous caution jusqu'à sa comparution devant le tribunal.

En cas de crimes de sang, tels que l'assassinat, une personne peut être détenue pendant quatre semaines sans inculpation, aux fins de l'enquête de police, et pendant deux autres semaines durant lesquelles le procureur général prépare l'acte d'accusation.

Régulièrement, ces dispositions ne sont pas respectées; dans les prisons des postes de police et des Kebelles, il est fréquent que des personnes non inculpées soient détenues provisoirement. Même si la durée de la détention provisoire est généralement courte, de nombreux suspects restent incarcérés pendant assez longtemps sans faire l'objet d'une mise en accusation.

Cette situation est essentiellement attribuée au manque aigu de personnel parmi les juges, les juges d'instruction, les procureurs et les avocats.

Sur plus de 1'300 fonctionnaires de l'ancien régime de Menghistu arrêtés en 1991, 45, depuis décembre 1994, comparaissent encore devant un tribunal connu sous le nom du « tribunal africain de Nuremberg ». Les chefs d'accusation contre les 45 prévenus et 20 autres personnes, jugées par contumace, sont les crimes contre l'humanité et le génocide.

14. Situation générale des droits de l'homme

Depuis l'avènement du gouvernement provisoire en mai 1991 et du nouveau gouvernement en août 1995, le respect des droits de l'homme a enregistré des progrès sensibles. Le gouvernement se prononce nettement en faveur des droits de l'homme et a déjà entrepris différentes démarches pour traduire son intention par des faits. La constitution éthiopienne garantit les droits de l'homme; en septembre 1993, l'Ethiopie a adhéré aux conventions y relatives de l'ONU et il existe, dans ce pays, une organisation des droits de l'homme, « l'Ethiopian Human Rights Council » (EHRCO), qui déploie ses activités sans que le gouvernement ne les entrave.

En dépit de ces efforts du gouvernement, il existe des témoignages dignes de foi attestant de violations des droits de l'homme, notamment arrestations arbitraires, détentions de longue durée sans inculpation, disparition de personnes, tortures, mises à mort illégales perpétrées par les forces de sécurité et entraves à la liberté de la presse et à la liberté de réunion. Différents observateurs s'accordent pour estimer que s'il ne s'agit, certes, pas de cas isolés, on ne peut pas davantage dire que les autorités commettent ou tolèrent des violations systématiques des droits de l'homme.

L'opposition politique peut s'exprimer librement, avec certaines restrictions. C'est une tradition éthiopienne de ne pas recourir exclusivement aux moyens non violents pour préserver les intérêts d'un groupe ou d'une ethnie. Dès lors, l'arrestation de membres d'un parti n'est pas nécessairement une persécution politique, mais peut constituer une réponse répressive à des délits. Toutefois, cette interprétation est controversée, car, à diverses reprises, les délits présumés n'auraient servi que de prétexte pour, en réalité, intimider ou mettre sous les verrous des militants indésirables.

Certes, la liberté d'opinion est garantie, mais limitée en même temps. La loi d'octobre 1992 sur la presse donne au gouvernement la possibilité d'exercer malgré tout une censure si « la sécurité de l'Etat est en danger », en cas de « diffusion d'informations fausses ou diffamatoires » et en cas « d' incitation à la rébellion armée ». Dans les faits, les arrestations et emprisonnements de journalistes sont légion.

15. Mouvements politiques

15.1. Partis gouvernementaux

– ANDM, Amhara National Democratic Movement. Fondée en 1981 sous le nom « d'Ethiopian People's Democratic Movement » (EPDM), avec pour but principal la lutte contre le régime de Menghistu. Cette organisation, issue du « Tigray People's Liberation Front » (TPLF), était initialement liée à l'EPRP par leur objectif commun, la chute de Menghistu. L'ANDM, parti légal, constitue l'aile amharique de l'EPRDF dominant aujourd'hui et occupe à travers le vice-Premier ministre et ministre de la défense, Tamrat Layne une place importante au gouvernement. A l'ANDM, on trouve aussi quelques chefs de l'EPRP et de l'EDU. A la suite de dissensions internes entre l'ANDM et l'EPRDF, il est arrivé que le comité exécutif de l'EPRDF exclue certains membres de l'ANDM. Ce mouvement est actif dans les régions montagneuses de Gondar, Gojjam et Wollo; il entretient des relations étroites avec le TPLF.

