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Pakistan : Les conséquences des inondations de 2010 et de 2011 sur la mobilité, la reconstruction, le logement et les abris, l'emploi et l'accès à la nourriture

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Publication Date 1 December 2011
Citation / Document Symbol PAK103865.EF
Related Document Pakistan: The impact of the 2010 and 2011 floods, including on mobility, reconstruction, housing and shelter, employment and access to food
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Pakistan : Les conséquences des inondations de 2010 et de 2011 sur la mobilité, la reconstruction, le logement et les abris, l'emploi et l'accès à la nourriture, 1 December 2011, PAK103865.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/5072cb562.html [accessed 29 August 2014]
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Inondations de 2010

En 2010, de fortes pluies de mousson ont fait déborder le fleuve Indus, au Pakistan, causant de graves inondations (The Huffington Post 13 sept. 2011; Nations Unies 28 juill. 2011, 17), qui ont affecté jusqu'à 18 à 20 millions de personnes (ibid.; Oxfam 26 juill. 2011a, 4; The Huffington Post 13 sept. 2011), inondant un cinquième de la masse terrestre du pays (ibid.; Nations Unies 28 juill. 2011, 17). Selon un document des Nations Unies sur les inondations au Pakistan, en juillet, 78 des 141 districts du Pakistan avaient été touchés par les inondations alors que

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les crues ont détruit les ponts, les routes, submergé les marchés, rasé les édifices publics, détruit les stations hydrauliques, ainsi que les 2,4 millions d'hectares de terres agraires. Plus de 1,6 millions d'habitations, au-delà de 430 installations médicales, et environ 10 000 écoles furent endommagées ou détruites (ibid., 17, 19).

Les provinces les plus touchées par les inondations sont, dans l'ordre, le Sindh, le Punjab, le Khyber Pakhtunkhwa, et le Balouchistan (ibid., 20). Les inondations ont également affecté [traduction] « des centaines de milliers de personnes » au Azad Jammu et Cachemire et au Gilgit Baltistan (ibid.). Bien que le nord du Pakistan, le Khyber Pakhtunkhwa, et le Balouchistan aient connu des inondations plus [traduction] « violentes » que des provinces comme le Sindh, « où le terrain est plat », le Sindh s'est avérée « la région la plus touchée au pays à cause de l'étendue des ravages et des besoins de secours urgents persistants pour les victimes » (ibid., 19-20).

Certaines sources indiquent que les inondations ont causé la mort d'environ 2 000 personnes (Reuters 12 sept. 2011; ICRC 26 juill. 2011; APP 19 sept. 2011; Oxfam 26 juill. 2011a, 4). Oxfam rapporte que 2 964 personnes ont subi des blessures (26 juill. 2011a, 4). Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Pakistan rapporte également qu'à la fin de juillet 2011, 14 millions de personnes étaient toujours en attente d'aide humanitaire (29 juill. 2011).

Mobilité

Les Nations Unies rapportent que, malgré la décrue des eaux à la fin de 2010, [traduction] « de larges bandes de terre au Sindh et au Balouchistan se trouvaient encore de trois à quatre pieds sous le niveau des eaux de crue » (Nations Unies 28 juill. 2011, 29). Les Nations Unies ont également indiqué qu'à cause de [traduction] « [l']immense » destruction de l'infrastructure causée par les inondations, la population s'est trouvée confrontée à « de graves défis », comme l'incapacité des agriculteurs à transporter leurs produits aux marchés, le manque d'accès aux endroits devant être reconstruits, et l'impossibilité de « se déplacer librement à cause de la pollution à ciel ouvert provenant des systèmes d'évacuation des eaux et des égouts endommagés » (ibid., 30).

