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Somalie : information sur la situation des femmes qui vivent sans le soutien d'un homme

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 17 November 2011
Citation / Document Symbol SOM103869.EF
Related Document Somalia: The situation of women without male support
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Somalie : information sur la situation des femmes qui vivent sans le soutien d'un homme, 17 November 2011, SOM103869.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/4f0eb9792.html [accessed 18 December 2014]
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Situation

Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, l'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Somalie affirme qu'environ 70 p. 100 des ménages somaliens sont dirigés par une femme (Nations Unies 29 août 2011, paragr. 40). Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), dans les camps de personnes déplacées dans le sud de la Somalie, de 50 à 60 p. 100 des ménages sont dirigés par des femmes (ibid. 27 août 2011). La hausse du nombre de femmes à titre de principaux ou seuls soutiens de la famille est attribuée au fait que de nombreuses femmes ont perdu les hommes de leur famille en raison du conflit qui dure depuis longtemps en Somalie (Heinrich Böll Foundation 2008, 96; Nations Unies 10 janv. 2011; Reuters 15 janv. 2011; Human Rights Watch 19 avr. 2010, 31).

Plusieurs sources font également observer que le conflit a donné lieu à un effondrement des structures sociales traditionnelles qui, à son tour, a contribué à l'augmentation de la vulnérabilité des femmes à la violence (Heinrich Böll Foundation 2008, 94; Nations Unies 17 sept. 2009, paragr. 55; É.-U. 8 avr. 2011, 30). Par exemple, un rapport de recherche publié par la Fondation Heinrich-Böll, groupe de réflexion et réseau d'action international voué à la démocratie et aux droits de la personne (s.d.), fait valoir qu'en raison de l'effondrement de l'État et de la guerre civile, les femmes ne peuvent plus se fier sur la société pour les protéger contre la violence (2008, 94). En outre, l'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme affirme que dans de nombreuses régions, en raison de la destruction des [version française des Nations Unies] « structures claniques qui fonctionnaient précédemment », les femmes n'ont plus accès à une protection officielle ou traditionnelle contre la violence fondée sur le sexe (Nations Unies 17 sept. 2009, paragr. 55). De même, le Département d'État des États-Unis signale que l'affaiblissement de la protection par le clan dans la région de Galkacyo a rendu les femmes déplacées particulièrement vulnérables à la violence sexuelle et à la violence fondée sur le sexe, aux mains des hommes de la région qui agissent en toute impunité (8 avr. 2011, 30).

Activité économique

Traditionnellement, les Somaliennes travaillent comme vendeuses dans de petits commerces (Nations Unies 10 janv. 2011; ibid. 17 sept. 2009, paragr. 53; Human Rights Watch 19 avr. 2010, 30). Le Département d'État des États-Unis affirme que [traduction] « les femmes ne font pas l'objet de discrimination parce qu'elles possèdent ou gèrent des entreprises » (8 avr. 2011, 38). Toutefois, des sources soulignent que la capacité des femmes à gagner leur vie a été mise à rude épreuve par le conflit et la violence (Heinrich Böll Foundation 2008, 88; Nations Unies 10 janv. 2011; ibid. 17 sept. 2009, paragr. 48-49), y compris la violence fondée sur le sexe (ibid. 23 mars 2010, paragr. 21; Save Somali Women and Children 2011). L'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme affirme qu'en raison de leurs responsabilités économiques, la présence des femmes sur le marché du travail a augmenté et elle les expose à des [version française des Nations Unies] « situations de vulnérabilité » (Nations Unies 23 mars 2010). Selon un article publié par les Réseaux régionaux d'information intégrés des Nations Unies, à Mogadiscio, les femmes forcées de diversifier leurs activités économiques afin de gagner leur vie travaillent souvent dans les parties les plus dangereuses de la ville où leur vie est menacée par les bombardements et les combats (ibid. 10 janv. 2011). L'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme a également signalé en 2009 que des entreprises gérées par des femmes ont été ciblées et pillées par du personnel en uniforme du gouvernement fédéral de transition (Transitional Federal Government) (ibid. 17 sept. 2009, paragr. 53). Toutefois, parmi les autres sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucun renseignement allant en ce sens.

