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Égypte : information indiquant ce qui arrive lorsqu'une jeune femme d'une famille musulmane traditionnelle tombe enceinte d'un jeune homme qui n'est pas accepté de la famille; possibilité d'avorter comme solution; situation de l'enfant né hors mariage

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa
Publication Date 28 February 2007
Citation / Document Symbol EGY102340.F
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Égypte : information indiquant ce qui arrive lorsqu'une jeune femme d'une famille musulmane traditionnelle tombe enceinte d'un jeune homme qui n'est pas accepté de la famille; possibilité d'avorter comme solution; situation de l'enfant né hors mariage, 28 February 2007, EGY102340.F, available at: http://www.refworld.org/docid/469cda501e.html [accessed 1 October 2014]
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L'information qui suit a été fournie lors d'un entretien téléphonique le 22 janvier 2007 par la directrice du Centre égyptien pour les droits des femmes (Egyptian Center for Women's Rights – ECWR), une organisation non-gouvernementale (ONG) qui tente de combattre la discrimination contre les femmes et d'améliorer le statut juridique et politique de la femme (s.d.). Lorsqu'une jeune femme d'une famille musulmane traditionnelle tombe enceinte, les conséquences varient selon la région. Par exemple, dans le Sud de l'Égypte, les gens sont plus conservateurs et une telle situation serait considérée comme extrêmement problématique : la famille pourrait même aller jusqu'à tuer la jeune fille et le père de l'enfant à venir.

Au Nord de l'Égypte, par exemple au Caire, les conséquences pourraient varier selon la situation : les parents de la jeune fille pourraient demander au jeune homme d'épouser leur fille et, s'il refusait, on procéderait à l'avortement. Cependant, la directrice de l'ECWR a expliqué que, si la grossesse est trop avancée pour procéder à un avortement, il y a deux options : l'enfant peut être enregistré à la naissance sous le nom de famille de la jeune fille et être ainsi élevé comme frère ou sour de la jeune fille, ou la famille peut aller devant un tribunal pour prouver la paternité de l'enfant. Si le jeune homme refusait de participer au test de paternité, le tribunal le reconnaîtrait ipso facto comme père de l'enfant. La directrice a expliqué que la solution pourrait varier en fonction de la famille et de ses valeurs relativement aux relations hors mariage.

L'information qui suit a été fournie lors d'un entretien téléphonique le 30 janvier 2007 par une professeure adjointe à l'Université de Guelph, dont les champs d'intérêt incluent les femmes et les politiques en Égypte. La professeure a expliqué que les conséquences d'une grossesse hors mariage peuvent varier selon la classe sociale de la famille, le code d'honneur de la [traduction] « tribu », la localisation géographique et les valeurs de la famille en question. La professeure a signalé que, dans le cas le plus extrême, la jeune femme et son enfant pouvaient être tués par sa famille. Dans d'autres cas, les membres de la famille pourraient exiger le mariage de leur fille avec le jeune homme, même si la famille ne l'accepte pas.

La professeure a indiqué que l'avortement n'était pas envisageable dans certaines familles musulmanes. Cependant, les familles musulmanes où le code de l'honneur est très fort pourraient imposer un avortement clandestin pour garder la grossesse secrète. La famille pourrait aussi choisir d'isoler leur fille pendant les neufs mois de la grossesse au terme de laquelle l'enfant lui serait enlevé.

Selon la professeure, la naissance d'un enfant hors mariage serait considérée comme une honte par la famille et la communauté. Ainsi, la mère pourrait chercher à éviter cette situation pour elle et son enfant en ayant recours, par exemple, à l'avortement, au mariage, à l'adoption ou en se sauvant avec le jeune homme. La professeure a précisé que le choix de la mère pouvait varier en fonction de sa situation et de sa classe sociale.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Egyptian Center for Human Rights (ECWR). 22 janvier 2007. Entretien téléphonique avec la directrice.
_____ . S.d. « About us ». [Date de consultation : 22 janvier 2007]

Professeure adjointe à l'Université de Guelph. 30 janvier 2007. Entretien téléphonique.

Autres sources consultées

Sources orales : L'Université Concordia, le Conseil national des femmes (National Council for Women), le Mouvement international des femmes pour la paix Suzanne Mubarak (Suzanne Mubarak Women's International Peace Movement), Oxfam Novib, le Programme des Nations Unies pour le développement en Égypte, le Réseau arabe pour les ONG (Arab Network for NGOs), l'Association nationale pour les droits de la personne et le développement (National Association for Human Rights and Development), l'Institut Cynthia Nelson pour les études sur le genre et la condition féminine (Cynthia Nelson Institute for Gender and Women's Studies) et le Centre de recherche sociale de l'Université américaine au Caire (Social Research Center de l'American University in Cairo), l'Alliance pour les femmes arabes (Alliance for Arab Women), l'Association pour la solidarité des femmes (Association for Women Solidarity), l'Organisation égyptienne pour les droits de la personne (l'Egyptian Organization for Human Rights) et l'Association défense et promotion des droits des femmes n'ont pas fourni de renseignements dans les délais prescrits.

Sites Internet, y compris : Arab Network for NGOs; Family Health International (FHI); National Council for Women; Oxfam; Programme des Nations Unies pour le développement en Égypte; Social Fund for Development; The Suzanne Mubarak Women's International Peace Movement; Women's Learning Partnership for Rights, Development, and Peace.

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