Toujours en juillet 2011, Oxfam rapportait que les agences d'aide humanitaire éprouvaient des difficultés à accéder à certaines « communautés éloignées ou difficiles à joindre » comme le district de Dera Ismail Khan au Khyber Pahtunkhwa (26 juill. 2011a, 12). En janvier 2011, seulement 24 000 des 84 000 foyers du district avaient reçu de l'aide (Oxfam 26 juill. 2011a, 12). Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) rapporte qu'en date du 28 février 2011, des dommages importants au niveau de l'infrastructure (plus de 700 kilomètres de routes et 141 ponts avaient été emportés par la crue dans les régions septentrionales), ainsi que des problèmes au niveau de la sécurité dans certaines régions du Khyber Pakhtunkhwa, ont rendu la province difficile d'accès (Nations Unies 17 mars 2011). Des problèmes similaires ont rendu le Balouchistan difficile d'accès (Oxfam 26 juill. 2011a, 12) ainsi que le Punjab (Nations Unies mars 2011).

Reconstruction

Le 5 novembre 2010, la Commission nationale de la gestion des catastrophes (National Disaster Management Authority) inaugurait le programme du relèvement précoce en collaboration avec les Nations Unies et d'autres organismes de soutien (Pakistan 23 fév. 2011, 1). En juillet 2011, le PNUD rapportait que, grâce au programme du relèvement précoce, 3 097 projets d'infrastructure communautaire avaient été achevés (juill. 2011). Ces projets comprennent [des] « canaux d'irrigation, des sentiers pédestres, des buses, des puits tubés et des pompes manuelles, du revêtement routier, [et] des voies de liaison » (Nations Unies juill. 2011).

Le rapport d'Oxfam de juillet 2011 signale que la [traduction] « situation au niveau de la reconstruction générale » est « incertaine », et les projets des gouvernements fédéral et provinciaux en vue de réapprovisionner les budgets prévus pour la reconstruction n'ont pas été annoncés (Oxfam 26 juill. 2011a, 9). Refugees International, de retour au pays en juillet 2011, rapporte que, bien que les mesures d'intervention d'urgence soient [traduction] « largement efficaces », les programmes ayant pour but d'aider les victimes des inondations à se relever « ont été lents à démarrer, sont mal coordonnés et ne disposent pas de fonds suffisants » (31 août 2011). Oxfam a également signalé que [traduction] « [p]lusieurs facteurs qui ont contribué à retarder les tentatives de redressement et de reconstruction prévalent encore, tels une insuffisance au niveau du système de gestion des désastres et des carences au niveau de la coordination et du leadership pour ce qui est des secours d'urgence » (Oxfam 26 juill. 2011a, 9, 1). De plus, [traduction] « l'infrastructure de protection contre les inondations, comme les digues, les murs de protection, et les cours d'eau » qui ont été détruits lors des inondations sont encore endommagés (ibid., 4).

Oxfam rapporte également que les provinces ont contourné les autorités provinciales de gestion des catastrophes et ont mis sur pied leurs propres organismes de reconstruction : la Cellule spéciale de reconstruction du Punjab, le Comité directeur du Sindh, la Cellule des inondations du Balouchistan, et la Commission provinciale de réhabilitation et de reconstruction au Khyber Pakhtunkhwa (ibid. 26 juill. 2011a, 9).

Le Punjab a fait état de la construction de 89 [traduction] « villages modèles » alors que le Sindh prévoit la construction de 1 000 villages de 200 habitations chacun d'ici la fin de 2011 (ibid.). Cependant, Oxfam fait valoir que les provinces [traduction] « ayant largement pris l'initiative en matière de reconstruction », on court le « risque de se heurter à des divergences au niveau des normes et de l'allocation des ressources » (ibid.). Par exemple, Oxfam rapporte que les gouvernements étrangers reçoivent l'ordre de construire des maisons avec [traduction] « un minimum de coordination, de normalisation ou de considération des principes [de réduction des risques de catastrophe] » (ibid.). Refugees International déclare que

[traduction]

l'incapacité des gouvernements provinciaux, des agences des Nations Unies, des ONG et des organismes donateurs à s'engager, dès le début de l'intervention, à poursuivre une politique détaillée, réaliste, et rentable sur le logement, a eu pour conséquence des interventions contre-indiquées en matière de logement, du dédoublement à certains endroits, et des écarts importants dans d'autres (31 août 2011).