– EDORM, Ethiopian Democratic Officers' Revolutionary Movement. L'EDORM a été fondé en avril 1990 par d'anciens officiers de l'armée régulière qui s'étaient ralliés au TPLF - ils avaient été emprisonnés par ce dernier - et qui combattaient désormais le régime de Menghistu. Leur chef est le général Bereta Gomoraw.

– EPDM, Ethiopian People's Democratic Movement. è voir ANDM

– EPRDF, Ethiopian People's Revolutionary Democratic Front. Depuis janvier 1989, l'EPRDF est une union de quatre mouvements, le TPLF, l'OPDO, l'ANDM (anciennement EPDM) et l'EDORM. Meles Zenawi en est le leader. L'EPRDF occupe 32 des 87 sièges du « Parlement de transition ». Son programme, originairement marxiste, est devenu un mélange de communisme et d'éléments des systèmes démocratiques occidentaux.

– OPDO, Oromo People's Democratic Organization. L'OPDO est un parti proche de l'EPRDF et surtout actif dans la province du Shoa. Toutefois, les Oromo le rejettent en tant que « cheval de Troie » de l'EPRDF. Son secrétaire général est Mecho Yohannis Letta. En octobre 1992, on a appris l'arrestation par l'EPRDF de différents hommes politiques de l'OPDO en raison de leurs liens avec l'OLF.

– TPLF, Tigray People's Liberation Front. Le TPLF existe depuis 1975 et a fondé un parti politique en 1985, la « Marxist-Leninist Ligue of Tigre » (MLLT). Le TPLF est exclusivement actif dans la province du Tigré. Il publie un journal de parti, le « Yetigil Teri », et possède une station-radio, la « Voice of the Tigray Revolution ». Son président, Meles Zenawi, est également Premier ministre.

15.2. Partis d'opposition légaux

– AAPO, All Amhara People's Organization. Fondé après la prise du pouvoir par l'EPRDF en 1991, ce mouvement est composé exclusivement d'Amharas, notamment d'Amharas du Shoa (le Shoa est l'ancienne région aux alentours d'Addis Abeba). Son président est Asrat Woldeyes, actuellement incarcéré à l'issue d'un jugement pour « incitation à la rébellion armée ». L'AAPO est contre la régionalisation de l'Ethiopie et craint un démantèlement de l'ancien empire amharique. L'AAPO milite sans compromis pour l'unité de l'Ethiopie et rejette l'indépendance de l'Erythrée tout comme la politique de régionalisation.

– ALF, Afar Liberation Front. L'ALF a vu le jour en 1975 et a combattu aux côtés de l'ELF le régime de Menghistu. Le président de l'ALF, le Sultan Ahmed Ali Mirreh d'Awsa, est rentré d'exil en 1991. L'ALF aimerait obtenir l'autonomie pour les Afar, qui vivent dans trois Etats: l'Erythrée, Djibouti et l'Ethiopie. L'aile militante de l'ALF est l'auteur à diverses reprises d'actes de violence en Erythrée et à Djibouti.

– CAFPDE, Coalition of Alternative Forces for Peace and Democracy in Ethiopia. La CAFPDE a été fondée lors de la conférence d'Addis Abeba en décembre 1993 et réunit de manière souple la plupart des partis d'opposition. En font partie l'AAPO, la SEPDC, l'OLF et la COEDF. Le président de la CAFPDE est Beyene Petros.

– EDC, Ethiopian Democratic Coalition. L'EDC existe depuis septembre 1991; c'est un parti légal en Ethiopie. Cependant, la majorité de ses adeptes se trouve aux Etats-Unis, parmi les Ethiopiens en exil. L'EDC milite pour l'égalité de toutes les ethnies en Ethiopie et s'élève contre la domination d'un parti unique. Elle est dirigée par Meshesha Biru.

