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Liban : information sur la fréquence des mariages forcés chez les chrétiens à Beyrouth et dans des villes de moindre importance; attitudes de la société envers une femme qui refuse un tel mariage; conséquences pour une femme qui refuse un tel mariage et protection offerte contre de telles conséquences (janvier 2004-juin 2005)

Publisher Canada: Immigration and Refugee Board of Canada
Author Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Ottawa
Publication Date 17 June 2005
Citation / Document Symbol LBN100237.EF
Reference 7
Cite as Canada: Immigration and Refugee Board of Canada, Liban : information sur la fréquence des mariages forcés chez les chrétiens à Beyrouth et dans des villes de moindre importance; attitudes de la société envers une femme qui refuse un tel mariage; conséquences pour une femme qui refuse un tel mariage et protection offerte contre de telles conséquences (janvier 2004-juin 2005), 17 June 2005, LBN100237.EF, available at: http://www.refworld.org/docid/440ed71a2f.html [accessed 29 November 2014]
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Peu d'information sur les mariages forcés chez les chrétiens du Liban a été trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Les renseignements suivants ont été fournis dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches par un professeur de science politique de l'université américaine de Beyrouth (American University of Beirut), spécialiste en méthodologie de recherche en sciences sociales (Prominent Lebanese 2003) :

[traduction]

1 – Le mariage forcé chez les chrétiens de Beyrouth, au Liban, est sans précédent.

2 – Les mariages forcés chez les chrétiens de plus petites villes du Liban sont extrêmement rares.

3 – Les attitudes de la société libanaise n'encouragent pas le mariage forcé. Je dirais même que la société n'est pas favorable à l'idée du mariage forcé.

4 – Il n'y a absolument aucune conséquence [pour les femmes qui refusent un mariage arrangé ou forcé]. En passant, les mariages arrangés, qui existent encore au Liban, nécessitent un consentement mutuel et ne sont habituellement pas imposés aux femmes.

5 – Il n'y a pas de protection offerte puisque les mariages forcés ne sont pas un problème au Liban (professeur de science politique 12 juin 2005).

De façon semblable, le président du Conseil arabo-australien (Australian Arabic Council), Roland Jabbour, aurait déclaré dans un journal australien que [traduction] « la plupart des cas de mariage forcé [au Liban] concernent des musulmans et l'époux vient généralement d'un village rural » (Herald Sun 28 févr. 2005). Le président a également ajouté que [traduction] « [c]ertaines familles [qui pratiquent le mariage forcé] sont liées par les coutumes et les traditions, mais cette pratique ne reflète pas l'ensemble de la communauté libanaise » (ibid.).

D'après le directeur de l'Institut d'études féminines dans le monde arabe (Institute of Women's Studies in the Arab World) de l'université américaine libanaise à Beyrouth (Lebanese American University), [traduction] « aucune information fiable » sur les mariages forcés chez les chrétiens [traduction] « n'est disponible au Liban » (10 juin 2005).

Aucune autre information sur les mariages forcés parmi les chrétiens n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Herald Sun [Melbourne]. 28 février 2005. John Masanauskas. « Forced to Wed at 14 ». (Site Internet de Bad Thinking) [Date de consultation : 16 juin 2005]

Institute for Women's Studies in the Arab World, Lebanese American University. 10 juin 2005. Communication écrite envoyée par le directeur.

Professeur de science politique, American University of Beirut. 12 juin 2005. Communication écrite.

Prominent Lebanese. 2003. « A.U.B. Professor Hilal Khashan, PSPA ». [Date de consultation : 16 juin 2005]

Autres sources consultées

Le Lebanese Council to Resist Violence Against Women (LCRVAW) n'a pas répondu à une demande d'information.

Un professeur adjoint d'anthropologie de l'université d'État de Californie n'a pas répondu à une demande d'information dans les délais prescrits.

Professeur agrégé de sociologie, université d'État de l'Oregon.

Un professeur de sociologie de l'American University of Beirut n'a pas répondu à une demande d'information.

Les tentatives faites pour joindre la Commission nationale des femmes libanaises ont été infructueuses.

Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), BBC, Country Reports on Human Rights Practices for 2004, Division de la promotion de la femme des Nations Unies, European Country of Origin Information Network (ECOI), Freedom in the World 2004, Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), International Religious Freedom Report 2004, Réseaux d'information régionaux intégrés (IRIN), World News Connection (WNC).

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