Projet d'indemnisation

Le gouvernement pakistanais s'est engagé à indemniser les foyers affectés par les inondations par l'entremise du système de [traduction] « cartes Watan » (Pakistan 23 fév. 2011, 8; Oxfam 26 juill. 2011a, 10) qui distribue de l'argent dans les guichets automatiques (ibid., 29). En février 2011, le gouvernement déclarait avoir transféré 20 000 roupies pakistanais (PKR) [20 000 PKR = 239,1 dollars canadiens (CAD) (XE 23 nov. 2011a)] par foyer à chacun des 1,5 millions de foyers détenteurs d'une carte watan (Pakistan 23 fév. 2011, 1). Cependant, selon Oxfam, on a fait état [traduction] « de multiples allégations de corruption, de discrimination, et de difficultés d'ac[cès au système], spécialement pour les femmes » (26 juill. 2011a, 10). L'organisme d'aide rapporte que la mise en place du système est [traduction] « lente » et que la population n'avait pas été suffisamment informée pour pouvoir comprendre comment fonctionne le système (Oxfam 26 juill. 2011a, 10). En juin 2011, un seul versement de 20 000 PKR par foyer avait été distribué (ibid.).

Logement et abris

Des sources rapportent que les inondations ont laissé 11 millions de personnes sans abri (Reuters 12 sept. 2011; ICRC 26 juill. 2011), et endommagé ou détruit 1,6 millions d'habitations (Oxfam 26 juill. 2011a, 4; Nations Unies 28 juill. 2011, 19; Banque mondiale et Banque asiatique de développement nov. 2010, 20). Les Nations Unies signalent qu'à la fin de 2010, il y avait 50 camps au Sindh où habitaient environ 102 000 personnes, 15 camps [traduction] « de fortune » au Khyber Pakhtunkhwa abritant 12 000 personnes, et 44 camps au Balouchistan logeant 24 000 personnes (28 juill. 2011, 29). Le Centre de surveillance des déplacements internes (Internal Displacement Monitoring Centre) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (Norwegian Refugee Council) rapportaient qu'en mai 2011, [traduction] « 38 000 personnes se trouvaient dans 30 camps au Sindh » (juin 2011, 6). En juillet 2011, les camps [traduction] « officiels » n'existaient plus, mais « quelques [camps] non officiels » existaient encore, habités par des personnes qui déclaraient ne pas pouvoir rentrer chez elles à cause de conflits au sujet de leurs terres (Nations Unies 28 juill. 2011, 29).

Oxfam rapporte que, bien que la [traduction] « grande majorité » des personnes déplacées à cause des inondations soient retournées dans leur communauté en juillet 2011, plusieurs autres n'avaient pu le faire, pour différentes raisons, notamment « leurs moyens de subsistance, des dettes, et des inquiétudes quant à leur protection » (26 juill. 2011a, 10). Oxfam signale également que des milliers de personnes n'étaient pas retournés dans leur village mais se trouvaient dans des [traduction] « pseudo-camps » en région urbaine, sans avoir accès à quelque aide que ce soit (26 juill. 2011a, 4). Les Nations Unies signalent que certaines personnes vivaient sous la tente à proximité de leur maison durant leur reconstruction (28 juill. 2011, 29-30). Refugees International indique que bien qu'un

[traduction]

nombre relativement limité de personnes soient toujours déplacées (environ 300 à 400 familles squattent près des camps qui étaient réservés aux familles en manque de nourriture et sont maintenant fermés), [cela] vient en grande partie de la politique radicale du gouvernement de fermer le reste des camps et d'interdire toute autre distribution d'aide (31 août 2011).