La capacité des femmes à gagner leur vie a également été restreinte dans les régions contrôlées par le groupe militant islamique Al-Shabaab (Reuters 15 janv. 2011; Human Rights Watch 2011; ibid. 19 avr. 2010, 27), ce qui représenterait [traduction] « la majeure partie » du sud et du centre de la Somalie (BBC 17 oct. 2011; Nations Unies 9 août 2011). Al-Shabaab considère que la présence des femmes dans la population active est contraire à l'islam (É.-U. 8 avr. 2011, 38; Human Rights Watch 14 août 2011, 34). Reuters signale qu'en janvier 2011, dans la ville portuaire de Kismayo, on a interdit aux femmes de faire du troc avec les équipages des navires - source principale de revenus pour bon nombre d'entre elles -, de vendre quoi que ce soit et de travailler dans un bureau (15 janv. 2011). Human Rights Watch affirme que, afin de limiter les contacts entre les hommes et les femmes, Al-Shabaab a interdit aux femmes d'exercer des activités commerciales dans de nombreuses régions du pays (2011); toutefois, Human Rights Watch a aussi découvert que, dans certaines régions, ces interdictions sont utilisées comme moyen pour soutirer des pots-de-vin aux femmes qui doivent travailler (14 août 2011, 34-35). Human Rights Watch a également documenté plusieurs cas où Al-Shabaab a ordonné que des femmes soient emprisonnées ou battues, ou les deux, pour avoir vendu du thé, et souligne que les femmes ne sont pas exemptées des peines, qu'elles soient handicapées, vieilles, enceintes ou la seule source de revenus pour leur famille (19 avr. 2010, 31).

Mariage forcé

Des sources affirment que le mariage forcé demeure une pratique courante en Somalie (Heinrich Böll Foundation 2008, 93; Somali Report 28 mai 2011). Selon un article publié par Somali Report , [traduction] « site Internet privé non partisan qui engage […] des journalistes somaliens en Somalie » (s.d.), des parents forcent leurs filles à se marier pour tenter d'améliorer la qualité de vie de celles-ci ou pour se décharger du [traduction] « fardeau de s'occuper d'une jeune fille durant son adolescence » (28 mai 2011). L'article souligne que les jeunes filles n'ont pas la capacité de contester les décisions prises par leurs parents, y compris concernant le mariage (Somali Report 28 mai 2011). De plus, selon la Heinrich Böll Foundation, dans le système clanique somalien, les chefs de clan de sexe masculin ont le pouvoir de prendre des décisions concernant le mariage des femmes du clan et ils peuvent négocier des échanges de mariées avec d'autres clans lors de réconciliations, de divorces et de décès (2008, 92). Des mariages forcés ont également lieu entre les victimes de viol et leurs agresseurs, car les clans considèrent que le viol et les autres formes de violence sexuelle et de violence fondée sur le sexe sont des différends civils qui peuvent se résoudre au moyen d'une compensation négociée, y compris par le paiement du [version française] « prix du sang » (Nations Unies 17 sept. 2009, paragr. 56) ou par un mariage forcé (ibid.; Nations Unies 29 août 2011, paragr. 41).

Dans les régions sous le contrôle d'Al-Shabaab, des femmes et des filles auraient été forcées d'épouser des combattants d'Al-Shabaab (AI 1er nov. 2011, 3; BBC 7 oct. 2010; É.-U. 2011, 396; Somali Report 28 mai 2011; Nations Unies 11 août 2011). Les auteurs du rapport Trafficking in Persons Report 2011 publié par les États-Unis affirment qu'Al-Shabaab enlève des jeunes filles pour en faire des épouses pour ses dirigeants, ainsi que des esclaves sexuelles, et pour qu'elles assurent un soutien logistique et recueillent des renseignements (2011, 396). Le journal kényan Daily Nation signale que le président de la Somalie, cheikh Sharif Sheikh Ahmed, a accusé Al-Shabaab de marier les épouses de fonctionnaires, car pour Al-Shabaab, les employés du gouvernement servent l'ennemi de l'islam (20 janv. 2011). Le Suna Times, [traduction] « entreprise médiatique privée » de Mogadiscio (s.d.), affirme que selon Al-Shabaab, les épouses d'hommes considérés comme des ennemis et qui ont fui la Somalie doivent être mariées de force à des combattants étrangers d'Al-Shabaab (24 oct. 2010).