– EDU, Ethiopian Democratic Union. Fondée par Ras Seyun Mengesha (prince du Tigré), l'EDU a longtemps combattu le TPLF, mais a perdu sur le terrain militaire. L'EDU, membre fondateur de la COEDF, est aujourd'hui divisée en deux fractions. Tandis que les partisans de Ras Mengesha ont quitté la COEDF et sont revenus en Ethiopie en tant que parti légal, certains adhérents de l'EDU, demeurés en exil, appartiennent toujours à la COEDF (voir EDU au chapitre « Partis d'opposition illégaux »). L'aile légale de l'EDU est en activité dans le Tigré. Selon des rapports non confirmés, le TPLF entrave l'action de l'EDU dans cette province; ainsi, les membres de l'EDU y seraient exclus de la fonction publique.

– ENDO, Ethiopian National Democratic Organization. è voir EPDA (« Partis d'opposition illégaux »).

– IFLO, Islamic Front for the Liberation of Oromo. L'IFLO est né en 1986 par une modification du nom de l'aile Jaaraa de l'OLF. L'IFLO revendique, avec son leader le Sheikh Jaaraa, la fondation d'un Etat oromo islamique. L'IFLO est actif dans les environs de Harrar et combat depuis 1988 aux côtés de l'ex-chef d'Etat somalien Siyad Barré. C'est pourquoi, quelques partisans en fuite du régime Barré ont probablement trouvé refuge auprès de l'IFLO. Après juillet 1991, l'IFLO a d'abord été soutenu par l'EPRDF en tant qu'opposition de l'OLF; il a trois sièges au sein du Parlement de transition. Ce n'est que depuis 1991 que l'IFLO « a la cote », si bien qu'il est devenu entre-temps un danger pour l'EPRDF et pour son partenaire de coalition, l'OPDO.

– Mo-Anbessa (Lion victorieux). Mo-Anbessa est un parti légal, fondé en novembre 1991, après le changement de pouvoir. On y trouve les adeptes d'un royaume d'Ethiopie, dont beaucoup d'Amharas. Son président est le Dr Getachew Mekasha. Mo-Anbessa s'engage pour une monarchie dans une Ethiopie démocratique (un peu selon le modèle de la Grande-Bretagne) et souhaite que le trône revienne à Amha Sélassié premier, le fils de Haile Sélassié.

– OALF, Oromo Abo Liberation Front. Ce parti est né du « Somali Abo Liberation Front » (SALF), qu'avait soutenu Siyad Barré. L'OALF oeuvre à la reconnaissance des Oromo en Somalie. Il a été appuyé à l'origine par l'EPRDF; mais ce parti veut maintenant empêcher une trop grande autonomie du mouvement. Récemment, l'EPRDF a désarmé des milices locales de l'OALF.

Parmi les personnalités dirigeantes de l'OALF, on connaît Mohamed Sirage, Adem Ibrahim et Siraj Hajj Ishaq. L'OALF est un parti islamique légal. Au départ, l'OALF avait gagné du poids politique par d'adroites alliances (avec l'OPDO, l'UOPLF et l'IFLO), mais, en raison de différends avec l'EPRDF, avait provisoirement perdu son seul siège au Parlement, qu'il a néanmoins regagné en avril 1992.

– SEPDC, Southern Ethiopian People's Democratic Coalition. La SEPDC existe depuis mars 1992 et réunit sous la présidence de Beyene Petros des groupements ethnico-politiques; fondés sur l'initiative de l'EPRDF. Font partie de la SEPDC:

Gurage People's Democratic Front (GPDF),
Hadia National Democratic Organization (HNDO),
Kaffa People's Democratic Union (KPDU),
Omo People's Democratic Union (OPDU),
Sidamo Liberation Movement (SLM),
Wolleyta People's Democratic Organization (WPDO),
Yem People's Democratic Movement (YPDM).

La SEPDC, bien qu'elle entretient des liens étroits avec l'EPRDF, se montre critique vis-à-vis de ce dernier.

– WSLF, Western Somali Liberation Front. Fondé en 1975. Mogadiscio (Somalie) aimerait réunir la région de l'Ogaden avec la Somalie ou, du moins, obtenir une région « Ogaden » autonome en Ethiopie. Son secrétaire général est Abdi-Nasir Sheikh Abdullahi. Selon des sources non confirmées, le WSLF poursuivrait encore des activités militaires sporadiques dans la région de l'Ogaden. Il a surtout été soutenu par la Somalie, mais aussi par l'Egypte, l'Irak et le Pakistan.