Les Nations Unies signalent qu'à la fin de mars 2011, les tentatives de planification pour le redressement avaient géré 43 p. 100 des habitations détruites; 200 agences avaient achevé la construction de 25 975 des 63 705 logements de transition, et 14 575 des 173 664 logements d'une pièce (28 juill. 2011, 49). En mai 2011, un plan d'action du PNUD pour le redressement démontre que bien que les efforts d'aide avaient pu fournir 351 980 maisons ou logements, les besoins à ce chapitre se chiffraient à 827 380 maisons (4 mai 2011, 8).

Emploi

Des sources rapportent que les inondations ont causé la perte de plus de 5 millions d'emplois (ILO 7 sept. 2010; Oxfam 26 juill. 2011a, 4). Oxfam ajoute qu'il n'y a que

[traduction] « peu d'emplois disponibles » pour les victimes des inondations (ibid.). Selon les Nations Unies, [traduction] « [l]es inondations ont ravagé l'agriculture, le gagne-pain principal de la plupart des personnes affectées par les inondations. Environ 2,4 millions d'hectares de terres agraires […] ont été endommagés ou perdus » (28 juill. 2011, 21).

Les Nations Unies rapportent également que plus de 50 p. 100 des personnes travaillant dans un domaine autre que l'agriculture avaient déclaré que [traduction] « leur entreprise ou leur emploi avait été "totalement affecté" par les inondations » (28 juill. 2011, 21). Les inondations [traduction] « ont détruit les magasins, les taxis, les camions, les bureaux et les marchés » (Nations Unies 28 juill. 2011, 51). Selon des résultats récents,

60 p. 100 des foyers qui ont été affectés par la catastrophe déclarent ne plus vraiment avoir de moyen de subsistance depuis les inondations, et 53 p. 100 des foyers rapportent une baisse de leurs revenus de 76 à 100 p. 100 (ibid.).

Secours offerts en matière d'emploi

À la fin de janvier 2011, le PNUD déclarait avoir distribué plus de 7 000 sacs de semence et d'engrais aux agriculteurs affectés par les inondations au Punjab (31 jan. 2011). Le comité international de la Croix-Rouge rapporte avoir donné de la machinerie, des semences, des outils et de l'engrais à 600 000 agriculteurs à travers le Pakistan, pour leur permettre d'avoir à nouveau un revenu (26 juill. 2011). En juillet 2011, le PNUD rapportait avoir donné du bétail et d'autre équipement à 26 973 agriculteurs pour leur permettre d'avoir un revenu (juill. 2011).

En janvier 2011, le PNUD a payé [traduction] « des dizaines de milliers d'agriculteurs » dans le sud du Punjab pour qu'ils participent à un projet de réparation routière afin de rétablir la liaison entre les marchés et les villages (31 janv. 2011). Le projet a été mené dans 15 villages de la région de Layyah, a aidé environ 35 000 personnes, pour un salaire de six dollars américains par jour, pour une semaine de cinq jours à réparer 14 routes de marché (Nations Unies 28 janv. 2011). Plus de 1 000 femmes dans le sud du Punjab ont également participé à un projet du PNUD qui consistait à dégager les décombres dans les villes (ibid. 31 janv. 2011). Elles ont reçu 176 dollars américains pour 50 jours de travail, et [traduction] « plusieurs ont utilisé cet argent comme fonds de démarrage de petites entreprises » (ibid.). En juillet 2011, le PNUD rapportait que grâce à ses interventions de relève précoces, [traduction] « les programmes de rémunération du travail en espèces avaient profité directement à plus de 170 000 personnes »; ces programmes embauchent des personnes pour remettre en état et réhabiliter leurs communautés (ibid. juill. 2011).