Pour avoir refusé d'épouser des membres d'Al-Shabaab, des femmes auraient été accusées d'être non musulmanes (BBC 7 oct. 2010), menacées de mort (ibid.; Somali Report 28 mai 2011) et, dans certains cas, tuées (BBC 7 oct. 2010; The New York Times 12 juill. 2011; Suna Times 24 oct. 2010). Selon des témoignages recueillis par la BBC, des femmes ont été décapitées et leurs têtes ont été envoyées à leurs pères parce qu'elles ont refusé d'épouser des membres d'Al-Shabaab (BBC 7 oct. 2010). Le Suna Times affirme que jusqu'à 13 femmes et 10 hommes ont été exécutés dans le sud de la Somalie entre février 2009 et juillet 2010 pour avoir refusé d'épouser des combattants d'Al-Shabaab ou pour avoir refusé de consentir à ces mariages (24 oct. 2010).

Lois sur l'adultère

L'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme souligne que la charia, qui notamment punit l'adultère par lapidation, est appliquée [version française des Nations Unies] « de manière extrême » dans les régions qui ne sont pas contrôlées par le gouvernement fédéral de transition (17 sept. 2009, paragr. 52). Des médias affirment que, selon l'interprétation de la charia par Al-Shabaab, toute personne qui a déjà été mariée et qui a une liaison peut être reconnue coupable d'adultère (BBC 18 nov. 2009; Daily Nation 18 nov. 2009). En 2008, une jeune fille de 13 ans a été lapidée pour adultère par des membres d'Al-Shabaab (BBC 18 nov. 2009) après avoir été violée par une bande et avoir signalé l'incident (Daily Nation 20 janv. 2011). En 2009, une femme divorcée accusée d'adultère a été lapidée par Al-Shabaab devant une foule pendant que son partenaire célibataire recevait 100 coups de fouet (BBC 18 nov. 2009; Daily Nation 18 nov. 2009).

Services de soutien aux femmes

Selon Amnesty International (AI), des groupes armés ont fermé certaines organisations de défense des droits des femmes en 2009 et en 2010 au motif que l'islam interdit aux femmes de travailler (AI 1er nov. 2011, 5).

Toutefois, des sources soulignent que l'effondrement de l'État et la guerre civile ont favorisé la croissance de nombreuses organisations communautaires de femmes (Heinrich Böll Foundation 2008, 98; Nations Unies août 2008, 22). La Coalition des organisations communautaires de femmes (Coalition for Grassroots Women Organizations - COGWO) est un réseau de 30 organisations de femmes travaillant dans divers secteurs, y compris l'éducation, l'aide humanitaire, la consolidation de la paix, l'agriculture et la santé (COGWO s.d., 2). La COGWO fournit également du soutien psychologique aux victimes de conflits et aux femmes souffrant des effets d'un accouchement précoce ou de la mutilation génitale féminine; l'organisation traitait en moyenne 80 cas par jour à Mogadiscio en septembre 2010 (Nations Unies 29 sept. 2010). De plus, la COGWO documente les violations des droits de la personne qui ont lieu à Mogadiscio et dans le centre-sud de la Somalie (COGWO s.d., 2). Le New York Times signalait en juillet 2011 qu'une nouvelle organisation, Sister Somalia, a été créée pour fournir des services aux femmes victimes de violence fondée sur le sexe, y compris du counselling, des services médicaux et des trousses de démarrage d'entreprises; l'organisation a également lancé la première ligne d'aide aux victimes de violence sexuelle à Mogadiscio (12 juill. 2011).

Dans un article publié en juin 2011 dans The Guardian, Maryan Qasim, ancienne ministre somalienne de la Condition féminine et des Affaires familiales (The Guardian s.d.), a affirmé qu'un centre pour femmes a récemment été ouvert à Mogadiscio en vue de fournir aux femmes des services de développement des compétences (17 juin 2011).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

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Autres sources consultées

Sites Internet, y compris : Al Jazeera; allAfrica.com; Alshahid; European Country of Origin Information Network; Freedom House; IREX; Nations Unies — Base de données du secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les femmes, Bureau de la coordination des affaires humanitaires, Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Programme des Nations Unies pour le développement, Refworld; United Press International; Women Against Shariah; Women's UN Report Program & Network; World News.

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