15.3. Partis d'opposition illégaux

– COEDF, Coalition of Ethiopian Democratic Forces. Font partie de la COEDF les partis EPDA, Meisone, EPRP, TDM et des fractions de l'EDU. Celle-ci a quitté cette alliance et a pris part finalement à la conférence nationale de juillet 1991. Des personnalités dirigeantes connues de la COEDF sont Abera Yemane, Genenew Assefa et Guenet Girma.

– EDU, Ethiopian Democratic Union. (voir aussi EDU au chapitre « Partis d'opposition légaux »). L'EDU regroupe depuis 1976 les partisans de la monarchie et de l'empereur Haile Selassie. L'EDU était surtout active dans la région du Tigré, d'où elle a maintenant été refoulée par le TPLF.

– EPDA, Ethiopian People's Democratic Alliance. L'EPDA a été fondée en 1982 par l'aile conservatrice de l'EDU dans son exil américain. Par la suite, l'EPDA a été un membre important de la COEDF. Au moins une partie - celle dirigée par Kifle Wedajo - a quitté la COEDF et s'est fait enregistrer comme parti légal en Ethiopie sous le nom « d'Ethiopian National Democratic Organization » (ENDO) (voir ENDO sous « Partis d'opposition légaux »)

– EPRP, Ethiopian People's Revolutionary Party. Fondé en 1972, ce parti est issu essentiellement de la mouvance estudiantine des années 60 en dehors de l'Ethiopie. L'EPRP est un mouvement marxiste, composé surtout d'universitaires amhariques. Elle prône l'instauration d'un gouvernement populaire et a combattu le régime Menghistu dans les années 70 par des actes terroristes. L'EPRP s'est alliée avec l'EDU et doit avoir aussi lutté de concert avec le TPLF dans les années 80. L'EPRP est le principal groupement au sein de la COEDF. Resté illégal, il combat, aussi sur le plan militaire, le gouvernement actuel dans l'ancienne région de Gojjam (aujourd'hui région d'Amhara).

– Medhin, Ethiopian Medhin Democratic Party (EDMP). L'EDMP, connu sous l'abréviation 'Medhin', est un parti amharique dirigé par l'ancien ministre de l'éducation, Goshu Wolde. Illégal en Ethiopie, ce parti déploie son activité essentiellement en exil aux Etats-Unis. Il s'engage en faveur de l'unité du pays, ainsi que pour une représentation appropriée des Amharas au sein du gouvernement et ne reconnaît pas le droit de sécession aux différentes ethnies.

– Meisone, Mela Ethiopia Socialist Netanake (All Ethiopia Socialist Movement). Le Meisone, une organisation marxiste-léniniste amharique née d'un mouvement estudiantin, dominait le « Provisional Office of Mass Organization Affairs » (POMOA) et soutenait le régime Menghistu. Le mouvement Meisone a combattu l'EPRP, soutenu en cela notamment par le gouvernement, ce qui conduisit à la « Terreur Rouge » des années 1976 à 1978. Plus tard, il y eut rupture entre le Meisone et le régime Menghistu, si bien que le Meisone fut à son tour combattu. Le parti illégal Meisone est aujourd'hui membre de l'alliance d'opposition COEDF.

– NDU, National Democratic Union. La NDU, présidée par Tsegaye Abye, est contre une Ethiopie fédérative et a été interdite en novembre 1992, sous prétexte qu'elle préconiserait la rébellion armée.

– OLF, Oromo Liberation Front. L'OLF est surtout présent parmi les Oromo au sud et au sud-ouest. L'OLF a été entraîné par l'EPLF; en 1980, il a ouvert un bureau à Mogadiscio, pour pouvoir mieux collaborer avec le WSLF. Initialement, l'OLF était représenté au gouvernement, mais après les élections de juin 1992, il s'est retiré du Cabinet et du Parlement de transition. Depuis lors, ce parti est en conflit avec l'EPRDF. Les figures de proue de l'OLF sont Lencho Letta et Ibssa Gutema.

– ONLF, Ogaden National Liberation Front. L'ONLF, fondé en 1986, est favorable à la sécession de la région d'Ogaden d'avec l'Ethiopie. Il combat aussi par des moyens militaires contre la suprématie de l'EPRDF dans la région d'Ogaden (aujourd'hui région 5: Somalie).

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