Les Nations Unies indiquent également que l'Organisation internationale du travail et le ministère du Travail et de la Main-d'oeuvre contribuent au soutien [traduction] « du recouvrement des sources de revenu non agricoles » par l'entremise de

la formation professionnelle, l'emploi à court terme, le remplacement des outils ou des biens professionnels, le soutien aux micro-entreprises, le soutien à la micro-finance en matière de restructuration ou de remboursement de prêt, et de l'aide pour trouver de nouveaux débouchés de travail (28 juill. 2011, 51).

Le PNUD a également fourni des fonds de démarrage et de la formation à 6 130 entrepreneurs locaux (juill. 2011).

Accès à la nourriture

Les Nations Unies rapportent qu'à la fin de 2010, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait effectué une première distribution à 8,7 millions de personnes dans 62 districts à travers le Khyber Pakhtunkhwa, le Punjab, le Sindh, le Balouchistan, l'Azad Jammu et le Cachemire, et le Gilgit Baltistan (28 juill. 2011, 43). Cependant, des sources rapportent qu'un million de victimes des inondations attendent toujours de recevoir de la nourriture (Refugees International 31 août 2011; Oxfam 26 juill. 2011a, 1). Au Sindh, 72 p. 100 de la population souffre d'un [traduction] « grave manque de nourriture », déclare Oxfam (27 sept. 2011). Une enquête menée par le PAM a indiqué que les districts touchés par l'inondation dans le Sindh comprenaient [traduction] « le plus grand nombre de personnes en manque de nourriture, soit plus de 2,4 millions de personnes »; le Punjab de son côté en compterait 1,8 millions, le Khyber Pakhtunkhwa 1,2 millions, et le Balouchistan 300 000 (Nations Unies 28 juill. 2011, 44). Environ 3,6 millions de personnes victimes des inondations sont [traduction] « considérées comme les plus vulnérables » parce qu'elles sont incapables de se relever sans aide (ibid.).

Le PAM attribue [traduction] « la baisse sensible de la sécurité alimentaire » à un certain nombre de facteurs, tels l'incertitude économique, la hausse du chômage et les prix alimentaires élevés (s.d.). Oxfam souligne qu'étant donné que presque les deux tiers de la population dépensent la majorité de leur revenu pour acheter de la nourriture, la population est [traduction] « à risque non seulement vis-à-vis de la montée des prix, mais également dans le cas d'une autre inondation ou d'un tremblement de terre » (26 juill. 2011a, 11).

Inondations de 2011

Des sources indiquent que les provinces suivantes ont été touchées par les inondations de 2011 :

  • le Sindh (Oxfam 27 sept. 2011; The Guardian 12 sept. 2011; Huffington Post 18 sept. 2011; Anglican Communion 21 sept. 2011; Nations Unies 13 oct. 2011);
  • le Balouchistan (The Guardian 12 sept. 2011; Huffington Post 18 sept. 2011; Anglican Communion 21 sept. 2011; Nations Unies 13 oct. 2011; Oxfam 27 sept. 2011);
  • le Punjab (Oxfam 26 juill. 2011b; Anglican Communion 21 sept. 2011); et
  • le Khyber Pakhtunkhwa (Oxfam 26 juill. 2011b; The Guardian 12 sept. 2011).

Selon l'Associated Press of Pakistan (APP), les 12 districts les [traduction] « plus touchés » au Sindh sont Jamshoro, Mirpur Khas, Thatta, Tharparkar, Shaheed Benazirabad, Ghotki, Naushehro Feroze, Khairpur, Dadu, Tando Muhammad Khan, Tando Allah Yar, et Sanghar (13 sept. 2011). Le président de la Société du Croissant-Rouge du Pakistan a énuméré les districts les plus touchés au Sindh : Badin, Mirpurkhas, Khaipur, Shaheed Benazirabad, et Dadu (APP 20 sept. 2011).

Un article publié par l'APP à la mi-septembre rapporte que le gouvernement estimait que les inondations avaient affecté 5,3 millions de personnes (APP 13 sept. 2011). Oxfam rapporte qu'à la fin de septembre, les inondations avaient affecté plus de 8,8 millions de personnes au Sindh et 14 000 au Balouchistan (27 sept. 2011).

Oxfam indique que les inondations ont causé des dommages à 6,8 millions d'acres de terres (27 sept. 2011), et détruit 1,59 millions d'acres de récoltes (14 sept. 2011). Les Réseaux d'information régionaux intégrés (IRIN) des Nations Unies estiment que 1,5 millions d'habitations ont été endommagées et 3 millions d'acres de récolte détruits (13 oct. 2011). Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, plus de 6 millions d'acres de terres et 1,45 millions d'habitations ont été affectés par les inondations au Sindh, et au Balouchistan, 26 138 habitations ont été endommagées ou détruites (Nations Unies 27 oct. 2011, 1). La Commission nationale de la gestion des catastrophes (National Disaster Management Authority) rapporte que les inondations ont causé la mort de près de 300 personnes et que les crues au Sindh ont endommagé 7,9 acres (3,2 millions d'hectares) de terres, ont complètement détruit 539 899 habitations, et que 848 412 habitations ont été partiellement détruites (APP 19 sept. 2011).

À la mi-septembre 2011, l'APP rapportait que la commission provinciale de gestion des catastrophes du Sindh estimait que 279 300 personnes vivent sur des [traduction] « terrains de secours et [dans] des colonies temporaires » (13 sept. 2011). Le président de la Société du Croissant-Rouge du Pakistan a indiqué que plus de 140 000 personnes vivent dans des camps de secours provisoires (APP 20 sept. 2011). Le service IRIN des Nations Unies rapporte qu'au Sindh, 850 000 personnes vivent dans des logements temporaires (13 oct. 2011). Vers la fin du mois d'octobre, l'Unité de soutien à l'établissement provisoire des Nations Unies (UN Temporary Settlement Support Unit) signalait qu'environ 123 302 familles vivent toujours dans 2 600 colonies (Nations Unies 27 oct. 2011, 2). Au Sindh, 1 000 écoles servent d'abris provisoires aux victimes; néanmoins, 76 p. 100 des foyers touchés par les inondations au Balouchistan et au Sindh n'ont pas encore reçu d'assistance-logement (Nations Unies 27 oct. 2011, 2).

Les Nations Unies rapportent que trois millions de personnes au Sindh et au Balouchistan ont un besoin [traduction] « immédiat » de nourriture et que plus de cinq millions « ont un urgent besoin d'assistance agraire pour reprendre la production alimentaire et leurs activités à but lucratif » (27 oct. 2011, 2). Le 27 octobre, 12 553 familles de 5 districts du Sindh avaient reçu de l'assistance agraire (ibid., 3).

Des cartes montrant les régions qui ont été inondées au Pakistan sont disponibles sur le site Web de l'Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UN Institute for Training and Research - UNITAR).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

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Autres sources consultées

Sources orales : Les tentatives faites pour joindre des représentants de la Société du Croissant-Rouge au Pakistan et Oxfam ont été infructueuses.

Site Internet, y compris : 111 Breaking News; Pakistan Times; British Broadcasting Corporation; Daily Dawn; Daily Larkana Times; Daily Times; Dawn.com; European Country of Origin Information Network; Factiva; Khyber Pakhtunkhwa Provincial Disaster Management Authority; Herald; Humanitarian Response Pakistan; Humanitarian Early Warning Service; Islamic Relief Pakistan; Islamic Relief United Kingdom; Logistics Cluster; The Nation; Nations Unies — UN International Children's Emergency Fund, Reliefweb; Pakistan — ministère de la Défense, ministère de l'Intérieur, National Disaster Management Authority; Official News; Pakistan Today; Sify News; Trust.org; United Kingdom Department for International Development; United States Agency for International Development.

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